Gelé Gérard - vendredi 21 janvier 2011
fonctionnaires
Le gouvernement annonce la réforme des retraites, la vraie, globale, égalitaire, juste, pour cette année 2010-2011. Faudra-t-il travailler plus longtemps, cotiser davantage, élargir l'assiette, tenir compte de la pénibilité du travail qui peut varier plusieurs fois durant la vie professionnelle, etc ?
Outre ces questions importantes, la réforme veut établir les bases d'une législation jusqu'en 2050. Elle devrait s'attaquer à rendre plus justes et égaux les régimes de retraites des fonctionnaires et du privé. On sait depuis longtemps que les salaires moyens des fonctionnaires, à force de rattrapage, sont supérieurs à la moyenne de ceux du privé. D'aucuns arguent qu'il ne faut rien changer, selon le principe des acquis sociaux et qu'il ne faut pas opposer les fonctionnaires aux travailleurs du secteur privé.
Ce n'est pas une question d'affrontement, mais simplement une question de justice, d'égalité, de solidarité républicaine, entre un monde protégé dont l'emploi est garanti à vie, l'avancement à l'ancienneté et l'autre soumis à la compétition, au chômage, au mérite et qui se retrouve pénalisée pour le calcul de sa retraite.
Calculer la retraite des fonctionnaires sur les 25 meilleures années au lieu des six derniers mois ( comme dans le privé ) ferait chuter les pensions de 40 %*. En 2010, la retraite des fonctionnaires était supérieure de 66 % à celle du privé !
En fait le coût des retraites des régimes spéciaux des fonctionnaires représente le double que le coût de celles du privé : aux alentours de + 100 % ! A la charge des contribuables pour 60 % des prestations.
Explication :
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Les fonctionnaires et les régimes spéciaux entrent plus tard dans la vie active.
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Un pourcentage important d’agents prennent leur retraite à 50, 55 ou 57 ans par le jeu des bonifications, service actif, et autres statuts dérogatoires comme les surcotes…
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Ils cotisent faiblement.
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Leur durée de vie à la retraite est plus longue. Certains ont plus d’années de retraite que de cotisation.
Résultat : 82,9 % des français du privé doivent se contenter de seulement 60 % des sommes versées pour les retraites, alors que 17,1 % des français des secteurs public reçoivent 40 % des sommes perçu pour leurs retraite !
*Citation de la vice- présidente de la CFTC dans Les Echos
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