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Religions : Entre l’Islam et l’Opus Dei (suite)


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Lance Pierre - mercredi 24 mai 2006


Je vous ai exposé dans notre numéro précédent (“Les 4 Vérités” N° 544 du 19 mai) les raisons de l’opposition de certaines organisations catholiques au film « Da Vinci code », tiré du roman de Dan Brown. Ce qui m’a amené à vous parler de l’Opus Dei et de l’inquiétante influence de cette secte intégriste sur la politique du Vatican.

Il m’a fallu, à titre exceptionnel, traiter ce sujet sur deux numéros, car l’affaire est cruciale, en ce qu’elle figure dans les prémices de la guerre de religions qui nous menace. (À ceux qui voudraient pouvoir séparer la fiction de la réalité dans l’œuvre de Dan Brown, je conseille le livre de Sharan Newman « La vérité historique derrière le Code Da Vinci » - Guy Trédaniel Éditeur).
Voyons maintenant dans quel contexte psychologique vient s’inscrire la tentative de l’Opus Dei, déjà presque réussie, de « phagocyter » l’Église catholique romaine.

Un certain nombre d’Européens, et plus particulièrement de Français, très inquiets à la fois de la montée de l’islamisme radical, d’une immigration musulmane massive et du projet insensé d’accepter la Turquie dans l’Union européenne, sont tentés de redonner vigueur au christianisme, espérant le voir dresser un rempart devant la menace d’islamisation de leurs pays.
Je suis convaincu que c’est une grave erreur, mais il m’est difficile de paraître objectif, puisque je suis un adversaire déclaré de toutes les religions, christianisme inclus. Pourtant, si j’avais été un Polonais sous Jaruzelski, je serais allé à la messe auprès des amis de Solidarnosk, parce que l’Église était alors à Varsovie un pôle de résistance à l’oppression communiste et que tout homme libre, fut-il athée, devait être solidaire de cette résistance.

Encore ne faut-il pas oublier que ce sont les ouvriers de Gdansk qui initièrent cette résistance derrière Lech Walesa, alors que l’Église polonaise pactisait avec le pouvoir communiste et qu’elle mit quelque temps à emboîter le pas aux ouvriers, qu’elle s’ingénia finalement à coiffer.

En toute époque et en tous pays, les hiérarchies religieuses ont toujours été tentées de s’entendre avec le pouvoir politique conquérant ou despotique (sauf évidemment lorsque celui-ci les persécutait à outrance, comme l’Église à ses débuts sous Néron ou Marc-Aurèle ou beaucoup plus tard sous Robespierre ou sous Staline), parce qu’elles croient toujours parvenir à l’infiltrer ou à le duper, voire même à lui échanger leur influence contre une participation à la domination du peuple. C’est ce que fit l’Église avec Constantin puis avec Clovis et cela lui réussit fort bien.

De nos jours, si l’islamisation de l’Europe devait atteindre un point de non-retour, je ne doute pas un instant que nos curés pactiseraient avec les imams. On vient d’en voir tout récemment les prémices avec ces prêtres et ces pasteurs qui se sont rangés aux côtés des marxistes pour demander la régularisation des sans-papiers, ce qui reviendrait à ouvrir les vannes au torrent de l’invasion. Ce comportement aberrant ne peut s’expliquer, à mon sens, que de deux façons : soit il s’agit d’esprits déstructurés si complètement imprégnés du mythe de « l’amour universel » qu’ils ne sont plus capables de discerner et de respecter la réalité des patries, soit ce sont des calculateurs déjà affairés à planter des jalons pour une collaboration future avec les envahisseurs. En tout cas, j’espère que ces trahisons ouvriront les yeux des candides qui espèrent trouver dans le christianisme de quoi résister à l’Islam.

J’avais d’ailleurs, dans un article plus ancien, proposé à nos lecteurs de faire ce test : Posez donc cette question aux prêtres de votre connaissance : « Vous sentez-vous plus proche d’un Européen athée que d’un musulman ? » C’est curieux, je n’en ai jamais eu de nouvelles. Je parie qu’aucun de nos lecteurs catholiques n’a osé poser la question à son curé, par crainte sans doute d’entendre la réponse…

Ce que nous devons redouter pour l’avenir, c’est de voir l’Occident tomber sous la coupe d’une nouvelle dictature catholique de l’Opus Dei, sous prétexte de faire échec à une dictature islamique, un peu comme ces pauvres Vietnamiens qui, sous couvert de lutter contre le colonialisme européen, se livrèrent eux-mêmes pieds et poings liés à la dictature communiste.
N’oublions jamais que les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis.

Site de Pierre Lance : http://assoc.wanadoo.fr/lerenouvelle/pub


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