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Réponses sur Bush et la guerre pour la civilisation |
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Milliere Guy - mercredi 07 février 2007
irak, etats-unis
J’ai reçu divers courriers suite à mes articles sur la doctrine Bush. J’entends répondre ici brièvement concernant les points les plus importants.
1) Je sais ce que c’est que perdre un être cher. J’ai de nombreux amis aux États-Unis, y compris dans des familles de soldats. Toute vie humaine est infiniment précieuse. Choisir de défendre son pays et la liberté comporte des risques et peut impliquer des douleurs. L’alternative est la servitude et l‘acceptation de la terreur. Chacun souhaiterait vivre dans un monde sans fanatiques et sans totalitaires. Nous ne sommes pas dans ce monde-là.
2) L’opinion publique peut fluctuer. On ne gouverne pas avec les sondages, mais en inscrivant son action dans la durée. Le second mandat de Bush prend fin en janvier 2009. Il est, jusque-là chef des armées et garant de la sécurité du pays. La situation où un Président gouverne avec un Congrès d’une autre couleur politique n’est pas nouvelle aux États-Unis.
3) Une guerre ne peut se juger qu’à son terme. Elle s’achève par une victoire de l’un et la défaite de l’autre. On ne peut préjuger de l’issue avant la fin. La campagne contre les armées nazies en Europe en 1944-1945 a connu des épisodes divers, des erreurs et des revers. Elle a été menée jusqu’au bout. Tout simplement parce qu’il n’y avait pas le choix. Le nazisme devait être détruit. L’alliance, imposée par les circonstances, avec Staline a fait qu’il a fallu, hélas, quatre décennies encore pour abattre le léninisme. Aujourd’hui, les islamistes ont déclaré la guerre à la civilisation. Il n’y a pas d’autre choix que de mener la guerre. L’alternative serait la capitulation, avec toutes ses conséquences.
4) La façon dont on rend compte des faits conduit à insister sur ce qui se voit et à ignorer ce qui ne se voit pas. Les attentats en Irak se voient. Les milliers de vies sauvées par la destruction des nids terroristes ne se voient pas : on ne peut montrer des carnages qui n’ont pas lieu.
Les morts qu’on voit et ceux qu’on ne voit pas
On voit la situation en Irak. Mais on n’imagine pas ce qui se serait passé en Occident si al Qaida, Saddam Hussein et les islamistes avaient eu les mains libres depuis septembre 2001. Un ami californien me disait voici quelques mois que des millions de gens avaient oublié l’horreur du onze septembre, et je pense que c’est exact.
5) La façon dont l’information est traitée, particulièrement en France, influe sur le regard que les populations portent sur la situation. Les attentats en Irak ont lieu dans deux provinces et quelques quartiers de Bagdad. Ils ne touchent pas tout le pays. Les terroristes savent qu’ils doivent influer sur les opinions occidentales, et il est répugnant de voir que des journalistes servent de porte-voix au terrorisme.
6) Les motifs de ceux qui, en France, parlent de « bourbier » m’échappent en partie. Je comprends les ennemis de la civilisation situés à gauche et à l’extrême-gauche : ils ont toujours, ou presque, été du côté des totalitaires. Je comprends les gens d’extrême-droite : l’islamisme est opposé à la liberté, comme eux. Je comprends très partiellement les nationalistes et les gaullistes : ils détestent l’Amérique, je sais, mais comment ne peuvent-ils voir qu’une victoire des islamistes au Proche-Orient serait aussi une victoire des islamistes en Europe ? Pensent-ils que, s’ils se courbent devant les islamistes, ceux-ci les traiteront comme des amis ? Je vois là beaucoup de myopie et de débilité. Peut-être de la lâcheté : mieux vaut se soumettre que se tenir debout, semblent-ils songer…
7) Le parti démocrate cède à l’irresponsabilité, comme au temps du Vietnam. Il cherche à servir ses intérêts électoraux en faisant peu de cas de l’héroïsme de milliers de soldats, et peu de cas aussi de la sécurité de l’Amérique et du monde. Cette tactique le servira peut-être de façon temporaire, mais le déshonorera à moyen terme. Les partisans du cynisme ne tirent aucune leçon de l’histoire et semblent ne pas voir qu’il n’y a pas de pactisation possible avec les fanatiques et les totalitaires.
Si Hitler avait été arrêté en 1936, des millions de vies auraient été sauvées. On aurait pu dire qu’Hitler n’était pas dangereux : il n’avait pas encore provoqué le cataclysme…
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Entre-deux
«Les classes moyennes sont trop pauvres pour profiter des aides fiscales, et trop riches pour toucher des aides sociales.»
Jérôme Chartier,
député UMP du Val d’Oise
SIC
Gauche «Plus les jours passent, plus je prends la mesure de l’étendue de la corruption intellectuelle et morale qui affecte la gauche de ce pays.»
Robert Redeker
Ségolène «Si elle se met à dévisser dans les sondages, elle ne se rattrapera pas.»
Dominique Strauss-Kahn,
Amitié «J’ai de l’amitié pour François Bayrou et j’espère que, le moment venu, il participera au rassemblement autour de Nicolas Sarkozy pour gagner la présidentielle.»
Christian Blanc, député UDF
Signatures «François Bayrou appuie sur un bouton et il a ses signatures, alors que l’ensemble de mon mouvement est sur le terrain pour aller les chercher.»
Marine Le Pen
Ignare «Ségolène Royal, c’est une inculture de taille encyclopédique, une sorte de trou noir de la science, une ignorance crasse.»
Louis Mexandeau, ancien ministre socialiste,
Nullité «Ce n’est pas Ségolène Royal qui est en cause, c’est le PS qui n’a pas fait l’effort de modernisation de sa pensée.»
François Fillon, sénateur UMP
Autodestruction «En relativisant la morale et en affirmant l’équivalence des cultures, nombre de vos intellectuels empruntent, sans même s’en apercevoir, les chemins de l’autodestruction.»
Ayann Hirsi Ali, ex-députée hollandaise d’origine somalienne |
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