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Oui, la concurrence est bonne


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Courrier - mardi 06 octobre 2009

services-publics
L’article de Francis Choisel dans le n° 710 m’a profondément surpris. Je ne m’attendais pas à la remise en cause de la saine concurrence dans notre journal.

D’où vient le problème chez France Télécom ? Les salariés ayant plus de quinze ans d’ancienneté ont commencé leur activité dans les PTT. Sigle signifiant pour le grand public, à l’époque, Petit Travail Tranquille. Il est bien évident que la transition avec le privé est rude. Si les employés de la grande maison ont des états d’âme un stage de quelques semaines comme caissière de supermarché ou monteur à la chaîne chez Renault leur ferait trouver leur sort moins pénible.
Je n’ai pas envisagé le cas extrême du remplacement de l’artisan plombier ou boulanger ; ce serait inhumain !

Si j’ai bien compris, Francis Choisel préconise la nationalisation de SFR et Bouygues pour la téléphonie. Il cite le service des eaux en exemple de service public sous monopole exercé par des entreprises privées sous contrat. Il est évident qu’il n’a pas regardé de près ce qui ce passe dans la distribution de l’eau, le service privé à l’abri de la concurrence a tout de suite adopté le comportement du public. Le client est un usager sans aucun intérêt, prisonnier du monopole.

Ce que je trouve choquant dans la défense du service public, c’est le fait que service public implique gabegie financière. Si vous voulez un service public qui ait l’approbation de tous les Français, coupez le cordon ombilical qui transfère l’argent des contribuables à ces fameux services. Il n’y a aucune raison que le contribuable de Lozère participe au financement de la RATP.

Oui, le service public doit dans tous les cas être soumis à la concurrence. Les seuls qui doivent en être exemptés sont la Justice, l’armée, la diplomatie, la police et les pompiers. À preuve, les élèves quittent quand ils le peuvent l’école publique pour le privé et une opération chirurgicale dans le privé coûte entre deux et trois fois moins cher qu’à l’hôpital. À quand la privatisation totale de tous les services publics ?


Jean Claude Lambert

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