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Protection des assassins garantie |
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Lance Pierre - jeudi 04 janvier 2007
peine-de-mort, chirac
M. Jacques Chirac, futur ex-Président de la République, présentera au Conseil des Ministres le 24 février 2007 un projet de loi visant à inscrire dans notre Constitution l’abolition de la peine de mort, par un article intégré dans le Titre viii et stipulant : « Nul ne peut être condamné à mort ». Or, ce Titre viii concerne uniquement l’organisation de l’administration judiciaire. La seule mention d’ordre juridique est « Nul ne peut être arbitrairement détenu ». Article d’ailleurs bafoué par certains juges d’instruction immatures qui embastillent à l’aveuglette des foules de présumés innocents, à l’exemple de Burgaud-la-Honte, que la lâcheté institutionnalisée a exonéré de toute sanction. (Alors que 69 % des Français voudraient sanctionner les juges - sondage « France-Soir »).
Lorsque François Mitterrand fut élu en 1981 Président de la République - avec le précieux concours de Jacques Chirac et de ses affidés -, l’une des premières décisions de la gauche triomphante fut d’imposer dictatorialement l’abolition de la peine de mort au peuple français qui n’en voulait pas. Cet acte de « despotisme d’Assemblée », initié par le super démocrate et grand défenseur d’assassins Robert Badinter, fut perpétré, bien entendu, avec la complicité empressée de Jacques Chirac et de ses sous-fifres. Car, au sein de la pseudo-démocratie française, il est entendu que les citoyens sont des rustres et des barbares, mais qu’ils ont la chance d’avoir le droit d’élire des députés d’élite qui sont presque tous professeurs, avocats ou médecins, donc civilisés jusqu’à la moelle et constituant une aristocratie éclairée que le monde entier nous envie !
Mais alors, puisque la dictature a fait son œuvre et que le peuple est bâillonné, pourquoi diantre vouloir inscrire cette forfaiture dans la Constitution ? Craindrait-on en haut lieu que le référendum d’initiative populaire, réclamé par de nombreuses et diverses formations politiques, ne finisse par voir le jour et ne mette à mal la garantie d’impunité offerte aux criminels les plus sordides ? A-t-on peur que les citoyens n’acceptent plus qu’on laisse en vie et qu’on nourrisse à leurs frais ces vraies bêtes fauves que sont les assassins d’enfants ? On sait que le lobby ECPM (« Ensemble contre la peine de mort ») déploie, avec le soutien de l’État chiraquien, une intense activité. D’ailleurs, ses adeptes ont protesté énergiquement contre la condamnation à mort de Saddam Hussein, ce tyran sanguinaire qui fit exterminer au gaz de combat des villages bourrés d’enfants. C’est dire quelle générosité habite ces bons apôtres, que je tiens quant à moi pour des idéologues insensibles dépourvus de toute humanité.
Mais au demeurant, que viendrait faire dans une Constitution nationale, censée édicter les règles essentielles de la vie politique, une mesure de dépénalisation qui est du ressort de la pratique judiciaire se satisfaisant des lois ordinaires ? On ne va tout de même pas faire entrer le Code pénal tout entier dans la Constitution ?
Dans tous les cas, étant donné que rien n’est plus facile que de modifier la Constitution, plus facile même que de faire voter une loi scélérate par une Assemblée à la botte, on discerne mal quelle garantie supplémentaire autre que symbolique un nouvel article constitutionnel apporterait aux assassins élevés en serre chaude. En revanche, je vois très bien comment cette nouvelle trahison du suffrage universel affaiblira plus encore notre ve République cacochyme et percluse, qui sucre les fraises et surtout les énarques.
Mais au fait, sommes-nous encore en ve République ? Rappelons que notre Constitution fut votée en 1958 puis en 1962 par le peuple tout entier. Mais depuis, la Constitution a été modifiée trente fois par la seule autorité de l’aristocratie parlementaire, dix fois réunie tout exprès à Versailles. De sorte qu’à mon avis, nous sommes en vie République depuis belle lurette, si toutefois nous sommes encore en République, ce qui est douteux. Si bien qu’en introduisant l’abolition de la peine capitale dans sa Constitution, on donnera peut-être le coup de grâce à la République française. Car s’il est une chose que l’Histoire nous apprend, c’est que les nations qui laissent leurs assassins survivre entrent dans un processus délibérément suicidaire.
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France Soir
Après l’échec de son retour à la télé, sur RTL9, l’animatrice Évelyne Thomas s’est rabattue sur France Soir, où elle anime une page quotidienne dédiée au dialogue avec les lecteurs. |
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