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Personne ne veut payer pour Copenhague !


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Lévy Gabriel - dimanche 13 décembre 2009

ecologie, rechauffement-climatique
Grotesque, coûteux, inefficace : ainsi s’annonce le grand raout écolo de Copenhague !

« Personne ne veut payer pour Copenhague ». Si nous en doutions, M. Mikolaj Dowgielewicz, le ministre polonais des Affaires européennes, vient de l’affirmer avec l’autorité que lui confère sa charge (Le Figaro, 10-12-2009).

En définitive, cette grand-messe est grotesque, coûteuse et probablement inefficace. Si, un jour, les évènements naturels prouvent que la responsabilité de l’homme dans le réchauffement de la planète est dérisoire, ou, plus simplement, que ce réchauffement n’avait aucune réalité, nous aurons participé à la plus grande escroquerie collective de tous les temps.

Grotesque : « Le Danemark compensera le CO2 émis par le sommet. La France promet d’en faire autant ». Il s’agit des 78 000 tonnes émis par les transports en avion des délégations. Vous conviendrez que l’appréciation de ce chiffre n’est évidemment pas à la portée de tous, à la différence de celui « de trente personne par délégation officielle (soit un peu moins de 6 000 personnes)» (Le Figaro, id.).

Coûteuse : S’agissant d’une moyenne, il est probable que la délégation française dépasse largement ce chiffre. Par ailleurs, la France étant le leader de cette réunion, il était indispensable qu’elle fasse des « promesses ». Ainsi pour les précédentes conférences (Poznan et Bali), « le ministère de l’écologie a retenu un projet de cogénération à partir de la biomasse au Chili et un projet de captage et de valorisation de biogaz en Egypte ».

Inquiétons-nous, car le pire est à venir. Notre nouveau « machin », l’Union européenne, a prévu de débloquer 50 milliards d’euros par an pour permettre aux pays plus pauvres de participer au grand-œuvre. Il faut compter aussi le financement que nous consacrons depuis de nombreuses années à aider ces pays, soit 0,7 % de notre « richesse » annuelle (2), dans le cadre de l’Aide Pour le Développement (APD), dont l’efficacité ne paraît ni perceptible, ni perçue par les bénéficiaires. (cf. mon article sur « L’aide Publique au Développement (APD) », sur le blogue de la droite libre (mai 2008), le Réseau Liberté).

D’abord lutter contre le terrorisme

A cet égard, il est bon de rappeler que la France finance le développement de la Turquie afin de lui permettre de satisfaire aux critères de l’Union européenne, alors qu’elle prétend avec conviction que ce pays n’entrera jamais dans l’Europe… « C’est beau, c’est grand, c’est généreux, la France »

Est-il offensant de rappeler aussi, comme le fait Yves de Kerdrel dans Le Figaro du 1er décembre, que « le climat, c’est bien ; l’emploi, c’est mieux » ?

Inefficace : Sommes-nous assurés que les 192 pays représentés appliqueront les consignes qui leur seront données à Copenhague et qu’ils en auront les moyens financiers, aujourd’hui et jusqu’en 2050 ? Sommes-nous certains que les petites recettes préconisées, comme la voiture électrique qu’il faut recharger grâce à l’électricité produite par des centrales utilisant le charbon, ne sont pas ridicules ?

Cette grande peur, entretenue tous les jours, sert à occulter des craintes plus réelles : le terrorisme, devenu menace permanente.

Les dirigeants de la planète n’ont pourtant sûrement pas manqué de constater, le jour de l’ouverture du sommet de Copenhague, que quatre attentats à Bagdad produisaient, non seulement des quantités non négligeables de CO2, mais surtout la mort de 100 personnes, tandis que 400 autres étaient blessées.

N’était-il  pas plus important de réunir ces 192 pays pour lutter contre ce mal absolu, qui nous frappe aujourd’hui, et non contre les maux incertains qui pourraient nous advenir demain ? Comment des nations participant à ce sommet peuvent-elles accepter de trouver quotidiennement dans leur sein une dizaine de fanatiques, voire de les entretenir et de les armer, et pourquoi les autres nations restent-elles passives ou impuissantes ?

Les effets du réchauffement climatique sont (peut-être) à venir ; mais les bombes thermonucléaires sont déjà présentes. « On dansait pendant que le bateau coulait »…


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