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Progrès médical et faillite de la Sécu |
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Trémeau Bernard - mardi 07 juillet 2009
securite-sociale, retraites
L’assurance retraite, mise en place en 1945 avec la Sécurité sociale, est devenue un énorme gouffre financier. Au lieu de mourir à 65 ans, on meurt à 81 ans… Mais les fantastiques progrès réalisés par la médecine depuis 1945 coûtent très cher. L’assurance maladie est, elle aussi, devenue un énorme gouffre financier.
En 1945, en dehors de l’insuline et de l’aspirine, il n’y avait pratiquement pas de médicament efficace. La pénicilline, le premier antibiotique sorti, était encore un secret militaire des alliés. Il ne sortait à l’époque qu’un médicament efficace tous les 3 ou 4 ans… Il en sort aujourd’hui plusieurs par mois. La sortie d’un nouveau médicament coûte environ un milliard d’euros.
Depuis 1945, la chimiothérapie, les traitements hormonaux ou les traitements anti-coagulants sont arrivés. Ils empêchent un cancéreux ou un hypertendu de mourir. Mais ils exigent des hospitalisations fréquentes et un suivi régulier. Une journée à l’hôpital coûte bien plus cher qu’une journée dans un excellent hôtel.
En 1945, seule la « radiologie » existait. Depuis la radiothérapie, l’échographie, le scanner et l’imagerie médicale sont arrivés. Un scanner coûte plus cher qu’un avion. Et tous ces appareils qui prolongent la vie des malades exigent un personnel très compétent, donc très coûteux.
Depuis 1945, la réanimation est arrivée. Elle empêche un enfant qui naît sans cerveau de mourir et certains anencéphales atteignent aujourd’hui l’âge de 15 ans. Elle permet à une personne incapable de se nourrir de ne plus mourir.
Les personnes âgées sont en général dans une forme de plus en plus éblouissante. Mais les capacités intellectuelles de certains s’amenuisent progressivement : ils deviennent dépendants. En 1945, les très rares personnes devenues dépendantes restaient dans leur famille où elles vivaient peu de temps. En 2009, leur nombre augmente rapidement. Leur santé exige des soins de plus en plus complexes, qu’on ne peut plus donner à domicile. Elles sont hébergées dans des maisons de retraite médicalisées. Un mois dans une telle maison coûte 3 000 euros.
La naissance coûte cher. En 1945, la population de la France était essentiellement campagnarde. Les sages-femmes faisaient les accouchements à domicile. La mortalité maternelle et infantile était importante. Puis, de petites maternités, en général tenues par des sages-femmes, ont remplacé l’accouchement à domicile. La mortalité a diminué. Mais ces maternités n’avaient pas de bloc opératoire, ni d’anesthésiste. Les maternités ont alors été installées dans les hôpitaux disposant d’un bloc opératoire et du personnel sachant l’utiliser. Les petites maternités qui ne coûtaient pas cher ont disparu.
Enfin, les Français quittent la campagne pour aller massivement vivre en ville. Plus la ville est grande, plus les services qu’elle offre sont variés. Tandis que les maternités des grandes villes deviennent insuffisantes, les maternités des petites villes ont de moins en moins de clientes. Elles tournent au ralenti. Au bout de quelques années, les équipes médicales qui y travaillent connaissent moins bien leur métier : la moitié des maternités devient dangereuse et la mortalité remonte.
Il faudrait fermer ces maternités. Mais, depuis 1945, en France, c’est le maire de la ville qui est le patron de l’hôpital. Et si le maire, pour des raisons sanitaires évidentes, décide de fermer sa maternité, de nombreux électeurs le lui reprocheront. Le maire s’oppose donc à leur fermeture, en défilant au besoin dans les rues de sa ville. C’est la Sécu qui paye…
La chirurgie hospitalière subit la même évolution que l’obstétrique. Le système hospitalier français évolue un peu, heureusement. Mais il avance plus lentement que la tortue, alors que la technologie médicale bondit plus rapidement que le lièvre.Et c’est nous qui n’arrivons pas à combler avec notre argent le gouffre de l’assurance-maladie…
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Compétitivité
Pour la première fois depuis 2004, les coûts salariaux français ont augmenté en moyenne moins vite en 2008 que les coûts européens : 2,3 % contre 4,2 %. Notons tout de même que cette augmentation de 2,3 % recouvre une hausse de 2,6 % des salaires, mais aussi malheureusement une hausse de 1,6 % des charges sociales et fiscales pesant sur le travail…
Chiffres significatifs
Hospitalisation > 8,4 millions de personnes ont été hospitalisées dans un hôpital public en 2006.
Géant > L’homme le plus grand du monde est un Chinois de 27 ans, Zhao Liang, qui mesure 2,46 m !
Patrimoine > On estime le patrimoine immobilier de l’État à 49,3 milliards d’euros.
Faillites > Au cours du premier trimestre, 15 277 entreprises françaises ont fait l’objet de procédures de redressement ou de liquidation. Ce qui représente une hausse de 21,3 % par rapport au premier trimestre 2008…
pétrole > L’agence internationale de l’énergie estime que la demande mondiale de pétrole sera en recul de 2,8 % en 2009, pour atteindre 83,4 millions de barils par jour.
Exportation > Entre février 2008 et février 2009, les exportations françaises ont reculé de 21,4 % environ.
Agriculture > Dans le monde, environ 33,5 % de la population active travaillent dans l’agriculture. Dans l’Union européenne, ce chiffre n’est que de 3,7 % !
Banques > Au cours des quatre premiers mois de l’année, les États-Unis ont connu 29 faillites bancaires. Soit déjà plus qu’au cours de toute l’année 2008 ! |
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