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Pour contrer l’inflation : la solution monétariste |
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Trémeau Bernard - mercredi 28 mars 2007
inflation
L’inflation est un mal insidieux qui réduit le pouvoir d’achat de tous ceux qui la subissent. Elle a le même effet que la TVA, mais on ne sait pas qu’elle existe. Certains candidats proposent un « nouveau Grenelle » c’est-à-dire une augmentation de tous les salaires. S’ils ne proposent pas en même temps une augmentation de l’offre équivalente, ils ne proposent que de l’inflation…
Un gouvernement peut s’opposer de plusieurs façons à l’inflation.
- Il peut supprimer les contraintes économiques inflationnistes qui pèsent sur les entreprises et les remplacer par un prélèvement non inflationniste comme l’impôt sur le revenu ou la TVA car ces impôts diminuent la demande, donc s’opposent à l’inflation.
- Il peut supprimer les redistributions inflationnistes comme le RMI et les remplacer par des redistributions désinflationnistes, comme l’allocation aux boulangers, la subvention à la RATP ou aux logements, en offrant alors pain, métro ou loyer à un prix bien inférieur au prix de revient.
- Il peut réintroduire la concurrence, là où un monopole d’État l’avait supprimée, car une entreprise soumise à la concurrence fait immédiatement l’effort d’améliorer sa productivité pour baisser ses coûts de production, donc ses prix. Si elle n’utilise pas l’argent qu’elle gagne à le faire, elle sera irrémédiablement éliminée. L’absence de concurrence explique en grande partie le navrant échec des économies inspirées par les idées de Marx.
Au lieu d’offrir l’école « gratuite » à tous les enfants, ce qui supprime la concurrence, on donne aux parents un « chèque scolaire ». Les parents peuvent alors choisir librement l’école. La concurrence est ainsi rétablie. De nombreux pays utilisent aujourd’hui le chèque scolaire.
- Il doit enfin et surtout réaliser que ce sont les entreprises qui augmentent l’offre, en investissant. Un pays développé et riche est un pays qui a déjà beaucoup investi. Un pays sous-développé et pauvre est un pays qui a peu investi. Or pour investir, les entreprises ont besoin d’argent. Un gouvernement ne doit donc pas leur prendre les capitaux dont elles ont besoin pour investir. De plus, il ne doit pas chasser du pays les capitaux qu’elles ont besoin d’emprunter en imposant le capital. Sans capitaux, pas d’investissements. Sans investissements, l’offre stagne.
Exemple allemand
Actuellement, une Banque centrale européenne (la BCE) indépendante s’oppose à l’inflation, c’est son travail. Elle le fait avec efficacité en réduisant la quantité de monnaie qu’elle met en circulation quand l’inflation menace. Or tous les candidats, sans aucune exception, critiquent l’action de la BCE. Selon eux, elle seule serait responsable du chômage français, en ne mettant pas assez de monnaie sur le Marché. Elle réduirait ainsi « volontairement » le pouvoir d’achat des Français, pour avoir un « euro fort ».
La critique de la Banque centrale est fallacieuse. Car si la BCE mettait plus d’euros sur le marché, ce ne serait pas le pouvoir d’achat des Français qui augmenterait, mais l’inflation. Par contre l’Allemagne, qui a pris depuis quatre ans des mesures anti-inflationnistes en remplaçant les mesures inflationnistes (imposition des entreprises et du capital) par des mesures non-inflationnistes diminuant la demande (augmentation de la TVA) réduit actuellement son chômage et exporte plus que tout autre pays. Or elle subit exactement comme la France les décisions de la BCE.
Douze candidats sollicitent les suffrages des Français. Tous promettent moins de chômage et plus de pouvoir d’achat. Quatre proposent une politique économique d’inspiration keynésienne, c’est-à-dire des solutions concrètes qui ont échoué dans tous les pays du monde. Elles ont partout apporté la stagnation, la pauvreté et le chômage. Six proposent une politique d’inspiration marxiste, c’est-à-dire proposent des solutions concrètes exigeant un pouvoir dictatorial pour être appliquées. Hitler, Staline ou Mao, avec leurs dizaines de millions de morts, en sont les symboles. Pas un seul candidat ne propose de solution monétariste. La France de 2007 a quarante ans de retard.
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Sportifs
54,68 % des sportifs interrogés par le magazine «Sport» ont l’intention de voter Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, 18,75 % choisissent Ségolène Royal, et 12,5 % François Bayrou.
Chiffres Significatifs
Orthographe > Le niveau des élèves de cinquième est celui des élèves de CM2 en 1987 : dans la même dictée, ils faisaient
8 fautes en 1987, ils en font 15 aujourd’hui.
Inflation > Selon un récent ouvrage, « Du franc à l’euro, la vérité sur les prix », sous la direction de Jean Viard (éditions de l’Aube et France Info), certains prix auraient augmenté de 50 %, 100 % voire 150 % depuis le passage à l’euro.
Internet > Près d’un tiers des jeunes de 18 à 24 ans se sont déjà connectés à des « sites de rencontre » sur Internet.
Sida > Une femme sur deux et 45 % des hommes ont déjà fait un test de dépistage du sida au cours de leur vie.
Insécurité > En 2006, sur les lignes d’Ile-de-France de la SNCF, les actes de violence contre les personnes ont augmenté de 9 %, et ceux contre les agents des chemins de fer, de 16 %. Chaque jour, plus de 75 trains sont touchés par des « incidents ».
Charbon > 60 % de la consommation énergétique polonaise provient encore du charbon.
Israël > 61 % des Israéliens détestent la France, selon un sondage publié par « Yediot Aharonot »…
Opium > En Afghanistan, la superficie consacrée à la culture illicite de pavot à opium a atteint un niveau record en 2006. |
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