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Pourquoi il faut parler d’Obama |
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Milliere Guy - mercredi 15 septembre 2010
obama, livres
Certains lecteurs m’ont écrit que je parlais trop d’Obama. J’ai, au contraire, le sentiment de ne pas parler assez du provisoire Président des États-Unis.
Je dois parler d’Obama comme je le fais, parce que je suis, en France, presque seul à le faire, et que, si je ne le faisais pas, certaines données seraient totalement passées sous silence.
Je le fais parce qu’Obama est sans aucun doute, comme je l’ai déjà noté, le pire Président qui ait jamais occupé la Maison Blanche, et un homme dangereux. Je le fais aussi parce que, dès lors qu’un homme tel qu’Obama arrive au pouvoir dans un pays qui est la première puissance économique, géopolitique et militaire du monde, les conséquences sont immenses et trop peu soulignées.
L’Europe a été libre et a vécu, pour l’essentiel, en paix depuis la Seconde Guerre mondiale parce qu’elle a été à l’abri du parapluie de la défense américaine, et nombre d’Européens, à force de vivre sous ce parapluie, ont oublié qu’il les protégeait. Or, l’Europe va, d’ores et déjà, très mal. Je n’ose imaginer ce qu’elle deviendrait si le parapluie américain venait à se refermer.
Le monde musulman, aux portes de l’Europe, a reposé pendant des années sur un fonctionnement où les pays alliés des États-Unis étaient récompensés et les pays ennemis des États-Unis étaient sanctionnés, ce qui, même si l’islam radical a gagné du terrain, a été un facteur permettant de refréner certaines ardeurs délétères : la remise en cause de ce fonctionnement est lourde d’ores et déjà de dangers extrêmes que nous ne faisons qu’apercevoir, et ceux qui ont aimé l’islam radical ces dernières années pourraient adorer son déferlement si la politique menée par Obama continuait sur la voie aujourd’hui tracée.
Le défaitisme actif pratiqué par Obama en Irak séduit peut-être quelques nostalgiques de Saddam Hussein, mais ceux-là devraient voir que ce défaitisme actif est pratiqué par Obama aussi en Afghanistan où des soldats français sont présents et se trouvent ainsi mis en danger.
À chaque fois que les États-Unis se sont, depuis au moins un siècle, retirés des affaires du monde, celui-ci est devenu plus dangereux et a vu s’aiguiser les appétits de divers dictateurs et de fanatiques.
Les États-Unis ont permis globalement, selon l’expression consacrée, un monde « plus sûr pour la démocratie » : Obama semble souhaiter un monde plus sûr pour les dictateurs et les fanatiques. Carter avait été jusque-là le Président le plus nul de l’histoire américaine, et cela avait abouti à la république islamique en Iran, à l’invasion de l’Afghanistan, à des avancées soviétiques en Afrique subsaharienne et en Amérique centrale. Clinton avait été un Président assez irresponsable, et cela avait permis à al Qaïda de se construire des bases d’entraînement dans les montagnes afghanes, et la formation de gens qui sont passés aux travaux pratiques ensuite à New York, Washington, Londres ou Madrid. Obama n’est pas seulement nul et irresponsable, il est imprégné d’idées dont la toxicité doit être mise au jour.
Il faut aussi toucher un mot des destructions infligées par Obama à l’économie américaine, qui ont des répercussions sur les économies de la planète et, donc, sur les économies européennes.
Comme sur d’autres sujets, je n’ai pas d’opinion : j’ai des faits et des documents. J’ai même tellement de faits et de documents qu’il m’arrive de vouloir ne plus les regarder tant ils suscitent mes craintes. Dès le moment où l’élection d’Obama a semblé inéluctable, j’ai écrit ce qui, à mes yeux, devait l’être, et je n’ai pas à retirer un mot de ce que j’ai écrit, hélas. Aux États-Unis, des livres accablants ont été publiés ces derniers mois que nul ne cite de ce côté de l’Atlantique.
Je citerai : « The Manchurian President » d’Aaron Klein et Brenda Elliott, « The Post-American President », de Pamela Geller et Robert Spencer, et « Deconstructing America » de Thomas Sowell. En France : rien. Sinon, outre l’ouvrage d'Évelyne Joslain, « De la déconstruction de la démocratie en Amérique », édité par Les 4 Vérités, le livre que je publie cette semaine : « La résistible ascension de Barack Obama ». La bibliographie à elle seule fait une trentaine de pages.
Nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Nul ne pourra dire, quand les conséquences seront flagrantes, qu’il n’y avait pas eu d’avertissement…
La résistible ascension de Barak Obama, Guy Millère
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Obama - De la déconstruction de la démocratie en Amérique, Évelyne Joslain
Les 4 Vérités Éditions
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