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Pascal Salin : osons la liberté |
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Milliere Guy - mercredi 21 novembre 2007
Pascal Salin est un homme en colère. La France est un pays de tradition libérale. On y a compté des penseurs de première importance parmi ceux qui se sont consacrés à la liberté économique et politique : Turgot, Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Tocqueville, Molinari et tous ceux qui ont collaboré au Journal des Économistes au dix-neuvième siècle. Des penseurs et intellectuels de premier plan y ont contribué à prolonger le travail de leurs prédécesseurs : Jacques Garello, Henri Lepage, Florin Aftalion, Jean-François Revel, Pascal Salin lui-même qui a publié voici quelques années : « Libéralisme ».
Et pourtant, la France n’ose pas et semble rester engluée dans ce qui ressemble fort à un déclin. La faute à qui, demande Salin. La réponse est évidente : la faute aux femmes et hommes politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis des décennies et qui n’ont pas dit la vérité, proposé les réformes qui s’imposaient, osé affronter les idées reçues et ont cédé aux courants les plus veules de l’opinion publique, au corporatisme, à la dictature des syndicats. La faute à nombre d’entrepreneurs qui ont préféré le confort myope de l’économie mixte à la remise en cause d’un pseudo système médiocre et stérilisant. La faute aussi à ceux qui font profession de penser et d’analyser, professeurs, journalistes, prétendus économistes et pseudo-philosophes qui, en leur si écrasante majorité continuent à ressasser des dogmes éculés.
Tous ces gens, dit Salin, semblent « ne pas être sensibles au drame humain que représente pour des générations de jeunes la perte de l’espoir ». Ne savez-vous pas, poursuit-il, que « la plupart d’entre eux ne rêvent que de quitter ce pays qu’ils aiment, mais dont ils ne supportent plus les rigidités, les réglementations étouffantes, la spoliation fiscale ». Pour que tout soit clair, Salin expose en détail « l’échec du modèle social français », et souligne que cet échec est d‘autant plus grave et douloureux que les « occasions perdues » abondent : de 1995 où toutes les chances étaient réunies après la « grande et terrible cassure » survenue en 1981 au second mandat de Jacques Chirac où celui-ci a montré qu’il ne ratait jamais « une occasion de défendre les idées de la gauche la plus traditionnelle. » Le résultat ? « alors que le monde se transforme rapidement, que la prospérité s’étend, non seulement du fait des innovations technologiques, mais surtout de ces profondes réformes institutionnelles », la France continue à affirmer sa différence « avec arrogance » et sans se rendre compte qu’elle est devenue la « risée du monde ».
En sortir ? Il faudrait remédier, répond Salin, au « vide idéologique de la droite française », et rompre avec une pensée dominante où se mélangent « attitudes technocratiques » et « égalitarisme vague ». Salin veut croire que c’est possible, et propose quelques pistes d’espoir basées sur la déréglementation, la concurrence, une Europe très différente de celle qui se construit et basée sur le libre-échange et la « différenciation ».
Salin évoque aussi les vertus stimulantes de la mondialisation, bénéfique « pour une raison bien simple : elle signifie l’extension de la concurrence aux producteurs du monde entier » et il réfute tant les théories de « l’échange inégal » dont il montre l’essentielle fausseté (« il existe un principe universel, à savoir qu’un échange libre est profitable aux deux partenaires : sinon, bien sûr, ils ne le décideraient pas ») que les dogmes « altermondialistes » qui s’obnubilent sur la répartition des richesses existantes et se révèlent prêts à détruire la perspective de création de richesses futures. (« que les altermondialistes soient ignorants, ce devrait être une évidence », note-t-il, en précisant qu’il comprend la bienveillance du personnel politique envers ces gens, « ils sont des alliés objectifs dans leur effort perpétuel pour introduire la contrainte publique dans l’univers de la liberté des échanges »). Salin conclut néanmoins en écrivant qu’il n’y aura pas de changement majeur sans un « renversement complet des habitudes de pensée ».
Ce renversement est-il encore possible en France avant que le déclin soit devenu irrémédiable ? Les conditions sont là aujourd’hui, en ces temps de troubles, pour qu’on le découvre vite.
Pascal Salin, Français, n’ayez pas peur du libéralisme, Odile Jacob, 2007, 285 p., 25,90 euros
9 commentaires - Ecrire un commentaire
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Pragmatique
«Sarkozy est un homme pragmatique qui n’hésite pas à aller piocher les idées dont il a besoin pour servir sa politique du moment.»
Julien Dray
SIC
Réformes «Ils vont trop vite. Il risque d’y avoir de la casse.»
Bernard Accoyer,
président UMP de l’Assemblée
Droite «On n’est pas le chef de la droite tant qu’on n’a pas affronté un mouvement social d’ampleur.»
Jean-Pierre Raffarin
Déterminé «Ne vous inquiétez pas, je tiendrai bon.»
Nicolas Sarkozy
Compliment «Je ne croyais pas Sarkozy aussi intelligent.»
Georges Frêche
FN «Grâce à Sarkozy, nous avons été dédiabolisés. La prochaine fois que nous serons au second tour d’une présidentielle, cela ne se passera pas comme ça.»
Marine Le Pen
Amateurisme «L’attitude cassante, la com’, l’amateurisme de Rachida Dati sont ébouriffants.»
François Fillon
Sincère «Henri Guaino boufferait du pain sec pour défendre ses idées.»
Pierre Bédier, député UMP
Censure «Il est devenu impossible de parler librement de l’islam en Europe. L’état d’esprit de l’élite implique d’éviter tout débat, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s’il s’agit de faire taire les gens comme moi…»
Ayaan Hirsi Ali
Protégée «Tant que j’ai la confiance de Sarko, tout ira bien.»
Rama Yade
SIC
Réformes «Ils vont trop vite. Il risque d’y avoir de la casse.»
Bernard Accoyer,
président UMP de l’Assemblée
Droite «On n’est pas le chef de la droite tant qu’on n’a pas affronté un mouvement social d’ampleur.»
Jean-Pierre Raffarin
Déterminé «Ne vous inquiétez pas, je tiendrai bon.»
Nicolas Sarkozy
Compliment «Je ne croyais pas Sarkozy aussi intelligent.»
Georges Frêche
FN «Grâce à Sarkozy, nous avons été dédiabolisés. La prochaine fois que nous serons au second tour d’une présidentielle, cela ne se passera pas comme ça.»
Marine Le Pen
Amateurisme «L’attitude cassante, la com’, l’amateurisme de Rachida Dati sont ébouriffants.»
François Fillon
Sincère «Henri Guaino boufferait du pain sec pour défendre ses idées.»
Pierre Bédier, député UMP
Censure «Il est devenu impossible de parler librement de l’islam en Europe. L’état d’esprit de l’élite implique d’éviter tout débat, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s’il s’agit de faire taire les gens comme moi…»
Ayaan Hirsi Ali
Protégée «Tant que j’ai la confiance de Sarko, tout ira bien.»
Rama Yade
SIC
Réformes «Ils vont trop vite. Il risque d’y avoir de la casse.»
Bernard Accoyer,
président UMP de l’Assemblée
Droite «On n’est pas le chef de la droite tant qu’on n’a pas affronté un mouvement social d’ampleur.»
Jean-Pierre Raffarin
Déterminé «Ne vous inquiétez pas, je tiendrai bon.»
Nicolas Sarkozy
Compliment «Je ne croyais pas Sarkozy aussi intelligent.»
Georges Frêche
FN «Grâce à Sarkozy, nous avons été dédiabolisés. La prochaine fois que nous serons au second tour d’une présidentielle, cela ne se passera pas comme ça.»
Marine Le Pen
Amateurisme «L’attitude cassante, la com’, l’amateurisme de Rachida Dati sont ébouriffants.»
François Fillon
Sincère «Henri Guaino boufferait du pain sec pour défendre ses idées.»
Pierre Bédier, député UMP
Censure «Il est devenu impossible de parler librement de l’islam en Europe. L’état d’esprit de l’élite implique d’éviter tout débat, et conduit à satisfaire les exigences des islamistes, même s’il s’agit de faire taire les gens comme moi…»
Ayaan Hirsi Ali
Protégée «Tant que j’ai la confiance de Sarko, tout ira bien.»
Rama Yade |
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