Lambert Christian - mardi 18 mai 2010
La grave crise financière que connaît la Grèce fait office de révélateur car elle concerne non seulement le cas de la Grèce, mais celui des 27 nations qui composent l’Union européenne. Il faut savoir en effet que la différence entre la situation de la Grèce au bord de l’effondrement et celle de la France d’autre part, est de degré et non de nature.
Autrement dit, la situation de la Grèce aujourd’hui pourrait être celle de la France demain, l’état financier, politique et social des deux pays ayant beaucoup de points communs.
Voici des années que, pour ma part, j’écris, notamment dans ce journal, cette vérité aussi simple que fondamentale que dépenser plus que ce que l’on possède conduit tôt ou tard à la catastrophe. En Europe, nous y sommes, hormis quelques rares pays sérieux. Les sophistications les plus savantes, grâce à l’informatique qui produit de l’argent virtuel, ne peuvent indéfiniment cacher la réalité qui finit toujours par s’imposer. On ne peut pas distribuer sans arrêt l’argent que l’on n’a pas.
Cette situation, ce sont depuis des décennies nos politiciens qui l’ont créée, du premier d’entre eux à l’Élysée jusqu’à la mairie de nombreuses localités où l’on a pratiqué la démagogie en dépensant à tout va dans le but de se faire des électeurs.
Près de la moitié des prélèvements obligatoires en France est redistribuée à des habitants de ce pays qui, souvent d’origine étrangère, vivent aux crochets de ceux qui travaillent et c’est à eux, les travailleurs épargnants, les entrepreneurs durs à la peine parfois 18 heures sur 24, que l’État enlève la moitié de ce qu’ils gagnent par an. Tout le monde le sait bien.
L’immigration et la délinquance (50 000 véhicules incendiés sur la voie publique chaque année), c’est 115 milliards par an. Les subventions aux associations amies par l’État et les collectivités locales, c’est plusieurs milliards d’euros par an. Qu’on lise « Le livre noir des gaspillages de l’argent public » par « Contribuables Associés » où l’on apprend par exemple que « l’effort financier de l’État en faveur des associations » consiste à verser 10 677 634 euros au ministère de l’Immigration en plus de son budget, que 700 000 euros ont été versés à quatre associations fictives des quartiers nord de Marseille, dont l’un des responsables Benyoub Same est « soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine d’associations fictives et très généreusement financées » selon le journal « La Provence ». Des cas que l’on peut multiplier comme les allocations aux 40 000 foyers polygames qui vivent en France où la polygamie est pourtant interdite par la loi !
Les fraudes à la sécurité sociale, c’est 800 millions d’euros par an, chiffre officiel sans doute minoré. Les fausses cartes Vitale se compteraient par centaines de milliers. En 2008, 600 000 euros ont été détournés de la caisse primaire d’assurance-maladie de Paris, via l’aide médicale de l’État, les bénéficiaires étant des diplomates mauritaniens et sénégalais jouissant de l’immunité diplomatique. Que l’on ne s’étonne donc pas que la dette sociale s’élève à 85 milliards d’euros dans un pays dit « développé » où une femme parvient à déclarer 17 fois la naissance de quintuplés sans qu’on s’en aperçoive ! Coût : 200 000 euros.
Les syndicats, eux aussi, sont très largement subventionnés par l’État et les collectivités locales puisque les cotisations des adhérents ne constituent que 15 à 57 % de leurs budgets. On note encore que 2,36 millions d’euros ont été aimablement remis par l’État en 2007 aux seuls syndicats de la fonction publique et beaucoup plus aux autres, ou que la région Nord-Pas de Calais a versé à elle seule 850 000 euros aux syndicats, cette région s’étant fait représenter au 48e congrès de la CGT également subventionnée à cette occasion.
L’aide au développement, en priorité en faveur de la Françafrique, c’est l’aide au développement de la corruption. Il faudrait y mettre fin immédiatement et utiliser ces fonds au profit de notre tiers-monde français en France où 8 millions de personnes survivent au-dessous du seuil de pauvreté dans un pays qui compte 500 000 clandestins, 5 millions de chômeurs et 3 millions d’illettrés. Il faudrait éviter aussi de rayer d’un trait de plume la dette de pays tropicaux, parfois riches de leur pétrole, simplement pour faire plaisir au potentat local. Supprimer la dette d’un pays étranger, c’est augmenter la dette du contribuable que notre démocratie dévoyée ne consulte jamais dans ces circonstances. Il faut enfin supprimer l’ISF, un frein à la croissance, et aussi le bouclier fiscal à la condition de ne pas prélever 99 % de ce que gagne un entrepreneur devenu riche par son travail et son intelligence (ce qui n’est ni un délit, ni une maladie honteuse) et d’abandonner cette ruineuse fixation du « nivellement par le bas ».
Tous ces errements ont finalement abouti à un bilan désastreux. Si la France était gouvernée avec sérieux, compétence et honnêteté, des dizaines de milliards d’euros pourraient être épargnés chaque année, c’est-à-dire que l’on finirait par supprimer les déficits et que l’on pourrait penser sérieusement à rembourser la dette.
L’avenir, si rien n’est fait, si on se limite à se gargariser de discours et d’effets d’annonce sans lendemain, ce sera le désordre généralisé, y compris des assassinats comme ces trois malheureux Grecs brûlés vifs dans une banque incendiée à Athènes par des émeutiers, ce qui donne l’occasion de souligner que le Parti communiste français et le secrétaire général de la CGT se sont déclarés solidaires de ces émeutiers, la CGT ayant même envoyé une délégation à Athènes pour les soutenir. C’est ce qu’on pourrait appeler une « complicité de crime commis en bande organisée »…
Voilà ce qui attend la France et son État-providence de gaspillage et de gabegie, si rien de sérieux n’est fait. Pour commencer, il serait peut-être bon que l’on dégage l’horizon en posant par référendum la question suivante au peuple français : « Voulez-vous continuer à soutenir la racaille, à pratiquer la préférence étrangère, à dépenser les deniers publics pour le bon plaisir de gouvernants et de certains élus, ou bien voulez-vous que l’ordre et la sécurité soient rétablis par des moyens appropriés, que les honnêtes gens ne soient plus menacés par l’insécurité, écrasés d’impôts et ruinés ? »
La conclusion, je l’emprunterai à Yvan Rioufol, un journaliste courageux – il y en a encore – qui écrit dans le « Figaro » du 7 mai : « Cette construction fictive, la zone euro, laisse apparaître les faillites des États-providence… Les remèdes de cheval imposés à la Grèce surendettée font comprendre que la France ne résoudra pas ses énormes déficits… C’est tout le système qui doit être repensé. »
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