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Oslo: bis repetita…


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Milliere Guy - mercredi 25 mai 2005


On se réjouit en France à l’idée qu’Israël va se retirer de la bande de Gaza. On dit que c’est un geste en direction de la paix au Proche-Orient. Les pires ennemis d’Ariel Sharon, ceux qui, voici un ou deux ans, le traitaient de nazi ou de boucher se disent soudain qu’après tout, celui qu’ils détestaient est peut-être fréquentable et capable de gestes « positifs ». Certains hommes de bonne volonté se prennent à rêver...
J’entends être prudent, dire que je puis me tromper. J’entends critiquer aussi peu que possible le gouvernement israélien : je sais quelle haine et quelle malveillance envers Israël règnent en ce pays. Et je n’entends pas jeter la moindre goutte d’huile sur le feu.
Il n’empêche : j’ai la sensation désagréable et dérangeante d’assister, une décennie plus tard, à une répétition des illusions d’Oslo. Les médias « palestiniens » continuent à diffuser d’identiques messages de fanatisme et d’appel au meurtre. Les terroristes   monstrueux du Hamas et du Djihad islamique n’ont pas été désarmés. Au mieux, Mahmoud Abbas est impuissant; au pire, il est complice, et il semble, en tous cas, que la différence qui le sépare d’Arafat est essentiellement la façon de porter le keffieh. Laisser un territoire aux « Palestiniens », en ces conditions, c’est à mes yeux, faire une concession unilatérale, pratiquer l’apaisement, donner à l’ennemi la possibilité de songer que le meurtre paie…
Si la bande de Gaza, sans juifs et sans Israéliens, devient l’embryon d’un État stable et paisible, je me tairai humblement. Si céder la bande de Gaza, sans juifs et sans Israéliens parmi ses habitants, se révèle une façon de placer les dirigeants palestiniens face à leurs responsabilités, et de leur dire : « Ou vous créez un État stable et paisible, ou nous agissons », je me tairai aussi. Si céder la bande de Gaza permet de créer un divorce de fait entre les deux populations, sans dommages ultérieurs, je me tairai encore.
Je crains néanmoins que les choses ne se passent pas de cette façon. Et je crains que le retrait israélien de Gaza ne soit présenté dans le monde arabe et chez les « Palestiniens » comme une « victoire » renforçant la popularité des plus violents djihadistes. Je crains que le territoire de Gaza ne devienne la base arrière depuis laquelle seront organisés des actes terroristes plus abominables encore que ceux qui ont pu survenir en Israël au cours de ces dernières années.
Un homme que je respecte profondément, et depuis longtemps, a démissionné voici peu du gouvernement israélien : Nathan Sharansky, ancien dissident soviétique. Nathan Sharansky est en faveur de la création d’un État palestinien : comme George Bush, à la condition stricte et absolue que cet État soit démocratique, prêt à vivre en paix, et respectueux des libertés fondamentales. Il ne voit aucune avancée, dans ces directions, du côté des dirigeants « palestiniens » et donc aucune raison de faire la moindre concession. J’aurais, jusqu’à preuve du contraire, tendance à me situer du côté de Sharansky et de la doctrine Bush.
Les populations palestiniennes ont besoin de droit, de démocratie, de désintoxication mentale et pas de concessions à leurs dirigeants actuels. Elles ont besoin d’un changement de régime. Le gouvernement israélien devrait insister sur cette nécessité et sur l’illégitimité de l’Autorité palestinienne avant d’envisager quoi que ce soit d’autre.  Le rôle du gouvernement israélien n’est pas de pratiquer l’épuration ethnique et de rendre un territoire judenrein, vide de juifs. Rien ne doit être cédé aux racistes. Or, les dirigeants palestiniens sont racistes, comme on l’était en Europe au temps du Troisième Reich.  Les racistes façon Troisième Reich doivent être traités aujourd’hui comme ils l’ont été à la fin du Troisième Reich et le rôle de Sharon serait, au moins, de le dire.  La bande de Gaza et la Cisjordanie ont besoin d’une remise en ordre, pas de concessions. Les pionniers israéliens installés à Gaza méritent le respect, pas l’opprobre et l’éviction. Si les dirigeants « palestiniens » n’étaient pas racistes, ce qu’ils ont accompli apparaîtrait comme une bénédiction féconde que les Arabes pourraient partager si le reste du monde – à l’exception des États-Unis – ne semblait penser que les Arabes palestiniens sont juste bons à croupir dans la misère et à tuer des juifs…

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CHIRAC
«Il y a autour de Chirac un air de monarchie absolue à côté duquel on a parfois l’impression que Louis XIV était un débutant!» Luc Ferry, ancien Ministre

SIC

LAÏCITÉ «La laïcité signifie qu’il n’y a pas de religion d’État ; elle ne signifie pas un athéisme d’État…»
Cardinal Jean-Louis Tauran, archiviste du Vatican

JOURNALISME «Le journalisme est parmi les moins exactes des sciences inexactes. On court après la Vérité pour n’attraper qu’une petite vérité parmi d’autres, et encore, les bons jours !»
Franz-Olivier Giesbert

IMMIGRATION «Il y a une grande variété de populations nord-africaines qui viennent chez nous et ne veulent pas se mélanger, acceptant tout ce qui leur permet de vivre, mais sans accepter la forme de vie et la langue françaises.»
Jacques Peyrat, sénateur-maire UMP de Nice

CRISE «C’est irresponsable de faire une campagne au trouillomètre. Une victoire du non provoquerait une vraie crise politique mais pas une crise institutionnelle, ni une crise économique…»
Alain Madelin

RÉFÉRENDUM «Ne donnez pas un coup de pied à votre gouvernement sur les fesses de l’Europe !»
Josep Borrel, président du Parlement européen

INFORMATION «Des gens comme moi, perdus dans ces débats sur l’Europe, il y en a des milliers. Nous voterons dans l’ignorance. Je sais que je tiens là un discours de beauf… La faute au manque d’information !»
Mano Solo, chanteur

DROITE «C’est vrai qu’en écoutant Chirac, certains peuvent se demander s’il est un leader de centre droit.»
Jose Luis Zapatero, Premier ministre espagnol




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