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Réveil identitaire contre démagogie clientéliste


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Audabram Pierre - mercredi 02 mars 2011

2012
Les impératifs du clientélisme démocratique s’accommodent mal du vrai courage politique.
Ceux qui pensent mériter un destin national – c’est-à-dire pratiquement toute la classe politique – sont déjà en campagne pour les présidentielles. Mais y a-t-il eu un moment de l’histoire où ils n’ont point été en campagne ?

Il est opportun de citer l’exemple d’Hugo Chavez, soigneusement caché par tous les gros médias, et qui a récemment fait preuve d’un vrai courage politique pour résoudre les problèmes causés par les inondations dramatiques qui ont touché le Venezuela en décembre 2010. Du jour au lendemain, il fit voter des lois d’exception lui assurant des pouvoirs spéciaux permettant de se porter au secours des milliers de sans-abri, allant même jusqu’à faire vider le palais présidentiel, transformant ponctuellement celui-ci, pour y loger une soixantaine de personnes. Un autre, au moment de la catastrophe de Katrina en 2005, s’était contenté de survoler les lieux…

À propos de courage politique, Ivan Rioufol n’écrivait-il pas le 25 janvier, dans son blog, un article intitulé : « Sommes-nous encore capables de nous bat­tre ? » Je le cite : « Mais il me paraît difficile, pour une démocratie, confrontée à un danger réel pour ses libertés, de ne pas être obligée, à un moment, de transgresser ses propres valeurs, au titre de la légitime défense. L’angélisme serait la pire des attitudes. » Comment un être doué de bon sens pourrait-il ne pas être d’accord avec lui ?

Il se trouve que, justement, les peuples européens semblent rapidement retrouver ce bon sens salvateur. Pour ce qui concerne notre électorat, on sent bien qu’il s’éloigne des têtes de gondoles élyséennes, vestiges du monde d’avant, dont il ne peut rien attendre.

Dans cette campagne présidentielle à l’échéance encore bien lointaine, compte tenu de la situation, qui donc est potentiellement capable, demain matin, de faire preuve de courage politique et de prendre la ou les décisions qui lui mettront tout le monde à dos pour sauver le pays ? Personne !
Laissons donc reposer en paix les déjà morts, pour rester attentifs, durant les semaines et les mois qui viennent, à l’inattendu providentiel qu’il nous est permis d’espérer trouver sur notre route.

Car, avec le Maghreb et le Moyen Orient qui s’embrasent, les événements s’accélèrent, lourds de menaces pour l’Euro­pe, et pour la France en particulier.

Abordant ces soulèvements qui n’ont rien de spontané, le Cen­ter for Research on Globa­lization nous mettait en garde le 27 janvier, sous la plume d’Andrew Gavin Marshall, par une étude au titre explicite que je traduis : « Sommes-nous en train d’assister au début d’une révolution globale ? »
La première phrase donne le la : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, presque toute l’humanité est politiquement active, politiquement consciente et politiquement interactive… ». On comprend que notre avenir se joue en ce moment même, d’autant plus que nos vieux peuples d’Europe sortent à point nommé de leur léthargie.

Car l’opinion ne saurait être façonnée par les seuls valeureux soldats du dialogue éternel qui campent sur les plateaux télé et sous les ors de la République ! L’histoire peut sembler taquine, mais les ressorts du réveil identitaire français et européen ne leur doivent rien, mais doivent tout aux excès qui n’ont cessé d’être commis dans tous les domaines et depuis tant d’années, excès qui ont tant pesé sur le quotidien du Français et de l’Européen de souche, cumulant ainsi, puisée dans la douleur de chacun, une énergie gigantesque allant nourrir un inconscient collectif prêt à leur éclater à la figure !

Après l’afflux massif de réfugiés tunisiens sur la petite île de Lampedusa, est-il si difficile d’imaginer que cet épisode n’est que l’avant-garde de ce qui nous attend ?

Qui donc, alors, aura le courage politique de prendre les mesures qui s’imposent et de rendre caducs un certain nombre d’accords inconsidérément signés depuis trente ans en catimini par les instances européennes, par la France, et par un nombre non négligeable de représentants de la société civile, dans le cadre du dialogue Euro-Méditerranée ?

Dans son livre « Eurabia », Bat Ye’Or nous avait prévenus du danger. Faute de l’avoir écoutée, notre situation d’Européens rappelle celle du « Camp des Saints » de Jean Raspail. Et, si ce n’est pas le cas, cela y ressemble…

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En bref
Ingérence (1)
 «Sur la Côte d’Ivoire, on m’a accusé d’ingérence parce que j’ai demandé le respect du scrutin. Et, sur la Tunisie, où il n’y a pas eu d’élection, on m’a reproché mon absence d’ingérence…»
Nicolas Sarkozy

SIC
Ingérence (2) «La France reste fidèle aux deux principes fondamentaux de sa politique étrangère : la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain, le soutien à la démocratie et à la liberté.»
Alain Juppé

Justice (1) «Attention à ce qu’un juge d’application des peines ne défasse pas systématiquement les décisions d’un tribunal souverain. Je conteste un aménagement systématique des peines.»
Éric Ciotti, député UMP

Justice (2) «La justice n’est pas à l’abri des critiques. Clairement, ce qui manque aujourd’hui, c’est une loi permettant d’engager la responsabilité des magistrats.»
Gilbert Collard, avocat

FN «Je suis de ceux qui sont sans complexe dans la reprise des thèmes du FN… Sur la sécurité par exemple. Il ne faut pas craindre non plus de parler de reconquête industrielle. Je viens de me prononcer en outre pour la sortie de l’euro. Il faut aussi oser parler de l’islam, tendre la main aux musulmans sans laisser de place aux dérives intégristes…»
André Gérin, député communiste

Mariage «Si deux hommes ou deux femmes s’aiment et ont envie du mariage, pourquoi le leur refuser ? C’est une vraie frustration de ne pas avoir le choix. L’homo­sexualité n’est ni une qualité, ni un défaut. Homo­sexuels et hétérosexuels doivent être mis dans la même catégorie, celle des humains.»
Christophe Girard,
adjoint au maire de Paris




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