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Réformer le ministère de l’Agriculture |
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Barrucand Pierre - mercredi 21 février 2007
Certains ministères anciens et dotés d’une administration propre sont amenés à conserver des principes et politiques spécifiques sous le prétexte de technicité. Ce qui est d’autant plus facile que les hauts fonctionnaires qui les dirigent se recrutent généralement par une sorte de cooptation, le jugement de leur capacité ou compétence dépendant largement de leur adhésion à ces principes quelles que soient leurs opinions politiques.
En pratique, les ministres, en supposant qu’ils le désirent, ont beaucoup de mal à faire passer leurs idées qui risquent même d’être pratiquement oubliées quelque temps après.
Les cas les plus typiques sont l’éducation nationale et l’agriculture. Dans ce dernier cas, le ministère est ainsi devenu une véritable principauté, presqu’indépendante de l’État et particulièrement autoritaire et même despotique, les agriculteurs perdant presque toute leur indépendance, notamment grâce au système des subventions.
Il y a des raisons de craindre qu’un libéralisme total n’ait des conséquences assez fâcheuses, notamment pour la démographie rurale, encore que celle-ci ait déjà été mise à mal par la politique actuelle entraînant un exode rural. Mais entre certains risques possibles et un dirigisme extrême, il y a un monde.
De plus, la principauté tend a s’étendre au-delà de ses frontières naturelles. C’est ainsi qu’elle gère la protection animale, les forêts et détient un enseignement supérieur spécifique : les écoles vétérinaires et même un institut de recherche, l’INRA.
Pour des raisons historiques amusantes l’équitation (dépendant du premier ministre) lui échappe ainsi que la Meunerie ! (Éducation Nationale).
Le cas des écoles vétérinaires est assez dramatique : il y en a quatre, toutes recrutant leurs élèves par concours, recrutement très insuffisant alors que l’on manque de vétérinaires et que de nombreux volontaires doivent aller (grâce à l’Union Européenne) en Belgique.
Et surtout, la discipline concernée est évidemment en voisinage étroit avec médecine, biologie et zoologie. Il y a là une absurdité dommageable à tous !
Mais ce n’est là qu’un aspect d’une suite de véritables exactions allant jusqu’aux plus infimes détails. Ainsi une société pharmaceutique désireuse d’acquérir des terrains pour la culture de certaines plantes, notamment le gingko biloba, se heurta à de telles difficultés qu’elle décida d’installer ses plantations aux USA où elle fut accueillie à bras ouverts !
La chose est d’ailleurs ancienne ; ainsi, nous apprend F. Spindler, il y a déjà longtemps qu’un directeur nommé Quettet, décida, seul, de faire disparaître une race de vaches, les éleveurs contrevenants étant privés de subventions !
D’une manière générale, les races régionales furent longtemps persécutées, certains éleveurs ayant même dû pratiquer une sorte de clandestinité. Apparemment la notion de biodiversité est en horreur à la principauté !
Enfin, certains ayant voulu élever des autruches, des bisons ou des cerfs, ce qui était des expériences très intéressantes, celle-ci voulut le leur interdire ! Il fut aussi un temps où le Ministère voulait interdire la publicité et l’étiquetage sur les œufs de poules élevées en plein air.
Heureusement, la commission européenne lui rappela quelques idées sur la liberté. D’une manière générale d’ailleurs, il faut se louer de d’intervention de l’Europe dans ce domaine, limitant un autocratisme absurde.
Par ailleurs, le Ministère a toujours été hostile à l’agriculture biologique même si elle est très rentable.
Il faudrait également parler ici des excès du remembrement, limitation forte du droit de propriété, peut être parfois justifiable, mais quand même !
Et aussi de décisions malfaisantes et absurdes, telles la destruction des haies qui a entraîné des tas d’inondations, et que l’on s’efforce actuellement de reconstituer.
D’une manière générale, la plupart des décisions du Génie Rural sont mauvaises, coûteuses et ineptes et sa fusion avec les Eaux et Forêts, généralement plus raisonnable (encore que parfois !...) une chose regrettable.
Il est temps de réformer profondément le ministère français de l’Agriculture, de lui apprendre à écouter les autres et pas seulement quelques intérêts privés, a modifié sa « philosophie ».
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Accusé
La Confédération paysanne ayant reculé aux élections dans les chambres d’agriculture (-7,2 %), ses dirigeants départementaux stigmatisent José Bové, son ex-
leader.
Divers faits
Changement á Frank Tapiro, le publicitaire de l’UMP, a été écarté de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au profit d’un autre publicitaire, François de la Brosse.
Anticatholicisme > En France, les églises sont de plus en plus souvent incendiées - comme récemment, près de Nice - et les cimetières catholiques profanés, sans susciter les protestations officielles, réservées aux atteintes aux mosquées.
Rebond á Dominique de Villepin veut se présenter aux prochaines législatives, peut-être à Évreux, circonscription du président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, que son départ au Conseil constitutionnel libérera.
Armée > La mobilité géographique des militaires étant deux fois plus importante que celle des autres agents de l’État, le taux de chômage de leurs conjoints est supérieur à la moyenne nationale.
Paradoxe á Maître Francis Szpiner, avocat de la Mosquée de Paris contre Charlie-Hebdo dans le procès des caricatures de Mahomet, représentera néanmoins la famille Halimi au procès contre Youssouf Fofana et ses complices, des Noirs musulmans antisémites qui torturèrent à mort le jeune Ilan.
Fusion > Un grand immeuble en construction à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, abritera l’organisme résultant de la fusion prochaine des RG et de la DST. |
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