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Peine de mort et lavage de cerveau


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Lance Pierre - mardi 03 février 2009

peine-de-mort, justice
Le mardi 27 janvier, France 2 nous a gratifiés de la grand-messe des abolitionnistes, avec Robert Badinter en superstar, incarné par Charles Berling dans un téléfilm intitulé « L’Abolition ». C’est bien ce que je craignais. La télévision de service public, dont la devise est manifestement : « Plus à gauche que moi, tu meurs ! » va remplacer la publicité par la propagande, bénéfice culturel hautement appréciable.

J’ignore combien de crimes furent commis par des récidivistes depuis l’abolition de la peine de mort, donc pendant vingt-huit ans, mais certainement plusieurs centaines, dont les victimes seraient toujours parmi nous si les coupables avaient été, dès leur premier forfait, proprement expédiés dans un monde meilleur. C’est pourquoi je considère que ces crimes sont entièrement imputables à MM. Badinter, Mitterrand et Chirac, ainsi qu’aux députés traîtres et relaps qui se firent leurs complices, au mépris du peuple dit souverain.

Naturellement, je me suis bien gardé de jeter le moindre regard à cette séance d’intoxication mentale télévisuelle dont je connaissais par avance toutes les ficelles. Après le téléfilm, j’aurais eu droit à l’émission « Faites entrer l’accusé » qui traitait de l’affaire Christian Ranucci, à laquelle Gilles Perrault a consacré un livre intitulé « Le Pull-over rouge », que j’ai lu en son temps. Et je suis moi aussi presque convaincu de l’innocence de Ranucci, ce qui ferait de son procès une tragique erreur judiciaire. Mais si c’en est une, la responsabilité première en incombe aux policiers et au juge d’instruction. Il fallait modifier la loi, mais non la supprimer. Il fallait notamment abroger ce concept abusif d'« intime conviction », qui permet à un jury de condamner sans preuves, ce qui est une aberration totale.

Je suis personnellement partisan du rétablissement de la peine de mort, au moins pour les assassins d’enfants, à la condition expresse que le jury n’ait à se prononcer que sur un faisceau de nombreuses preuves matérielles incontestables, le doute le plus infime devant bénéficier à l’accusé. Et je rappelle que, depuis 1981, deux faits importants sont survenus : la découverte et l’utilisation de l’ADN, qui rend pratiquement nulle la possibilité d’une erreur judiciaire, et le droit de faire appel d’un jugement de cour d’assises, garantie supplémentaire qui n’existait pas à l’époque.

À défaut de me laisser polluer l’esprit par l’émission de France 2, j’ai pu savourer, si j’ose dire, l’incroyable cynisme de Badinter s’étalant dans le journal « TV Grandes chaînes ». On lui pose la question : « Quel était l’état de l’opinion publique à propos de l’abolition ? » Et il répond : « Les deux tiers des Français étaient alors favorables à la peine de mort. » Ce qui confirme que l’on a décidé CONTRE l’avis du peuple souverain. Voilà de la démocratie ou je ne m’y connais pas !

Et il poursuit : « Aujourd’hui, le mouvement de l’abolition est universel : 165 États l’ont adoptée. » Mais il omet de préciser qu’aucun de ces États n’a demandé l’avis de ses citoyens. De sorte que le seul « mouvement universel » que je distingue en cette affaire, c’est celui de la tyrannie.
On me dira peut-être que, depuis 1981, les mentalités ont évolué dans un sens favorable à l’abolition. Parbleu ! Comment pourraient-elles ne pas « évoluer », alors qu’elles sont soumises en permanence à un impudent lavage de cerveau ? Mais le journaliste lui demande encore : « La peine de mort peut-elle, un jour, revenir en France ? » Et le caudillo Badinter de répondre péremptoirement : « Impossible ! Nous en avons purgé l’Europe, en ratifiant deux protocoles qui en interdisent le retour. »

Eh oui ! Les seigneurs féodaux de la droigauche qui prétendent décider pour nous, méprisable valetaille, s’imaginent avoir bien verrouillé leur diktat. Mais ils se trompent, et je le prouve : En 2005, presque tous les États européens avaient signé le projet de Constitution de l’Union. Mais il a suffi que deux peuples : les Français et les Hollandais, consultés par référendum, votent NON pour que le projet passe à la trappe.
Cela signifie clairement que si, demain, un seul peuple européen décide au suffrage universel de rétablir la peine de mort, le duce Badinter pourra mettre à la poubelle les deux protocoles avec lesquels il se vante de nous avoir cloué le bec !

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En bref
Banques
 Dans la zone euro, le montant des bilans des banques représente aujourd’hui l’équivalent de trois années de PIB, soit deux fois plus qu’il y a dix ans !

Chiffres significatifs
Absentéisme > 4,6 % des lycéens étaient absentéistes en 2007 (c’est-à-dire qu’ils manquaient sans justification plus de 4,5 jours par mois !). Ce chiffre montait même à 10,9 % pour les élèves de lycées professionnels.

Chômage > Le taux de chômage en Allemagne a atteint 8,3 % en janvier 2009 (ce qui représente 3,49 millions de chômeurs), contre 7,4 % en décembre 2008.

Immigrés > On estime que les immigrés résidant en France ont envoyé en 2006 à leurs pays d’origine la somme de 4,3 milliards de dollars.

Corée > Kim Jong-il, le despote nord-coréen, a, contre toute attente, désigné, Kim Jong-un, son troisième fils (24 ans) – au lieu de l’aîné, initialement pressenti – pour lui succéder à la tête du Parti des travailleurs.

OGM > Le tribunal administratif de Nîmes a donné raison au maire (Verts) du Thor (Vaucluse), Jacques Olivier, qui avait voulu interdire la culture d’organismes génétiquement modifiés sur le territoire de la commune, décision que l’État voulait faire annuler.

Retraite > Le Fonds de réserve des retraites, créé en 1999 pour assurer la pérennité des régimes de retraite du privé (!), a fortement pâti de la dégringolade des marchés boursiers au cours de l’année 2008 : ses actifs n’étaient plus que de 27,7 milliards d’euros au 31 décembre 2008, contre 34,5 milliards le 1er janvier. Soit une baisse de 24,8 %…




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