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S’il vous plaît, un peu de décence et de sérénité


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Lambert Christian - mercredi 13 juillet 2011


Depuis bientôt deux mois, à lire la presse écrite, à entendre la presse parlée et à regarder la presse télévisée, on peut dire qu’on en a pour son argent.

Quel menu quotidien ! On commence par une entrée surabondante à la sauce strauss-kahnienne. Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de la République française, directeur général du FMI et candidat préféré des Français pour l’élection présidentielle de 2012, est d’accusé d’avoir violé une femme de chambre africaine dans la suite qu’il occupait au Sofitel de New York – ceci conformément à ses habitudes bien connues.

C’est ce qu’a confirmé très clairement la directrice du « Crime victims treatment center » de l’hôpital St-Luke’s Roosevelt de Harlem. Puis, à l’aide d’avocats payés des millions de dollars, il apparaît peu à peu que c’est lui, ce saint homme, qui aurait été violé par cette Africaine, femme de chambre du palace, prostituée et trafiquante. Terrible, non ?

On a aussi, en complément de l’entrée de notre menu, la thèse du complot. Un agent secret, déguisé en Africaine, aurait appâté ce malheureux Dominique et l’aurait fait chuter – la chair est faible – pour le plus grand plaisir sadique de Nicolas Sarkozy et de l’UMP !
Toujours est-il qu’on a eu droit à tous les détails, gynécologiques et scatologiques : ce qui a été ramassé sur la moquette, sur le col du chemisier de la femme de chambre, ce que l’ADN a prouvé, plus les « ecchymoses vaginales », notées dans le rapport établi par le St-Luke’s Roosevelt Hospital.

Heureusement, ces charmantes péripéties n’ont pas coupé l’appétit de l’ex-directeur du FMI et socialiste. Il y a d’excellents restaurants à New York à 100 dollars le plat. C’est là qu’on retrouve la « gauche caviar et… truffes ».

Puis, arrive le plat de résistance : les primaires socialistes. La campagne électorale pour 2012 a commencé voici au moins 3 ans. C’est plus qu’ennuyeux, mais on ne s’en lasse jamais. Chaque jour apporte son complément. C’est ainsi qu’aux dernières nouvelles vont participer à ces primaires Martine Aubry, François Hollande, ex-compagnon de Ségolène Royal, laquelle Ségolène est, quant à elle, en campagne ininterrompue depuis déjà 5 ans, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, plus huit autres apparatchiks qui devraient se révéler prochainement.

Le dernier des sondages quotidiens (ça nous en fait 365 par an !) donne Martine Aubry, née Delors, épouse Brochen appelée aussi « la dame des 35 heures », gagnante grâce à l’appui de DSK, ce saint homme, nommé alors Premier ministre. On rêve ! Si toutefois la nouvelle plainte pour tentative de viol déposée par la jeune Tristane Banon fait long feu, ce qui n’est pas certain. Espérons qu’il n’y aura pas un grand nombre de plaintes de même nature contre Dominique : les tribunaux seraient submergés !

Autre plat du menu républicain : la confédération des centres, avec le distrayant, sémillant, et très sobre, Jean-Louis Borloo, mais pas François Bayrou, pourtant figure emblématique du centre qui, paraît-il, fait route commune avec le socialiste François Hollande. Tout cela amuse la galerie, mais en réalité ne prête guère à conséquence.

Ce qui est beaucoup moins drôle dans notre menu politicien et médiatique, c’est chaque jour l’annonce d’un crime. Une joggeuse a été violée, tuée, dépecée, ou carbonisée. Un lycéen ou une lycéenne a été tué. Marseille, deuxième ville de France, connaît le taux de criminalité le plus élevé de France après la Seine St-Denis et la Guadeloupe. Dans la cité phocéenne, où vivent plus de Comoriens qu’aux Comores et un nombre considérable et inconnu de Maghrébins, c’est Chicago au temps de la prohibition. Les trains sont attaqués comme dans le Far West du XIXe siècle, et par qui ? Par des Indiens ? Non, par des « jeunes » ! Il est aussi des maires qui voudraient faire appel à l’armée pour tenter de rétablir l’ordre dans leur commune où la police est débordée par une délinquance en constante aggravation. La guerre entre bandes ethniques fait rage avec cocaïne, armes blanches et armes à feu…

Puis, toujours dans notre menu médiatique et démocratique, arrivent la Grèce et sa dette. On est loin d’Alexandre le Grand, d’Aristote et de Périclès. Cette pauvre Grèce n’est plus qu’une sorte de bourbier administré depuis des décennies par des politiciens corrompus et incompétents. L’Europe, l’Alle­magne surtout, lui prêtent pour survivre des centaines de milliards d’euros afin de repousser l’échéance du dépôt de bilan qui ferait que les banques européennes, notamment françaises, perdraient dans la banqueroute hellène des milliards d’euros, c’est-à-dire l’argent de leurs clients. La Grèce remboursera-t-elle ? Non. Alors c’est tout le système financier européen qui risque de s’effondrer.

Était-il absolument nécessaire d’inclure dans la Communauté européenne un pays comme celui-là, comme la Roumanie et ses Roms, comme la Bulgarie ex-colonie soviétique et, de façon générale, les pays du « Club Méd » (Portugal, Espagne, Italie) dont la dette est colossale et dont on sait qu’ils ne sont pas sérieux, vivant bien au-dessus de leurs moyens par la démagogie, le mensonge et les expédients – le Portugal en tête, dont l’agence de notation Moody’s a baissé le 5 juillet la note de la dette de 4 points. Quant à la France, nul n’ignore quelle est sa dette !

Enfin, on arrive au dessert qui se présente sous la forme d’une salade où l’on trouve la guerre en Afghanistan, d’où les Occidentaux chrétiens vont finir par se retirer, laissant le pays aux Pakistanais islamistes par talibans radicaux interposés, c’est-à-dire, comme au Vietnam, une guerre aussi meurtrière qu’onéreuse pour rien ; la guerre en Libye, la guerre de Sarkozy où la France ne sait plus ce qu’il faut faire ; la corruption en Afrique, qui rend de si discrets services à Paris ; et le Tour de France dont il faut espérer que le vainqueur ne sera pas dopé ; le tout nappé d’une crème écolo, ces écolos qui n’arrêtent pas de se chamailler entre eux…

Ce que je veux dire, Mesdames et Messieurs les politiciens et journalistes, c’est que les histoires sexuelles de Strauss-Kahn, la comédie des primaires socialistes, on en a par-dessus la tête, Nous aimerions bien, nous, simples citoyens et électeurs, un peu de décence, de sérénité et de vérité. Nous aimerions que la France soit gouvernée avec sérieux, dans la sécurité et le respect de son identité millénaire, une France où l’on cesserait de payer les gens, Français et immigrés de toute provenance, à ne rien faire, au détriment des honnêtes gens, et donc une France avec une fiscalité juste et équitable. Mais c’est sans doute trop vous demander !

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