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Pour les municipales, Sarkozy drague les catholiques


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Rouxel Jean - mercredi 02 janvier 2008

islamisme, turquie, sarkozy
Lors de son voyage à Rome, le 20 décembre, Nicolas Sarkozy a employé une formule dont on ne peut que le féliciter : « Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes ». Le Président a ainsi rompu avec la rhétorique calamiteuse de son prédécesseur, Jacques Chirac : « Les racines de l’Europe sont autant chrétiennes que musulmanes ».

Dans son élan vers les catholiques, le président de la République a comparé la fonction présidentielle avec celle de prêtre : « Nous avons au moins une chose en commun. C’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de la vie. Croyez bien qu’on n’est pas non plus président à moitié. » Ces propos ont réjoui les catholiques, même si la présentation à Benoît XVI de l’humoriste Bigard - graveleux mais animé d’une foi ardente - en a défrisé certains. Sarkozy s’est justifié à sa façon carrée : « Amener Bigard chez le Pape, c’est ça la rupture. Je me fous des critiques. À travers Bigard, j’ai montré que le peuple aussi pouvait rencontrer le Pape. » Pourquoi pas ?

L’inquiétant, ce sont les arrière-pensées de Sarkozy. Il a fait cette visite au pape pour faire oublier aux catholiques qu’il accepte la poursuite des négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Et qu’il fait ratifier, par voie parlementaire, le Traité simplifié qui facilitera cette intégration. Sont chrétiennes, non seulement les racines de la France, mais aussi celles de l’Europe. Il est vain de vanter les racines chrétiennes de notre pays et, dans le même temps, de préparer l’adjonction de 70 millions de musulmans supplémentaires à une Europe qui en est déjà saturée. Sarkozy ne se soucie pas de l’avenir de la civilisation européenne, mais des résultats de l’UMP aux élections municipales de mars prochain.
Si les racines chrétiennes le préoccupaient, il aurait exigé la mention de cette vérité historique dans le Traité européen simplifié. Mais c’était plus difficile que de prononcer quelques phrases bien sonnantes au Vatican.

En août, Benoît XVI viendra en France, « fille aînée de l’Église ». Une aînée qui s’islamise rapidement : aides municipales à la construction de mosquées, multiplication de zones de droit musulman, séparation des sexes dans des piscines publiques, interdiction du porc dans des cantines scolaires… Sarkozy ne s’y oppose pas, lui qui, en 2004 – il était ministre de l’Intérieur – voulait modifier la loi de 1905 pour faire financer la construction des mosquées par les contribuables.

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