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Plan Sécu : réponses et précisions


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Lance Pierre - mercredi 03 septembre 2008

securite-sociale
Je remercie les nombreux lecteurs qui m’ont donné leur avis sur ma proposition de « Plan de refondation de la Sécurité sociale ». Je voudrais répondre ici aux deux personnes dont les avis ont été publiés dans notre courrier. Je rappelle à tous que j’avais pris soin de mentionner au dernier paragraphe : « Ces cinq directives principales, qui pourront éventuellement être complétées par d’autres… » Je n’avais donc pas la prétention de donner une liste exhaustive.

Merci à Mme Roselyne Canivet d’avoir présenté ses suggestions avec courtoisie. Le sport et le sexe ont d’ailleurs été mis en exergue par plusieurs commentateurs. Mais mon projet ne traitait que des addictions. Le sport n’en est pas une, que je sache, mais il est vrai que les risques des activités sportives dangereuses doivent être assumés et assurés par les intéressés. Ils le sont souvent, mais on peut en effet envisager une obligation en ce sens.
En revanche, en ce qui concerne le sexe, qui ne saurait non plus être considéré comme une addiction, je m’incline humblement devant les personnes qui se croient capables de fixer dans ce domaine les limites du naturel et du raisonnable et de fixer une directive adéquate.
Le Dr Hanlet semble prêt à le faire en parlant des « accros du sexe ». C’est sans doute pour cette raison qu’il me traite de « Torquemada » et de « grand inquisiteur », car il semble jaloux de tenir ces rôles, que je lui abandonne volontiers.
D’autre part, je n’ai évidemment jamais affirmé, comme il le prétend, « qu’une pathologie découle avec certitude d’une addiction. » J’ai bien précisé au contraire : « d’une pathologie découlant d’une addiction diagnostiquée comme telle. » Car c’est au médecin, bien sûr, qu’il appartient d’établir la relation de cause à effet, si elle existe. J’ajoute qu’il ne s’agit aucunement de « punir », mais au contraire d’aider les intéressés à mesurer le tort qu’ils se font à eux-mêmes en même temps qu’à la collectivité, et de les inciter à retrouver le chemin de la santé.

Aussi je remercie le Dr Hanlet de nous préciser que 3 points au-dessus de l’IMC concerne 40 % la population. Cela confirme avec éclat l’intérêt et l’urgence de la mesure. Quant à l’exemple qu’il prend de l’entorse, il suffira à la victime, si elle veut se faire soigner, de le faire à ses frais pour ne pas annuler son bonus. C’est l’un des principaux buts de la directive, qui sous-entend : Vous êtes libre de faire soigner vos petits bobos, mais à vos frais. Aussi je regrette que le Dr Hanlet veuille se faire complice de l’obsession du remboursement, qui est une calamité psychologique aux conséquences sociales redoutables.

<pierre.lance@wanadoo.fr>

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