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PS : un programme économique suicidaire |
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Trémeau Bernard - mercredi 28 janvier 2009
economie-francaise, inflation, socialisme, parti-socialiste
Actuellement les socialistes s’agitent beaucoup, pour montrer qu’ils existent. Ils vont même jusqu’à chanter la Marseillaise pour le prouver. Ce n’est plus l’Internationale…
Madame Martine Aubry, la dame des 35 heures payées comme 39, propose par ailleurs un plan de relance merveilleux. En voici les différents points.
– 500 euros immédiatement donnés à environ 10 millions de personnes. Donc relance étatique par la demande sans financement.
– Augmenter le SMIC de 3 %. On oblige ainsi les entreprises à augmenter le salaire de plusieurs millions de Français. On réduit leur compétitivité, tout en augmentant la demande.
– Baisser la TVA de 1 %. On offre ainsi théoriquement à 60 millions de Français une augmentation de 1 % de leur pouvoir d’achat, tout en faisant baisser les prix de 1 %. C’est merveilleux.
Pourquoi alors seulement 1 %, mais pas 4 ou 5 % ? Pour plusieurs raisons pratiques. 1 % de TVA en moins, c’est 7 milliards de rentrées fiscales en moins. Le déficit de l’État augmentera automatiquement ou il faudra trouver d’autres impôts pour compenser la perte… Surtout, la TVA est pratiquement le seul impôt français qui touche les produits importés. Sa diminution augmente automatiquement le déficit de la balance commerciale. L’expérience anglaise actuelle semble le confirmer.
Rappelons combien l’annonce de la TVA sociale par Nicolas Sarkozy en 2007, entre les élections présidentielles et les élections législatives, avait été catastrophique. Elle avait immédiatement été critiquée par le Parti socialiste sur le thème : on diminue les impôts des riches pour augmenter les impôts des pauvres. Elle aurait donné 50 députés socialistes en plus…
– Revaloriser les allocations logement de 10 %. Cette mesure n’est qu’une relance par la demande. Le prix des loyers va monter.
– Construire 300 000 logements sociaux. Depuis 50 ans, toute une série de lois favorisent les locataires (pauvres Français) aux dépens des propriétaires (vilains capitalistes). Les gouvernements français ont ainsi organisé une pénurie de logement. Or, ce qui est rare est cher. Donc il faut construire des logements sociaux. Des grandes barres d’HLM, qu’on est obligé de dynamiter 30 ans plus tard, voient le jour.
Il faut impérativement sortir de cette « absurde logique » et ne plus dépenser l’argent de l’État pour construire des logements sociaux. Mais il faut le dépenser pour aider les Français à acheter leur logement.
– Réduire les impôts des entreprises qui ne distribuent pas leurs bénéfices aux « vilains actionnaires », mais qui investissent. Une telle mesure éloignera immédiatement de la France les capitalistes qui cherchent à investir. Or, les capitalistes étrangers fuient déjà de plus en plus la France. Tandis que les entreprises françaises investissent de plus en plus à l’étranger pour des raisons fiscales. Cette mesure en apparence favorable aux entreprises va aggraver leur mal.
– Maintenir les emplois à leur niveau dans les hôpitaux, l’Éducation nationale ou la SNCF. L’État employeur n’a pas à chercher à être compétitif. Un hôpital sans client doit-il conserver tous ses employés ? Une école de village sans enfant doit-elle rester ouverte ? Le fret SNCF doit-il conserver tous ses salariés, alors que ses clients le fuient pour utiliser le transport par camion ?
Un programme économique inflationiste
La relance proposée par Madame Martine Aubry est essentiellement une relance par la demande. Elle a un immense avantage. Ceux à qui l’on accorde plus de revenus pour relancer l’économie sont immédiatement très heureux : ils croient gagner plus. Et ils gagnent effectivement plus pendant quelques semaines.
Mais, rapidement, l’inflation survient en France, alors qu’elle est inférieure en Allemagne. Les entreprises françaises, pour rester compétitives, freinent alors durement les augmentations de salaires ou licencient. De son côté, la banque centrale européenne s’oppose à cette inflation. Elle augmente ses taux, donc réduit notre pouvoir d’achat. Le programme socialiste est économiquement suicidaire. Mais il est électoralement très payant.
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Budget
Le déficit de l’État pour 2008 s’est finalement élevé à 56,2 milliards d’euros, soit 14,5 milliards de plus que ce que prévoyait le budget initial !
Chiffres significatifs
Musique > Le marché de la musique enregistrée diminue constamment en France. Alors qu’il était de 1,1 milliard d’euros en 2003, il n’était plus que de 600 millions en 2008. En revanche, la part du numérique ne cesse d’y augmenter : les ventes numériques ne représentaient que 0,6 million d’euros en 2003 contre 70 millions en 2008…
Asile > On estime à 140 000 le nombre de personnes qui bénéficient de l’asile politique en France.
Emploi > Pour la première fois depuis 2004, l’emploi a reculé en France au cours du deuxième trimestre. Le mouvement s’est intensifié au troisième. Désormais, le nombre de salariés est repassé au-dessous de la barre des 16 millions (15 992 800).
Retraite > 742 321 nouvelles retraites personnelles ont été attribuées en 2007, dont 117 840 retraites anticipées !
Énergie > En moyenne, les Français dépensent 1 140 euros par an en dépenses énergétiques.
Public > Les administrations publiques emploient en France 22,3 % des travailleurs, alors que la moyenne n’est que de 14,1 % dans l’ensemble des pays de l’OCDE.
Sécu > Le déficit de la branche retraite de la Sécurité sociale s’est élevé à 4,57 milliards d’euros en 2007…
Radars > Les radars automatisés ont rapporté à l’État 447 millions d’euros d’amende ! |
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