actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

Plan de refondation de la Sécurité Sociale


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
44 VOTES
1835 LECTURES

Lance Pierre - mardi 19 août 2008

sante
basé sur le principe de responsabilité citoyenne et civique

Exposé des motifs :

Depuis des décennies, les gouvernements successifs s’efforcent chaque année de remettre à flot la Sécurité Sociale, au moyen d’expédients et d’acrobaties comptables totalement utopiques, qui n’ont aucune chance de résoudre durablement un problème qui est à la fois de nature technologique, sociologique et philosophique.

Sur le plan technologique, les multiples pollutions chimiques et la dégradation de l’environnement dues à un développement industriel anarchique et à la production d’une multitude d’objets et d’appareils polluants dévoreurs d’énergie, d’air et d’eau, tant pour leur fabrication que pour leur utilisation, engendrent des agressions permanentes contre la santé publique, auxquelles s’ajoutent les conséquences de la baisse de qualité des produits alimentaires de l’agriculture intensive à base d’engrais chimiques et de pesticides.

Sur le plan sociologique, le développement démographique, découlant à la fois de la natalité normale de la population et d’une immigration mal contrôlée en provenance de pays pauvres, la sophistication de plus en plus poussée de la technologie médicale, l’allongement continuel de la longévité quantitative s’accompagnant d’une baisse qualitative constante de la vie des personnes âgées devenant de plus en plus dépendantes, contribuent à augmenter sans cesse les dépenses de maladie.

Sur le plan philosophique enfin, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la France et le monde ont considérablement évolué, et sont passés progressivement du règne des idéologies collectivistes au triomphe planétaire de l’individualisme libéral. Or, la Sécurité Sociale est demeurée imperméable à ce changement des mentalités et elle demeure figée en un système archaïque, inadapté au comportement de l’homme d’aujourd’hui.

Ces diverses considérations nous forcent d’admettre – tant du moins que les pouvoirs publics n’auront pu engager la nation dans une politique volontariste d’agriculture biologique, d’énergie renouvelable, de productivité non polluante et d’éducation civique écologiste et responsabilisante des jeunes générations – que le déficit de la Sécurité Sociale ne pourra que s’accroître à l’avenir dans des proportions faramineuses qui la vouent inexorablement à la ruine.
Cette ruine de la Sécurité Sociale serait d’ailleurs déjà consommée si sa fiscalisation progressive, tant par le biais de la contribution sociale généralisée (CSG) que par le comblement annuel de son déficit par l’État, ne la masquait provisoirement en transférant sur le contribuable l’endettement de l’assuré social, mécanisme pervers qui entraîne l’appauvrissement de la nation tout entière.

Comment stopper ce processus destructeur ?

Les libéraux purs et durs sont enclins à proposer l’abandon du système conçu en 1945 et à conseiller la privatisation des assurances sociales sur le modèle des autres types d’assurance.
Cette solution a ses attraits, mais il ne semble pas que l’opinion publique française puisse lui être actuellement favorable, étant conditionnée depuis plus d’un demi-siècle dans la croyance quasi religieuse que notre système de protection sociale est le meilleur du monde. En fait, les Français n’ont aucune idée de ce qu’il coûte réellement à chacun d’eux et de ce qu’il coûte globalement à l’économie nationale.

Or, ce coût n’est pas seulement financièrement exorbitant, il l’est aussi psychologiquement de façon aussi dramatique qu’insoupçonnée et il hypothèque dangereusement l’avenir de notre peuple et de notre pays. Si l’on ne peut se résoudre à privatiser la Sécurité Sociale, au moins est-il possible de la refonder sur des bases plus en accord avec l’humanisme moderne, selon des directives nouvelles de responsabilisation proposées ci-après :

Première directive : Tout assuré social qui n’aura pas demandé de remboursement de frais médicaux ou pharmaceutiques au cours de l’année écoulée verra ses cotisations et celles de son employeur diminuées de 5 %.

Cette réduction sera portée à 10 % au terme de la troisième année consécutive sans remboursement demandé, à 20 % au bout de la cinquième année, puis de 5 % supplémentaires par an à partir de la dixième année.
Tout remboursement demandé, quel qu’en soit le montant, déclenchera le retour à la cotisation normale.

Deuxième directive : Tout assuré social dépendant d’une addiction quelconque (alcoolisme, tabagisme, toxicomanie, boulimie…) devra adresser au directeur de sa caisse de sécurité sociale une déclaration de sa dépendance assortie de l’engagement de prendre les mesures nécessaires pour y remédier dans un délai d’une année.
Au terme de l’année écoulée, si son engagement n’a pas été suivi d’effet, tous ses remboursements médicaux seront diminués de 40 %, à l’exception des cures de désintoxication et des aides psychologiques. Les assurés sociaux qui n’auront pas fait cette déclaration, et qui se trouveraient confrontés à une pathologie découlant directement de leur addiction diagnostiquée comme telle, verront leurs remboursements médicaux diminués de 60 %.

Troisième directive:
Tout assuré social qui dépassera de trois points l’indice de masse corporelle (IMC) maximum correspondant à ses caractéristiques personnelles, et qui sera donc en surpoids, devra en faire la déclaration au directeur de sa caisse de sécurité sociale en s’engageant à prendre les mesures nécessaires à la réduction de son obésité dans le délai d’une année.
Au terme de l’année écoulée, s’il n’est pas revenu à un indice de masse corporelle normal à un point près, tous ses remboursements médicaux et pharmaceutiques seront diminués de 40%. Ils seront rétablis au taux habituel dès qu’il pourra faire constater son retour à un IMC normal.

Quatrième directive :
Aucune ordonnance médicale ne devra comporter plus de quatre médicaments différents. Aucun pharmacien ne pourra exécuter une ordonnance dépassant ce nombre et devra la réduire, soit de son propre chef, soit, si c’est possible, en accord verbal avec le médecin traitant. Tout médecin qui considèrerait des médicaments supplémentaires comme indispensables au traitement correct de la pathologie diagnostiquée devra soumettre son ordonnance à l’autorisation de la caisse de sécurité sociale, sauf s’il considère qu’il y a urgence, auquel cas il pourra présenter l’ordonnance au cours de la semaine suivant sa mise en application.

Cinquième directive :
Toutes les entreprises devront prévoir dans leurs établissements des locaux ou des espaces réservés à des pauses de vingt minutes programmées deux fois au cours de la journée de travail.
En fonction de l’activité spécifique de chaque salarié, ces pauses seront réservées, soit à des relaxations ou siestes pour les personnels accomplissant des travaux physiques pénibles, soit au contraire à des exercices musculaires pour les personnels accomplissant des tâches sédentaires de bureau ou d’informatique.

L’équivalent salaire du temps consacré à ces pauses sera pris en charge pour moitié par les salariés et pour moitié par les entreprises.
Ces cinq directives principales, qui pourront éventuellement être complétées par d’autres directives de détail (comme, par exemple, la suppression de l’obligation aberrante et non démocratique faite actuellement à chaque assuré social de désigner son médecin traitant), sont de nature à réduire très rapidement le budget excessif de la Sécurité Sociale et à ramener celle-ci à sa vocation originelle, qui était d’écarter des familles le danger de grande pauvreté consécutif à un accident ou à une maladie grave.

Elles auront en outre l’avantage d’amener chaque citoyen à une prise de conscience de ses responsabilités quant à l’évolution de sa propre santé, et du même coup à restaurer les bases d’une vraie solidarité qui doit naître de la confiance de tous en chacun, en renonçant à cette « solidarité » dévoyée qui consiste aujourd’hui à faire payer aux raisonnables les négligences et les imprudences des inconscients.

28 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site