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Pas de solidarité avec les terroristes du Hamas


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Entretien - mercredi 21 janvier 2009

israel
Entretien avec Patrick Beaudouin Député-maire UMP de St-Mandé (94)
Vice-Président du groupe d’amitié France-Israël


Monsieur le Député, vous êtes vice-président du groupe d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale. Pouvez-vous nous dire quels sont les motifs de l’intervention de l’État hébreu à Gaza ?


Plus de 5 700 roquettes ont été tirées de la bande de Gaza sur Sderot, ville israélienne. Aucun État au monde ne peut accepter de voir l’une de ses villes sous le feu quotidien d’un mouvement terroriste s’abritant derrière la frontière d’un autre État. Israël n’avait pas d’autre possibilité d’intervenir militairement dans la mesure où Gaza est contrôlée par le Hamas depuis son putsch de 2006, lors duquel il a éliminé le Fatah et l’autorité palestinienne, notamment en exécutant les membres des forces de l’ordre.
Israël ne fait pas la guerre aux Palestiniens, mais au Hamas, organisation terroriste.

À la demande du Président Sarkozy, vous êtes allé récemment en Israël avec d’autres parlementaires européens, quels sont les faits qui vous ont le plus marqué ?


Tout d’abord l’unanimité du peuple israélien derrière son armée. Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui Sderot est une ville morte. Les enfants vont difficilement à l’école, la circulation et le commerce tournent au ralenti. Une lueur d’espoir aussi : lors de la rencontre organisée avec le premier ministre palestinien Fayed, j’ai noté le retour sur la scène politique, d’une autorité palestinienne rénovée, transparente et responsable. C’est la clé du conflit : une autorité palestinienne capable, respectée, s’activant à résoudre les problèmes des populations palestiniennes au lieu de les inciter au terrorisme.

Selon vous, quel devrait être le rôle de la France et de l’UE dans ce conflit ?

C’est le rôle que leur a déjà donné le Président Sarkozy, à savoir aller rencontrer Israël et les États arabes dès le début du conflit pour accélérer le cessez-le-feu et promouvoir la paix. L’Union européenne doit aussi tout mettre en œuvre pour assurer l’imperméabilité de la frontière entre l’Égypte et Gaza, afin de faire cesser le trafic d’armes. Les armes dans Gaza ne peuvent que servir le terrorisme, dans les deux sens d’ailleurs : contre Israël aujourd’hui, pour déstabiliser l’Égypte demain !

Pensez-vous que les médias français relatent le conflit avec impartialité ?

Le problème est celui des images qui ne font pas la distinction entre les conséquences de la guerre qui sont toujours tragiques et choquantes et les raisons de cette guerre. Les images n’ont pas montré auparavant le quotidien de Sderot au cours des deux dernières années : des roquettes qui tombent sur une ville tous les jours, des enfants traumatisés, des victimes civiles.
Les images montrent la population palestinienne touchée par le conflit entre Israël et le Hamas. Elles oublient de dire que cette population est d’autant plus touchée que le Hamas s’en sert de bouclier.
De même, parce que les hommes du Hamas n’ont pas d’uniformes et qu’ils luttent contre Tsahal, notre vision déformée est celle d’opprimés qui luttent contre une armée régulière. En réalité, le Hamas est mouvement terroriste qui se mêle à la population avec la politique habituelle de la terreur et de l’embrigadement par le biais d’école et d’associations en détournant la religion. C’est le même type d’organisation que les Talibans que nous combattons sous l’égide de l’ONU en Afghanistan. Leur but est de constituer des bases arrière pour un djihad mondial.

Croyez-vous au risque « d’importation » du conflit en France ?

Quelques événements, ainsi que les incidents de fin de manifestation de samedi à Paris montrent en effet la tension d’une partie de la communauté musulmane en France. La liberté d’expression doit rester une des valeurs fondamentales de la République. Il faut cependant rappeler à chacun que la France n’est pas partie prenante à cette guerre. Le politiquement correct doit cesser de nous étouffer. Ceux qui se veulent solidaires d’un mouvement terroriste au point de se permettre de commettre des violences devraient être contraints d’assumer leurs choix. Comme le Président Sarkozy l’a encore rappelé en décembre, ceux qui ne sont pas contents en France sont libres de partir.

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