enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Principe de précaution et retard français


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
19 VOTES
984 LECTURES

Trémeau Bernard - jeudi 25 mars 2010


Avec la nanotechnologie, l’homme demande aux électrons, aux atomes ou aux molécules de produire ce dont nous avons besoin. Et ils le font sans jamais s’arrêter.
Avec la biotechnologie, l’homme demande aux cellules vivantes (Archées, bactéries ou cellules de nos organismes) de produire ce dont nous avons besoin. Et elles le font sans s’arrêter…

Une cellule vivante regroupe des milliards de molécules, sachant chacune faire un travail précis à l’intérieur de la cellule. Elles font ce travail en exécutant parfaitement les ordres que leur envoient les molécules d’ARN (Acide Ribo Nucléique) ou d’ADN (d’Acide Désoxyribo Nucléique).
L’homme fait travailler les Archées. Il y a 3,85 milliards d’années, la première cellule vivante, l’archée, est apparue sur la terre. Il n’y avait pas d’oxygène dans l’air, mais du gaz carbonique. L’archée a su se « reproduire » et des milliards d’archées ont pris dans le gaz carbonique (CO2) le carbone dont elles avaient besoin et ont rejeté dans l’air l’oxygène dont elles n’avaient pas besoin. Après des centaines de millions d’années, l’oxygène a remplacé dans l’air le gaz carbonique.

L’homme sait aujourd’hui faire vivre des milliards d’archées dans de grandes cuves pleines d’eau à une bonne température. Il les nourrit avec le CO2 rejeté par les usines.

Les archées produisent alors pour lui de l’oxygène en détruisant du gaz carbonique. L’homme fait travailler des bactéries vivant dans l’intestin d’une vache. Elles se nourrissent avec la cellulose de l’herbe que broient les vaches. Elles rejettent les su­cres dont elles n’ont pas besoin et que la vache peut absorber. L’homme met aujourd’hui de telles bactéries dans une cuve d’eau à bonne température. Il leur fournit un broyat d’herbes. Les bactéries se nourrissent avec leur cellulose et rejettent le sucre dont l’homme a besoin.

L’homme fait travailler des colibacilles, qui fabriquent de l’insuline. Il modifie d’abord leur génome. Il remplace la séquence responsable de la fabrication d’insuline du colibacille par la même séquence responsable de la fabrication de l’insuline chez l’homme. Il met ensuite ces colibacilles dans une cuve à bonne température et il leur fournit toute la nourriture dont ils ont besoin. Ces colibacilles fabriquent pour l’homme de l’insuline humaine, mille fois mieux tolérée que l’insuline synthétisée dans nos laboratoires. Et ceci depuis des années. Des milliers de petits diabétiques sont ainsi toujours en vie grâce au travail de ces colibacilles.

Le corps de tous les mammifères est composé de milliards de cellules, regroupées et spécialisées dans environ 200 organes différents (foie, cerveau, dents ou intestin) Tandis que le corps peut vivre plus de 100 ans, ses cellules, elles, ne vivent que quelques semaines, certaines quelques années. Chaque organe possède donc des cellules spécialisées qui renouvellent sans arrêt les cellules qui meurent. Ce sont les « cellules souches adultes ». Elles sont toutes les filles d’une unique cellule initiale résultant de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde : « la cellule souche embryonnaire ».

Aujourd’hui, on prend une cellule souche adulte fabriquant par exemple des cellules graisseuses. On la met dans une éprouvette. On lui donne la nourriture dont elle a besoin pour vivre et se reproduire. Elle se reproduit. On lui fournit alors exactement les mêmes molécules dont se nourrissait la cellule souche embryonnaire. On obtient ainsi une culture de cellules identiques à la cellule embryonnaire (appelées IPS : Induced Pluripotent Stem). Puis, on fournit à ces cellules IPS les molécules dont elles ont besoin pour devenir des cellules souches adultes de peau, de dent ou de cœur.

Et on les injecte ensuite au bon endroit. L’aveugle voit, le paralytique marche, le muet recouvre la parole, les dents repoussent ou les rides disparaissent. Et ça marche ! Pas en France où c’est encore interdit au nom du principe de précaution. Mais en Suisse, en Chine, en Corée du sud ou aux USA…

9 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site