Gelé Gérard - vendredi 19 août 2011
La police – L’une des meilleures du monde hier encore, elle a baissé les bras, en l’état des instructions qui lui sont données, où il est permis à ses agents de se faire tuer, sans pouvoir ni riposter, ni remplir la mission qui leur revient de droit. Notre police a perdu sa conviction, son efficacité, et on la comprend ! S’installe donc dans nos banlieues un état de non-droit, où règnent la terreur, le viol, le vol, le crime. A nos portes, à nos dépens !
Le magistrat– Tiraillé dans les méandres intellectuels juridico-politico-socio-économiques, en regard d’un rôle toujours de plus en plus surchargé, notre magistrat a perdu tout le respect du justiciable. Il n’est que d’observer la tolérance accordée lors de certains jugements qui pourraient parfois confiner au laxisme. Sans parler encore de la responsabilité, lors de récidives, qui revient au juge d’application des peines! Où est l’exemplarité de la peine, quand un repris de justice, condamné de multiples reprises pour des faits identiques, se fait reprendre une fois encore en flagrant délit ?
Le politique — Je ne connais pas un seul pays actuel où l’homme politique soit tombé aussi bas que le nôtre. Servile, son seul objectif consiste aujourd’hui à se faire élire. Elu, son seul objectif sera de se faire réélire. Entre temps, il disposera de fonds colossaux, prélevés à travers une fiscalité parmi les plus lourdes du monde! Aujourd’hui, non seulement chacun demeure accroché à son poste, à son titre et à ses avantages, mais l’homme politique a perdu toute la confiance de ses électeurs. En l’état de telles prévarications, voter n’a plus aucune signification, et pourrait même s’entendre, hélas, comme de la complicité.
Le citoyen — Assisté de chaque instant, indemnisé de tout, bénéficiaire de tous les droits sans aucune contrepartie, manipulé lors de chaque consultation électorale par les promesses d’un Eden toujours à venir, bénéficiaire d’allocations, d’indemnités, de revenus d’insertion, et j’en passe, notre citoyen français a perdu totalement sa lucidité, voire sa fierté.
En regard de son environnement, et de la carence des pouvoirs publics, il se croit autorisé aussi bien à brûler un feu rouge, stationner n’importe comment et n’importe où, qu’à se conduire comme il vit : en se moquant des autres ! Se complaisant dans le loto ou le quinté, il envahit les stades où les nouveaux jongleurs de foot constituent ses nouveaux dieux, passant allègrement des vacances d’hiver aux vacances d’été, des ponts aux congés de maladie, son principal souci demeure de travailler de moins en moins, et gagner de plus en plus, deux choses incompatibles.
Nos jeunes — Alors qu’ils sont notre avenir, alors qu’ils sont les forces vives d’un pays, alors que tout devrait être conçu pour eux, les meilleurs de nos étudiants, sous couvert de stages à effectuer à l’étranger, ont quitté notre métropole et ils ont largement bien fait. Ceci se vérifie à Londres notamment, où nombre de nos jeunes Français travaillent aujourd’hui en contrepartie de salaires très performants. C’est donc dire que ceux d’entre eux qui nous restent doivent, soit se plier aux contraintes socio-économiques de notre paysage professionnel, chercher un travail, une dignité d’homme ou de femme, avec les difficultés que l’on sait, soit se lancer dans l’aventure individuelle, où ils sont chassés et tirés comme des lapins au coin du bois par les diverses charges sociales et fiscales auxquelles ils se trouvent soumis et qui, dans une trop grande majorité de cas, les conduisent à la faillite. Notre pays perd sa meilleure jeunesse. Je ne parle là que de nos enfants, sans aucune référence, bien entendu, à ces « Jeunes » casseurs de banlieue, qui ne sont qu’un ramassis de vulgaires bandits, mineurs ou non !
10 commentaires - Ecrire un commentaire
|