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Réduire les charges des entreprises est prioritaire


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Trémeau Bernard - mercredi 05 septembre 2007

economie
Le 30 août, Nicolas Sarkozy est l’invité de l’Université d’été du Medef. Il annonce qu’il va réduire les charges des entreprises. Il demande en échange aux entreprises d’investir. Donnant-donnant.

Le 30 août 2007, il installe la commission sur la libération de la croissance. Il insiste sur trois points qui lui semblent essentiels : Libérer le travail, augmenter la concurrence et accroître la compétitivité des entreprises.
Nous ne pouvons qu’approuver ces cinq prises de position.

Il faut réduire les charges de nos entreprises pour qu’elles redeviennent compétitives
. C’est absolument indispensable et très urgent. Depuis l’euro, depuis 1999, les charges salariales, fiscales ou légales écrasant les entreprises françaises augmentent bien plus rapidement que celles des autres pays de l’Euroland. Les coûts de production français augmentent bien plus rapidement que les coûts de production européens. Les Français achètent donc de moins en moins de produits français et de plus en plus de produits étrangers. Les entreprises françaises n’investissent plus en France, mais à l’étranger, là où l’on peut faire des bénéfices. Or, sans investissement de productivité, il n’y a pas d’augmentation possible du pouvoir d’achat.

La situation s’aggrave tous les mois et devient très dangereuse, car lorsque le chômage dépasse la barre des 20 %, des troubles sociaux apparaissent systématiquement dans tous les pays, parfois jusqu’aux émeutes. Or, le chômage des jeunes dans nos banlieues est de 24 %. La situation est explosive. Il faut donc réduire très rapidement les charges des entreprises françaises et imiter sans hésiter ce qu’a fait l’Irlande en 1985 ou l’Allemagne en 2004.

L’exemple irlandais est le plus démonstratif des deux. (Voir les statistiques de l’OCDE, reprises et analysées par <www.workforall.org>)
L’Irlande a abandonné en 1985 la politique keynésienne qu’elle suivait et, pratiquement, aujourd’hui, la France est le seul pays développé du monde à s’accrocher à cette politique, sous la pression des archéo-socialistes.

La part de l’État dans l’économie irlandaise atteignait alors 50 %, (France actuelle 53 %). Or toutes les fois que la part de l’État atteint 50 %, la progression du PIB se situe en dessous de 2 % (travaux de Armey, Gwartney ou Laffer). La croissance du PIB irlandais était donc en 1985 inférieure à 2 % (France actuelle 1,7 %). Avec une croissance aussi faible, le chômage est inévitable et il atteignait 16 % en Irlande (France actuelle 9 % + le RMI).

De 1985 à 2001, en 16 ans l’Irlande a radicalement modifié sa politique fiscale.
Elle a baissé de 37 % à 19,3 % l’impôt sur les salaires et de 50 % à 16 % l’impôt sur les bénéfices, deux impôts payés par les entreprises. Sans augmenter par ailleurs les autres impôts du pays.

En toute logique comptable, le déficit budgétaire irlandais aurait dû augmenter. C’est l’inverse qui s’est produit car, à partir d’un certain seuil -30 % - une augmentation de l’impôt aboutit à une diminution des recettes fiscales, pour de multiples raisons (effet Laffer).
La progression du PIB est immédiatement repartie et elle s’est située aux environs de 5,6 % par an. Le chômage a disparu et l’Irlande importe aujourd’hui de la main-d’œuvre française, y compris par Internet.

La dette publique de l’Irlande est passée de 111 % du PIB en 1986 à 30 % en 2002
. Les rentrées fiscales irlandaises ont pratiquement doublé depuis 1985 (x 1,9) Comme les ressources fiscales ont fortement augmenté, les dépenses sociales ont suivi. Les allocations familiales irlandaises ont augmenté de 184 % en 8 ans, de 1989 à 1997. Ce qui explique en partie la natalité irlandaise.
Le chômage des jeunes Français atteignant 24 % et les entreprises françaises étant de moins en moins compétitives, il est urgent d’abaisser brutalement et fortement les charges des entreprises françaises. On pourra ensuite voir quelles autres réformes économiques mettre en place pour pousser les entreprises à investir.

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En bref
Dette

La dette publique du Royaume-Uni s’élève à seulement 42 % du PIB britannique, c’est-à-dire à un niveau de 22 points inférieur à celui de la France.

Chiffres significatifs
Administration > En Espagne, les dépenses des administrations publiques représentent 38 % du PIB, contre 54 % en France.

Recherche > La Suède consacre 4 % de son PIB à la recherche, la France 2,1 %.

École > Selon le Haut Conseil de l’Éducation, 40 % des élèves sont en difficulté à la sortie du CM2.

Psychiatrie > Le nombre de patients dans les hôpitaux psychiatriques français a augmenté de 50 % en 15 ans.

Immobilier > Depuis janvier, plus de 1,1 million de procédures de saisies immobilières ont été déclenchées aux États-Unis.

Contrefaçons > Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20 % venaient de Chine.

Emploi > En Allemagne, près de 100 000 postes qualifiés n’ont pu être pourvus en 2006 et, dans les prochaines années, il faudra 40 000 ingénieurs supplémentaires par an pour compenser les départs en retraite.

Défense > Le ministère de la Défense assumera 6 037 des 22 700 suppressions d’emplois de fonctionnaires inscrites au budget 2008.

Météo > Ayant une faible pluviométrie - 2 200 m3 d’eau/habitant, 25 % de la moyenne mondiale - la Chine dispose du plus grand équipement mondial de météo artificielle : 7 100 canons, 4 991 lance-fusées, une trentaine d’avions.




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