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Parité fixe et monnaie commune |
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Trémeau Bernard - mardi 01 juin 2010
euro
Plusieurs de mes lecteurs, en particulier mon ami Jean-Pierre Chevalier, professeur d’économie, ne sont pas d’accord avec moi sur une possible dévaluation du franc en restant dans l’euro… On ne peut pas dévaluer une monnaie qui n’existe plus depuis 10 ans, disent-ils. Ce qui semble logique.
– Avant 1999, le mark et le franc étaient liés par une parité fixe. Comme les salaires et les prix augmentaient plus rapidement en France qu’en Allemagne, les consommateurs français achetaient les produits allemands devenant moins coûteux et les financiers investissaient de préférence en Allemagne. Si les gouvernements tardaient trop à dévaluer, les spéculateurs intervenaient à leur tour et contraignaient les gouvernements à dévaluer. Pratiquement une dévaluation tous les 3 ans avait donc lieu. Les 2 gouvernements fixaient alors la parité nouvelle liant les 2 monnaies.
– Le 31 décembre 1998, à douze heures trente, la France et l’Allemagne choisissent une monnaie unique, l’euro, et fixent donc la parité liant de façon « irrévocable » mark et franc à l’euro : 1,95583 pour le mark et 6,55957 pour le franc. La parité alors choisie entre le franc et le mark était donc d’environ 1 mark pour 3 francs.
Cette parité lie toujours les 2 monnaies alors que les Français n’ont pas modifié leurs vieilles habitudes. Les prix français augmentent chaque année plus rapidement que les prix allemands. Mais les gouvernements ne peuvent pas dévaluer. Les spéculateurs interviennent donc.
Une dévaluation devient nécessaire. Schématiquement, on peut la faire de deux façons :
– Soit le franc sort de l’euro. Le gouvernement français décide de revenir au franc et l’on remet en circulation des francs. On laisse le marché déterminer librement la valeur relative du franc et de l’euro. Au bout de 6 mois (ou d’un an, peu importe), le marché indique la nouvelle parité liant le franc à l’euro. Un euro vaut 8 francs.
Le gouvernement français décide alors de revenir dans l’euro. La parité liant le mark à l’euro sera toujours de 2 marks pour un euro, mais la parité liant le franc à l’euro sera de 8 francs pour un euro. Une nouvelle parité fixe au sein de l’euro liera le franc et le mark : il faudra 4 francs pour un mark. Le Français ne payera pas plus cher un produit fabriqué en France. Par contre, il paiera plus cher un produit fabriqué en Allemagne. La France aura réalisé une dévaluation compétitive de plus.
– Soit le franc ne sort pas de l’euro. Les gouvernements européens et français négocient pendant un laborieux week-end la parité liant le franc à l’euro. La parité du mark ne change pas. Mais il faudra 8 francs pour obtenir un euro. Rien n’empêche d’ailleurs les gouvernements de rajouter 5 ou 6 décimales pour faire plus sérieux vis-à-vis des opinions publiques…
On peut obtenir en 2 jours exactement le même résultat que l’on avait obtenu en 6 mois ou un an : modifier les parités liant le mark et le franc entre eux à travers l’euro. On le fait sans avoir besoin remettre en marche la fabrication de pièces et de billets. Et surtout, sans être obligé de contraindre tous les habitants à changer de monnaie deux fois de suite en moins d’un an, ce qui est humainement et politiquement insupportable.
Dans les deux cas, le seul but recherché est de modifier la parité liant le franc et le mark. Et finalement, on aboutit exactement au même résultat. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi le changement de parité effectué en six mois ou un an serait techniquement possible, alors que le changement effectué en 2 jours ne le serait pas.
Il est bien évident que tous les pays de la zone euro doivent aussi négocier une nouvelle parité. Enfin, tous les ans, on pourra modifier les parités liant toutes les monnaies à l’euro, en fonction des indicateurs économiques précis mis en place. Il n’y aura alors plus de spéculation possible.
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Social
En 2007, l’aide sociale a coûté 28,2 milliards d’euros aux départements français (sur un budget global de 45,4 milliards d’euros pour l’ensemble des départements français).
Chiffres significatifs
Avortement > Début 2008, le taux d’avortement en France atteignait 14,7 pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans.
Contrefaçon > En 2008, la contrefaçon, vendue sur internet, de produits de haute technologie a augmenté de 170 % !
Foot > Lors de la saison 2007-2008, les 20 clubs professionnels français de « balle au pied » ont dépensé (hors mutation) 1,2 milliard d’euros et gagné 1,25 milliard (dont 265,9 millions d’euros du fait des droits de mutation de joueurs) !
UMP > Au début de l’année 2010, l’UMP revendiquait 253 645 adhérents, loin des 370 000 atteints lors de l’élection présidentielle de 2007… et surtout loin de l’objectif de 500 000 fixé pour 2012 !
HLM > La France compte 4,2 millions de logements HLM… et la liste d’attente des demandeurs s’élève à 1,2 million !
Parking > La capitale compte quelque 770 000 places parkings : un peu moins de 160 000 dans la rue, 450 000 dans des parkings privés liés aux immeubles, 85 000 dans des parkings commerciaux (hôtels, supermarchés…) et 70 000 dans les parkings souterrains de la ville.
Dette > Avant le déclenchement de la crise liée aux dettes souveraines, le FMI estimait que les dettes publiques des pays de l’OCDE atteindraient en moyenne 239,2 % du PIB en 2014 ! |
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