Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 16 février 2011
Dans le fonds des éditions Confrérie Castille, que les « 4 Vérités » ont acquis, et dont nous vous parlons depuis deux ou trois semaines, nous avons découvert quelques dizaines d’exemplaires d’un livre, que je crois très important, du colonel Rémy : « La justice et l’opprobre ».
Ce livre, écrit en 1950, fut réédité en 1991 par les éditions Confrérie Castille – dont le nom était celui du réseau de renseignements de Rémy.
La thèse en est bien connue. Elle réside dans une phrase de De Gaulle, citée par Rémy dans cet ouvrage : « Il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain aussi bien que la corde De Gaulle. »
Ce petit livre – qui est aussi un beau livre, magnifiquement relié – est le recueil de quelques articles et lettres écrits par Rémy et certains de ses correspondants (au premier rang desquels De Gaulle lui-même, qui tint à se désolidariser de Rémy) autour de cette thèse réunificatrice.
L’idée de fond est que la plupart des Français – à l’exception de quelques collaborateurs – avaient voulu la libération de la France et qu’il était absurde de considérer que 95 % des Français auraient désiré la victoire de l’Allemagne !
Au-delà du cas De Gaulle et du cas Pétain, que l’histoire jugera quand les esprits se seront un peu apaisés (mais hélas ! nous ne semblons pas près de cet apaisement si nécessaire), ce que proposait Rémy était de réunir les meilleurs fils de France, sans se préoccuper du choix pratique qu’ils avaient fait pendant l’Occupation pour servir la patrie.
À l’époque, il s’agissait de résister à la vassalisation de la France à l’égard de Washington ou de Moscou.
Mais cette guerre civile qui n’en finit pas continue à servir les intérêts de l’étranger et il faut savoir gré à un résistant aussi héroïque que Rémy d’avoir eu le courage de remettre en cause ses titres abondants pour travailler à la grande cause de la réconciliation nationale.
Pourquoi parler de cela aujourd’hui ? Parce que les méfaits du sectarisme des années 1944-1946 n’en finissent pas de pourrir le climat politique et social du pays. 60 ans après la libération, l’épithète « fasciste » est toujours censée clore toutes les discussions. Et on est susceptible d’être « fasciste » dès l’instant que l’on est un peu tiède à applaudir aux bienfaits du communisme diffus !
Car le problème est bien cet esprit de guerre civile, cet esprit subversif, instillé par le communisme.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le prétendu « parti des 70 000 fusillés » a été assez lent à résister, puisqu’il a commencé par saboter l’effort de guerre jusqu’à la défaite de mai 1940, avant de collaborer avec entrain – selon l’exemple du maître du Kremlin – avec le IIIe Reich. Mais le rôle tenu plus tard par le PC dans la Résistance, et surtout le rôle de l’URSS dans la victoire des Alliés, donnèrent un poids politique colossal à cette faction anti-française. Poids qui n’a hélas jamais diminué. Certes, il y a lieu de se réjouir des débâcles électorales du PC au cours des dernières années, mais il reste bien des partis ouvertement ou discrètement marxistes en France et, surtout, l’idéologie de la lutte des classes continue à gangrener les relations sociales.
Bien que ses chefs aient déserté, le PC a réussi à imposer le refus absolu de la réconciliation nationale. Et ce refus a été consciencieusement maintenu depuis plus de 60 ans. Y compris par les gouvernements dits de droite. Ne mentionnons que la scandaleuse repentance chiraquienne qui, si nous la prenions au pied de la lettre, signifierait que des millions de Français auraient collaboré avec l’ennemi à la déportation des Juifs.
Cet esprit anti-national continue, disais-je à servir les intérêts de l’étranger. De repentance en reptation devant tous les tyranneaux de la création, nous sommes priés d’accueillir toute la misère du monde en guise d’expiation. Et nous les condamnons à ne jamais s’intégrer, puisque notre pays est, paraît-il, « moisi » et peu ragoûtant (mais, alors, pourquoi attire-t-il autant de monde ?).
Oui, il est urgent d’écouter le colonel Rémy et de choisir la réconciliation nationale. Sans quoi la France est condamnée à brève échéance !
Colonel Rémy
La justice et l’opprobre
Confrérie Castille
110 pages – 22 €
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24, quai de la Marne 75164 Paris Cedex 19
(+ 5 € de port)
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