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Relance : nous allons dans le mur à toute allure |
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Rouxel Jean - mercredi 14 janvier 2009
economie, collectivisme
La classe politico-médiatique française est décidément curieuse ! On la savait massivement intoxiquée de socialisme. Mais, en ce moment, elle se surpasse !
Les commentaires qui vont bon train au sujet de la crise et des « solutions » politiques sont en effet exemplaires de la pensée unique socialiste (voir l’article d’Alain Dumait en p. 2), de l’incohérence et de l’irresponsabilité des médias français. Je n’insiste pas sur l’aspect pensée unique socialiste. Mais, l’incohérence et l’irresponsabilité doivent elles aussi être dénoncées.
En gros, la pensée unique se résume à ceci : pour lutter contre la crise, il faut relancer les déficits publics pour favoriser la consommation privée. Et, tout spécialement, pour favoriser la consommation à crédit.
Pourtant, les médias post-soixante-huitards n’ont pas cessé de seriner leur dégoût de la société de consommation. Même ceux qui n’adhéraient pas ouvertement à « l’altermondialisme » (c’est-à-dire au mondialisme collectiviste) n’arrêtaient pas jusqu’à une date récente de nous culpabiliser pour notre consommation effrénée.
On voit à présent le vrai visage de cette critique de la société de consommation. Ce n’était pas la consommation qui était en cause, mais bien la société libre. Nos braves journalistes de la grande presse se moquent totalement de la planète ou du sort des pays du Sud. Ce qui les motivait, c’était bien d’imposer par la loi un collectivisme plus profond que celui de Staline.
Leur apologie de la relance par la consommation les démasque. Ils sont en fait des « accros » de la consommation, mais aussi des inconditionnels de l’esclavage collectiviste.
Cette idéologie délétère reprend ainsi ce qu’il y a de pire dans nos sociétés occidentales (la consommation effrénée, le goût immodéré du crédit et, par conséquent, l’insouciance pour les générations futures et le mépris de l’épargne), en l’associant à un collectivisme stalinien sournois.
Mais cette idéologie, déjà criminelle en temps normal, est absurde dans la crise que nous traversons. Chacun s’accorde à dire que cette crise est une crise du crédit et de l’argent virtuel. Ce qui a déclenché la crise est le goût de l’argent facile et les « bulles » financières, donc l’argent virtuel, non gagé sur l’épargne.
Eh bien ! voici la réaction de nos « élites » : il faut encore plus d’argent virtuel, encore plus de consommation à crédit, donc encore plus de « bulles ». Autrement dit : la direction est mauvaise, accélérons pour foncer plus vite dans le mur…
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Chiffres significatifs
Téléchargement > Les Français ont dépensé 120 millions d’euros pour télécharger légalement de la musique, des vidéos ou d’autres fichiers culturels sur internet.
Repas > 12 % de la population française prépare à son domicile son repas de midi pourtant consommé à l’extérieur.
ORDINATEUR > En juin 2008, 67 % des Français de plus de 18 ans avaient au moins un ordinateur chez eux, contre 64 % en 2007.
FUMEURS > La France compte 30 % de fumeurs, soit un peu plus que la moyenne européenne (28 %).
Caspienne > La mer Caspienne est le plus grand lac salé du monde avec 371 000 kilomètres carrés.
LIVRET A > La France compte acutellement 46,2 millions de livrets A, mais seulement 37 millions de détenteurs recensés (alors que la loi interdit la détention de deux livrets) !
Démographie > 50 % des habitants de la bande de Gaza ont moins de 17 ans. En Israël, l’âge médian est de 29 ans. Et, en France, il atteint 39 ans…
Immigrés > En 2006, les immigrés résidant aux États-Unis ont envoyé à leurs différents pays d’origine la somme globale de 42,2 milliards de dollars, loin devant les immigrés résidant en Arabie Saoudite (15,6 milliards), la Suisse (13,8 milliards), l’Allemagne (12,3 milliards) et la Russie (11,4 milliards)… |
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