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Obama : le début de la fin ? |
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Milliere Guy - mercredi 03 novembre 2010
obama, bush
Lorsque j’écrivais ici que la présidence Obama serait désastreuse, j’étais très seul.
Quand ces lignes paraîtront, il y aura deux ans exactement que Barack Obama aura été élu à la présidence des États-Unis, au terme d’un processus qui confinait à l’idolâtrie. J’attendais que la réalité se fasse jour. Je savais que ce moment viendrait. Nous y sommes.
Nombre de commentateurs ne savent pas exactement comment se donner les moyens de l’analyse. Peuvent-ils dire qu’Obama était trop intelligent pour l’Amérique ? Non, pas vraiment : les échecs sont trop flagrants.
Il leur reste à utiliser les tea parties comme un épouvantail et à tenter de faire peur. Ils décrivent donc celles-ci comme un ramassis d’abrutis incultes. J’ai même entendu un journaliste français réputé intelligent dire : « Il ne faut pas oublier qu’ils ont élu et réélu George W. Bush. » Le registre sera donc, sans doute : Obama a été décevant, mais le peuple américain est plus décevant encore.
Ce que nul, ou presque, ne dira en France, c’est qu’en élisant Obama, nombre d’Américains ont élu quelqu’un qui s’était dissimulé derrière une image fabriquée par des publicitaires, avec la complicité de la plupart des grands médias.
Au bout de quelques mois, beaucoup ont commencé à comprendre qui était vraiment Obama et ont commencé à réagir.
Les tea parties sont nées de cette réaction et constituent un phénomène sans précédent dans l’histoire américaine : une révolte née de gens du peuple se dressant pour défendre les valeurs fondamentales du pays. Les tea parties ont pris par surprise les démocrates, qui s’attendaient à faire avaler de force au peuple américain une transformation radicale du pays sans susciter de réactions, mais aussi les républicains qui semblaient avoir du mal à se relever de leur défaite.
De ces faits a résulté un mouvement révolutionnaire qui vient de connaître sa première étape et au sein duquel on pense déjà à l’étape ultérieure.
Les tea parties sont imprégnées d’idées, de propositions d’une profusion et d’une richesse que les caricatures qu’on présente en France empêchent de comprendre.
Elles sont porteuses d’un esprit que, dans le contexte français, on appellerait « libéral » : défense de l’initiative individuelle, des libertés, d’une séparation aussi stricte que possible entre la politique et l’économie de marché.
Elles sont porteuses aussi d’un conservatisme sans équivalent en France : il s’agit de conserver les principes énoncés dans la Constitution et le Bill of Rights, dans l’esprit des pères fondateurs, dans les textes de Jefferson, Hamilton, Lincoln plus tard, Reagan au XXe siècle.
Il s’agit de réaffirmer les droits naturels, la différence entre le bien et le mal, le rapport à la transcendance et aux principes judéo-chrétiens. Il s’agit de dire non à toute forme de socialisme et de collectivisme.
Les tea parties ne sont pas du tout étrangères à l’esprit du parti républicain : elles répudient l’aile réaliste, cynique, étatiste de celui-ci, mais incarnent une autre aile, dans laquelle les néo-conservateurs peuvent tout à fait trouver leur place. Elles ne briseront pas le parti républicain, mais lui donneront un souffle nouveau. Elles sont, en revanche, étrangères à ce qu’est devenu le parti démocrate et hostiles à ce qu’incarne Obama.
Je ne peux savoir, en écrivant ces lignes, ce que sera le vote du 2 novembre. Mais ce qui est clair, c’est qu’une étape sera franchie. Obama ne sera plus tout-puissant. Il ne pourra plus faire voter aucune loi. Des lois qu’il a fait voter ne seront pas appliquées et seront probablement démantelées.
Obama sera un « lame duck », un canard boiteux. S’il ne s’adapte pas, façon Bill Clinton, il ne fera qu’un seul mandat et finira comme Carter. Rien n’indique pour l’heure qu’il se conduira façon Bill Clinton.
Redonner un élan à l’économie américaine est envisageable : les grandes entreprises ont d’énormes réserves de liquidité qu’elles injecteront dès que l’horizon s’éclaircira.
Redonner leur place dans le monde aux États-Unis prendra plus de temps, mais cela se fera aussi. Dès qu’il y aura un Président digne de ce nom à la Maison Blanche.
Le début de la fin pour Obama ? Vraisemblablement. Était-ce prévisible ? Je pense que oui. Je savais que ce moment viendrait…
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Blocages
On estime que les grèves et les blocages de ces dernières semaines ont déjà coûté plus de 4 milliards d’euros !
Chiffres significatis
Soin > En moyenne, chaque habitant du territoire français a dépensé 2 724 euros en soins de santé au cours de l’année 2009.
Médecins > La France compte 48 000 médecins généralistes en exercice.
Cambriolage > En moyenne, le préjudice subi par les Français qui se font cambrioler est de l’ordre de 6 500 euros.
Partis > La France compte 296 partis politiques.
Population > On estime que la France comptera 73,6 millions d’habitants en 2060 et que les femmes y auront une espérance de vie de 91,1 ans et les hommes de 86 ans.
Croix-Rouge > En 2009, la Croix-Rouge française a annoncé un déficit de 843 000 euros, pour un total de recettes de 940,4 millions d’euros.
Associations > En moyenne, les associations françaises sont financées à 48,7 % par la vente de produits et de services ; à 34,3 % par l’État (subventions ou déductions fiscales), à 12 % par les cotisations d’adhérents et à 5 % par les dons, les legs et le mécénat. Lors du débat sur les « niches fiscales », beaucoup ont accusé les déductions fiscales de coûter cher à l’État. En réalité, elles devraient représenter en 2010 960 millions d’euros pour les particuliers et 340 millions pour les entreprises (1,3 milliard au total). Alors que la part de l’État dans le financement des associations (les 34,3 % évoqués plus haut) est estimée à quelque 20 milliards d’euros ! Et si on supprimait les subventions plutôt ? |
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