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Pour relancer, il faudrait dévaluer… |
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Trémeau Bernard - mercredi 18 avril 2007
inflation, euro, chomage
Tous les candidats parlent de relance, mais que nous proposent-t-ils ?
- La relance par augmentation de la demande est un leurre qui ne marche jamais. L’inflation est toujours au rendez-vous, pas la relance. La France a déjà subi 15 relances depuis trente ans.
- La relance par une augmentation du transfert des riches vers les pauvres est tout autant un leurre : le gâteau qu’on se partage n’a pas augmenté son poids d’un gramme.
- La relance par suppression des contraintes inflationnistes pesant sur les entreprises et leur remplacement, au besoin, par des contraintes non-inflationnistes marche bien. Ce type de transfert fiscal réduit les coûts de productions des entreprises nationales et augmente le prix des produits importés. Depuis quatre ans, les Allemands utilisent avec succès cette méthode et le chômage chute chez eux. Mais attention, en agissant ainsi, les Allemands relancent l’économie en Allemagne et accentuent la régression en France. Quand Nicolas Sarkozy propose de remplacer les charges sociales par la TVA sociale, il a raison. Mais, par contre, tous ceux qui proposent d’augmenter le Smic à 1 500 euros sont parfaitement suicidaires.
- Plus les contraintes d’un État sur l’économie sont inflationnistes, plus la banque centrale doit réduire la quantité de monnaie qu’elle met sur le marché pour limiter l’inflation à 2 %. Pour que la BCE puisse mettre plus de monnaie non inflationniste sur le marché, les 13 pays de l’Euroland doivent réduire leurs contraintes inflationnistes. Pour relancer, il ne faut pas demander à la BCE de mettre plus de monnaie sur le marché, il faut réduire sa propre politique inflationniste et laisser la BCE faire son travail. C’est la seule façon de relancer globalement l’économie en Europe.
Reste un énorme problème, français celui-là, malheureusement abordé par aucun candidat. Le 31 décembre 1998, la parité « irrévocable » du franc et de l’euro a été annoncée solennellement. 1 euro = 6,55957 francs. Ainsi a été créé entre douze pays un nouveau système à parité fixe, la monnaie commune, l’euro.
Ce système a un immense avantage : il permet d’échanger capitaux, services ou produits entre les douze pays (treize aujourd’hui) sans avoir besoin de changer de monnaie, créant ainsi une merveilleuse unité en Europe. Mais la monnaie unique n’est qu’un système à parité fixe particulier et elle en a l’inconvénient majeur. L’évolution des coûts de production doit être identique dans les pays ainsi unis, sinon les entreprises du pays dont les coûts de production progressent le plus rapidement perdent de leur compétitivité. Or, depuis 1998, les charges et salaires français progressent plus rapidement que les charges et salaires allemands. Les produits fabriqués en France deviennent de plus en plus chers par rapport aux produits allemands. Les Français achètent les produits allemands, tandis que les entreprises françaises n’arrivent plus à vendre.
Dès 1999, la France commence à perdre des parts de marché. Aujourd’hui, chaque trimestre, la balance commerciale française se creuse dangereusement, alors que la balance allemande affiche une santé éclatante. Les capitaux fuient la France et préfèrent l’étranger. Les entreprises françaises n’investissent plus et délocalisent. Le PIB français ralentit sa progression (1 % seulement en 2006). Le chômage (24 % chez les jeunes depuis 2004), la précarité et la pauvreté envahissent le pays, apportant avec eux des troubles sociaux de plus en plus nombreux. Grèves à répétition, émeutes, manifestations de rues, magasins pillés, voitures incendiées, attaques quotidiennes des services d’ordre.
La situation actuelle est socialement très dangereuse. Sans une modification très rapide des habitudes françaises et allemandes, la récession va succéder à la stagnation. On passera alors à des émeutes sanglantes. Or les Allemands ne suivront pas une politique plus inflationniste pour nous faire plaisir, et les Français sont loin d’être prêts à abandonner leur Smic national.
Une autre solution est possible. Le principe en est simple. Isoler géographiquement la France du reste de l’Euroland par un strict contrôle des changes. Taxer alors de 15 % tous les euros qui sortent de France et allouer 15 % à tous ceux qui y entrent. L’application pratique d’un tel principe est plus difficile… La reprise se fera alors immédiatement en France aux dépens du reste de l’Euroland. Une telle opération peut s’appeler une dévaluation de 15 %…
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Socialistes
Plus d’un quart des électeurs socialistes déclarent qu’ils voteront, dès le premier tour, pour François Bayrou.
Chiffres significatifs
Immigration > Selon l’Office statistique des Communautés Européennes (Eurostat), la hausse du nombre d’immigrés dans l’UE, en 2006, a été de 1 422 600 personnes, dont 636 000 (44,7 %) pour la seule Espagne.
Profits > Faye Turney, seule femme du groupe des otages anglais capturés en Iran, a reçu près de 250 000 dollars pour deux entrevues, l’une publiée par le Sun, l’autre diffusée par une télévision privée.
Poignardés > 52 adolescents sont agressés au couteau, à Londres, chaque semaine.
Désendettement > En 2006, le Brésil a dégagé un excédent budgétaire de 4 %. En 2002, il était considéré comme en cessation de paiement…
PAYS-BAS > Les Pays-Bas comptent 16 millions d’habitants, dont un million de musulmans.
Descente > En 1995, la France possédait le 14e revenu par tête des pays de l’OCDE. En 2005, elle avait rétrogradé au 17e rang, devancée par l’Irlande, la Finlande et le Royaume-Uni.
Pétrole > L’Alberta quadruplera sa production de pétrole d’ici 2020, plaçant le Canada au 4e rang mondial des producteurs d’or noir.
Islam > Chaque année, 3 000 personnes, en France, se convertissent à l’islam.
Mobile > 2 milliards de personnes – 1/3 de l’humanité – ont un téléphone mobile. |
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