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Pour des « Volontaires de la démocratie » |
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Choisel Francis - mardi 29 mars 2011
tunisie
La gauche accuse Nicolas Sarkozy d’agiter, tel Jean Raspail dans le « Camp des Saints », l’épouvantail d’une arrivée massive de réfugiés arabes sur le continent européen à la suite des révolutions qui se sont déclenchées de l’autre côté de la Méditerranée. L’UMP s’émeut que l’une de ses élues ait déclaré qu’il faut renvoyer chez eux ceux qui ont déjà débarqué. Tout le monde fustige Marine Le Pen qui dit à peu près la même chose.
Mais personne ne fait une remarque qui, pourtant, devrait venir à l’esprit de chacun. Si la démocratie a enfin triomphé en Tunisie, pourquoi tant de Tunisiens fuient-ils leur pays ? Le régime démocratique serait-il si repoussant ? Ou alors ne serait-ce pas la démocratie qui s’installe ? Dans cette seconde hypothèse, disons-le bien fort et cessons de battre notre coulpe sur le soutien au régime précédent. Et si c’est la première qui est la bonne, ceux qui partent ne sauraient en aucune manière être considérés comme des réfugiés politiques.
Quoi qu’il en soit, se demander qui triomphera demain, des démocrates ou des islamistes, sans rien dire de ce qu’il faudrait faire, ni rien faire pour qu’advienne la solution conforme à nos idéaux et à nos intérêts, peut se comprendre de la part de journalistes, mais c’est faire preuve d’insuffisance pour un homme d‘État que de s’en tenir là. De notre Président et de nos ministres, on attend des solutions, pas des mots.
Celles qui sont à base de bateaux qu’on bloque, à qui l’on fait faire demi-tour ou même qu’on torpille, n’en sont pas. Il n’en est qu’une à mon avis qui soit à la fois efficace et digne de la traditionnelle mission de notre pays dans le monde : œuvrer résolument sur place pour la démocratie.
Pour éviter l’accusation d’ingérence, faisons-le de concert avec les nouvelles autorités. Que leurs déclarations soient sincères ou non, prenons-les au mot. À défaut d’expertise dans le maintien de l’ordre, proposons leur la nôtre en matière de droits et libertés. Les pays de l’Est européen ont eu recours à nous pour rédiger leurs constitutions. Il n’y aurait aucune arrogance à proposer aux Tunisiens d’en faire autant.
Et pour éviter toute accusation de néo-colonialisme, ne mobilisons pas seulement nos universitaires, nos juristes, nos spécialistes du monde arabe et nos islamologues, parmi lesquels, certainement, se trouvent beaucoup de pieds-noirs et de militaires. Impliquons surtout, au premier rang, les Tunisiens de France.
Qui mieux qu’eux peut agir dans ce sens ? Ils vivent et pour beaucoup ont grandi au sein d’une des premières démocraties du monde. Ils en ont appris les mécanismes, ils ont vu aussi certains de ses effets pervers, autrement dit ses avantages et ses inconvénients, ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.
Créons donc des « Volontaires tunisiens de la démocratie ». Recrutons-les dans nos banlieues, formons-les, encadrons-les, envoyons-les sur place en accord avec le nouveau gouvernement tunisien. Peut-être même pourrait-on imaginer une sorte de service civique obligatoire pour ceux d’entre eux qui, ayant entre 18 et 25 ans, n’ont pas encore eu la chance de décrocher un emploi.
Dans cette perspective, le sort des foules qui débarqueront à Lampedusa est tout tracé. Nous devrons les accueillir les bras ouverts. Elles auront évidemment accouru sur notre continent à l’annonce de la création des Volontaires de la démocratie, afin de s’y enrôler avec l’ardeur qui anime tous ceux qui veulent construire un monde nouveau. Après quelques semaines de formation intensive, « amalgamés » avec ceux de leurs compatriotes qui résidaient déjà sur notre sol, à la manière où les Volontaires de l’an II furent amalgamés à la vieille armée royale pour sauver la République, ils pourront retourner utilement chez eux, munis de notre aide et de nos conseils pour y faire œuvre démocratiquement utile.
Accessoirement, ils participeront ainsi au développement de notre influence dans ce pays ami de la France, membre éminent de l’Organisation internationale de la Francophonie et de l’Union de la Méditerranée.
Alors, les Français pourront une fois de plus être fiers que le signal de la liberté ait été lancé d’une terre qui fut française, et le reste sous bien des rapports ; et que son succès ait été obtenu grâce à notre active participation…
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Loi
«Arrêtons le stop and go fiscal, arrêtons de changer tout le temps la législation sociale. On ne peut pas continuer comme cela !»
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SIC
Laïcité «Il y a deux manières de concevoir la laïcité. Celle qui consiste à refuser tous les particularismes et celle qui considère que chacun a le droit de s’exprimer dans sa langue, sa religion, sa culture. L’écueil de cette dernière est qu’elle peut ouvrir la porte au communautarisme. L’État doit arbitrer entre ces deux conceptions.»
Dalil Boubakeur,
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Pouvoir «Nous ne nous agrippons pas au pouvoir ; mais on ne peut le donner à n’importe qui !»
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Calendrier «Depuis quelques jours, c’est l’extrême droite qui fixe le calendrier médiatique et politique.»
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Peur «Un État qui a peur est un État qui est mort !»
Marine Le Pen
21 avril «On parle de candidature unique à gauche et à droite pour éviter le « 21 avril », mais sans dire sur quels objectifs et quel programme !»
Jean-Luc Mélenchon,
président du Parti de gauche
Abstention «Le premier parti de ces élections cantonales, c’est l’abstention.»
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Identité (1) «Le débat identitaire ne peut être une réponse à la question sociale qui se pose en France.»
Dominique de Villepin
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