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Parité fixe, inflation et coûts de production


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Trémeau Bernard - lundi 09 août 2010

inflation, euro
Quand deux pays, la France et l’Allema­gne par exemple, échangent des produits, il est évident que les coûts de production n’évoluent pas de la même façon des deux côtés de la frontière.
Soit les gouvernements décident de ne pas intervenir et le marché détermine le prix des produits échangés. Les prix des produits varient donc tous les jours, ce qui complique le commerce et la vie quotidienne entre les deux pays.

Pour cette raison, depuis 1945, les gouvernements allemands et français ont pratiquement toujours décidé de lier les deux monnaies par une « parité fixe ». Tant que cette parité n’est pas modifiée, les prix relatifs entre les deux pays ne varient pas. Les prix des produits importés restent identiques entre deux modifications de parité. Ce qui rend les échanges commerciaux au quotidien plus faciles.
Il ne faut surtout pas confondre le taux d’inflation global et le coût de production.

Le taux d’inflation global mesure l’évolution des prix dans les pays.
Le coût de production mesure l’addition des salaires, des fournitures, des charges sociales ou des impôts que doivent payer les entreprises avant de faire du bénéfice.

Si le prix proposé par l’entreprise est trop élevé, les clients n’achèteront pas et les prix au lieu de monter vont baisser… Alors que les coûts de production augmentent les prix diminuent. Et une augmentation des coûts de production peut ainsi être associée à une baisse globale des prix
Ce premier point précisé, un deuxième point tout aussi important doit l’être aussi. Depuis le 31 décembre 1998, une parité fixe lie le mark et le franc.
Cette parité est exactement de 1 mark pour 3,35 francs.

Le franc et le mark ont disparu, c’est évident, puisque l’euro les remplace. Mais la parité qui les lie depuis 1998 n’a pas disparu, elle. C’est tout aussi évident. Et c’est elle, et elle seule, qui détermine aujourd’hui le prix des produits que les Français achètent en Allemagne, ou des produits que les Allemands achètent en France.

Or, depuis 10 ans, les coûts de production augmentent plus rapidement en France qu’en Allemagne, de 2 % en moyenne tous les ans. Les prix français sont donc aujourd’hui de plus de 15 % supérieurs aux prix allemands.

La France se trouve actuellement dans la situation d’un pays qui a prolongé trop longtemps une parité fixe. Les acheteurs français préfèrent les Volkswagen aux Peugeot. La balance commerciale française devient un gouffre sans fond. Les producteurs français ne sont plus compétitifs, déposent leur bilan ou partent à l’étranger pour refaire des bénéfices. Les investisseurs préfèrent investir en Allemagne. Le chômage progresse.
Finalement, comme d’habitude, les spéculateurs interviennent à leur tour, car ils pensent que la situation ne peut plus durer longtemps. Et, avec la mondialisation de l’économie, ils disposent de sommes fabuleuses. Ils savent qu’ils vont gagner.

Il faut donc rapidement modifier la parité liant le franc et le mark à travers l’euro
. Ou sortir de l’euro, et laisser le marché déterminer la valeur relative des deux monnaies. Ce qui aboutit exactement au même résultat : une dévaluation du franc.
La disparition des monnaies n’a pas supprimé la parité fixe qui les lie depuis le 31 décembre 1998…

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En bref
Agression
Les agressions de voyageurs dans les transports urbains, entraînant un arrêt de travail, ont augmenté de 7,9 % en 2009, pour atteindre 2 760.

Chiffres significatifs
Collectivités > Au terme de la réforme des collectivités territoriales ac­tuellement discutée au parlement, la France devrait compter 3 471 conseillers territoriaux, ce qui correspond à une baisse de 39 % par rapport au nombre actuel de conseillers généraux et régionaux.

Défaillances > En 2009, 53 299 dossiers de défaillances d’entreprises ont été présentés devant les tribunaux français, soit une hausse de 7,1 % par rapport à 2008.

RSA > Fin mai, le nombre de bénéficiaires du Revenu de solidarité active atteignait 1,79 million.

Chômeurs > Fin avril, 3,92 millions de Français métropolitains étaient inscrits à Pôle emploi. Ce chiffre monte à 4,16 millions avec les départements d’outre-mer.

Accident > L’assurance-maladie a enregistré 1 429 132 déclarations d’accidents du travail en 2009.

Prix > Les prix agricoles ont baissé de 0,8 % au mois d’avril. Sur un an, cette baisse atteint 0,4 %.

PAC > Quelque 500 000 agriculteurs, entreprises ou associations français ont reçu 11 milliards d’euros d’aides au titre de la Politique agricole commune, en 2009. Les principaux bénéficiaires n’étaient pas des agriculteurs, mais des industriels (les sucriers).

Déficit > Le déficit budgétaire pour 2009 s’est finalement élevé à 138 milliards d’euros, dont 80 milliards environ sont imputables au plan de relance.




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