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Roms : un cléricalisme dévoyé et ridicule


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Courrier - mercredi 25 août 2010

immigration
Les médias et la gauche se sont emparés des déclarations du curé lillois protecteur des Roms et de son renvoi de sa décoration de l’ordre du mérite.

Je prie le ciel, a-t-il dit, que Nicolas Sarkozy ait une crise cardiaque. Le Pape, les évêques, les prêtres le relayent, prêchent dans les églises la nécessaire hospitalité pour les étrangers (les Roms et les autres) et le dégoût d’une politique qui tente de les renvoyer dans leur pays.

C’est une illustration de la confusion du religieux et du politique qui, au cours des siècles, a vu des hommes d’Église prendre le vent et soutenir avec le même élan les rois et le peuple, les grands et les petits, les vertueux et les vicieux, les tyrans et les victimes… On se souvient de l’admiration béate de nombreux dominicains pour Mao Tsé Toung… Attitude caractérisée par la revendication de la bonne conscience des clercs accompagnée de leur abyssale naïveté. Nous voilà au stade ultime : celui de la perversion de la doctrine chrétienne.

C’est en effet pathétique et odieux à la fois de mettre la religion chrétienne et sa revendication principale, l’amour d’autrui, au service de gens qui revendiquent l’athéisme et détruisent la foi. Une fois de plus, voici le christianisme utilisé comme une arme politique. L’Église l’a dit, affirment tous les médias : Sar­kozy est un voyou, un salaud et un assassin… La condamnation est tombée urbi et orbi.

Je compare le christianisme en France à un agonisant, ses ennemis le tiennent et l’empêchent de respirer mais, de temps en temps, ils desserrent l’étranglement et permettent à l’agonisant de lâcher une parole favorable à ses bourreaux. Les médias se précipitent et donnent une résonance maximale à l’affaire. Alors la gauche exulte. Les propos des hommes d’Église sont relayés et amplifiés avec jubilation.
Il y a la scandaleuse politique raciste de droite qu’il faut combattre et les vertueux gens de gauche qui nous sauvent. Et les assassins du christianisme proclament avec la victime qu’ils étouffent : « Voyez, écoutez la parole de Dieu, elle dénonce les méchants et nous sommes du côté des bons. Votez pour nous, gauche de la fraternité ! »

Est-ce que le Christ a pris des positions politiques ? Certaine­ment pas et même tout au contraire, puisqu’il a refusé de libérer son peuple oppressé par l’occupant romain.

Ce malheureux curé de Lille a simplement confondu sa mission charitable et l’intérêt supérieur d’un pays qui ne peut pas accueillir toute la misère du monde et doit faire respecter ses lois. Après la focalisation sur la jungle des Afghans à Calais, voici les malheureux Roumains que l’on dit scandaleusement chassés par la France et priés de rentrer de force dans leur pays. D’un côté, les bourreaux, Nico­las Sarkozy et ses sbires, de l’autre des innocents, des gens aux mains pures qu’il faut retenir chez nous et faire venir par millions !

Mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde et il y a des seuils qui attentent à la survie d’une nation. Nous sommes déjà bien au-delà. Tous les dirigeants, y compris ceux de gauche, en ont conscience, mais l’hypocrisie est la meilleure façon d’avancer vers le pouvoir et de distribuer les prébendes aux copains avides. Les régions sont déjà en coupe réglée, il faut juste reprendre l’Élysée.

La perversité de ce curé de Lille, c’est de faire récupérer ses petits gestes charitables par le combat médiatique et politique permanent. Pitoyable instrument, il transforme sa mission et dénature le christianisme qu’il prétend défendre. Un homme d’Église souhaitant la mort d’un président de la république et le disant publiquement, c’est vraiment le signe de la fin d’un processus qui a remplacé la foi, l’espérance et la charité par la lutte politique contre la droite : un tel christianisme n’est, non seulement, plus crédible, mais vraiment détestable. Le christianisme français est en voie d’extinction. Bientôt, la gauche ne voudra même plus utiliser sa caution, car son audience sera définitivement éteinte. Il était simplement ridicule, le voici odieux.

Allez, continuez de faire envahir la France par des populations africaines, maghrébines, tziganes, afghanes, etc. La France ne doit plus être une nation, mais un patchwork, un métissage tournant le dos aux valeurs qui l’ont construite. Nous assistons, avec la caution des derniers clercs, à la fin de l’ère occidentale chrétienne et à la énième manifestation de la décadence française.
Bientôt un nouveau Moyen Âge, une nouvelle barbarie auront remplacé la république.
Honte à vous, clergé dévoyé !

Jean M.

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«Sur la sécurité et l’immigration, comme sur la fiscalité ou les retraites, la gauche se tait, car elle n’a strictement rien à dire.»
Brice Hortefeux,
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Surenchère ? «La surenchère sécuritaire n’a d’autre but que la provocation et la division pour assurer la con­servation du pouvoir au service d’intérêts personnels.»
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Grand écart «Domini­que de Villepin ne peut pas faire le grand écart. On est dans la majorité ou on ne l’est pas. Dans son discours, je vois beaucoup de critiques, mais pas d’apport à la majorité.»
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Violence «La politique de Nicolas Sarkozy n’est en rien sécuritaire, mais produit, au contraire, de la violence.»
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