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S’intéresser vraiment à l’avenir de la planète


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Milliere Guy - vendredi 06 août 2004


Le courrier reçu après l’article que j’avais consacré au nanar anticapitaliste, le film « Le jour d’après » (« Les 4 Vérités » du 26 juin) m’a montré que l’écologisme ambiant pénétrait les consciences et pouvait instiller son venin dans les esprits les mieux formés. « On ne peut se désintéresser de l’avenir de la planète », m’ont dit certains. « Il ne faut pas sous-estimer les dangers qui planent », m’ont dit d’autres. Certaines lettres évoquaient le productivisme à outrance, la quête effrénée du profit, le risque d’épuisement des ressources de la terre à commencer par le pétrole. Presque tous mes correspondants semblaient prendre au sérieux le scénario du nanar en question.
1. Le scénario du film « Le jour d’après » repose sur une étude effectuée pendant les années 1990 pour le Ministère de la Défense des États-Unis, et au sein de laquelle tous les paramètres statistiques ont été tirés vers l’extrême. Les auteurs de l’étude eux-mêmes disent dans leur texte que la probabilité que survienne ce qu’ils évoquent est nulle et qu’il s’agit pour eux de montrer ce qui résulte de paramètres statistiques pris à leur maximum. Faire d’une étude, destinée à montrer la non-fiabilité du recours aux seuls paramètres statistiques, la base d’un scénario présentant comme probable et réaliste le résultat de cette étude, relève, au mieux du sensationnalisme bon marché, au pire de la malhonnêteté intellectuelle.
2. S’il ne faut effectivement pas se désintéresser du devenir de la planète, la meilleure façon de faire repose sur le scrupule intellectuel et l’esprit scientifique. L’évolution du climat et de l’effet de serre sont des phénomènes très complexes qu’on ne peut réduire à des déclarations simplistes pour bateleur d’estrade. Avant de s’attaquer à un « danger », il faut voir si il existe réellement, et quelle est, le cas échéant, sa nature, puis, à partir de là, et alors seulement, voir ce que pourraient être les remèdes pertinents.
L’effet de serre, bénéfique, car sans lui la température terrestre serait trop basse pour permettre la vie, repose sur l’existence dans l’atmosphère de quatre gaz, le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone, le méthane et la vapeur d’eau. Une augmentation du dioxyde de carbone, telle que celle incriminée aujourd’hui, si elle débouche (ce qui reste à démontrer) sur une augmentation des températures, va s’accompagner d’une évaporation accrue, donc de la formation de vapeur d’eau (jusque-là tout va bien) et de la formation de nuages. Cette formation de nuages va globalement freiner la pénétration des rayons solaires dans l’atmosphère et contribuer à ce que le réchauffement découlant d’un excédent de dioxyde de carbone soit compensé par une annulation du réchauffement due à un excédent induit de vapeur d’eau. Prendre en compte la production de monoxyde de carbone, résultant essentiellement de phénomènes de combustion simples tels ceux de l’agriculture sur brûlis, ou celle de méthane, résultant de la décomposition des matériaux organiques viendrait compliquer davantage encore la situation.
La seule chose qu’on peut dire concernant le climat (dans ce contexte) est que :
a) il peut fort bien être en train de changer, sans que nous disposions des moyens incontestables de dire pourquoi,
b) il est impossible, scientifiquement, d’attribuer tous les changements climatiques aux activités humaines,
c) les activités humaines entraînent des transformations qui peuvent contribuer au réchauffement comme au refroidissement global.
3. Le développement économique (dans ce contexte) n’est pas un problème, mais une promesse. Plus une économie est techniquement développée, plus elle est à même de répondre aux modifications de l’environnement. « Richer is more resilient » dit la formule américaine… Ce qui est plus riche s’adapte davantage au changement. Le monde a besoin de davantage de développement et d’une utilisation plus optimale de l’intelligence et de la créativité humaine. Au cours de l’histoire, l’être humain n’a cessé de résoudre les problèmes concrets qui se posaient à lui tandis que de faux prophètes s’agitaient en disant que la fin du monde était proche. Il en était déjà ainsi il y a mille ans. Les écologistes sont les descendants des prêcheurs d’apocalypse.
4. Les ressources de la terre ne sont pas menacées d’épuisement. Le charbon n’a intéressé les hommes qu’après que la destruction du bois a semblé poser problème. D’ici cinquante ans, nous serons dans l’après-pétrole. Le pétrole en attendant ne manque pas et on ne connaît les ressources disponibles que pour un prix donné.
Pourrait-on revenir, dans le débat écologique, à un peu plus de scrupules intellectuels ?

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Quinquennat
« Ceux qui ont voté pour le quinquennat ne devraient pas être surpris qu’avec un mandat de cinq ans, on prépare la présidentielle trois ans avant l’échéance. Pour être sûr que le Président de la République soit au-dessus de la mêlée, il faudra revenir au septennat, non renouvelable » (Maurice Leroy, porte-parole de l’UDF).

Sic

v BOUTEFLIKA
« La seule justification de la venue du président Bouteflika (pour le 60e anniversaire du débarquement des forces alliées en Provence) serait qu’il reconnaisse enfin le droit des Harkis à circuler librement en Algérie » (Philippe de Villiers).

v Remaniement
« Je crois qu’après les élections sénatoriales de septembre, il y aura un remaniement ministériel profond, avec un nouveau Premier ministre » (Bernard Debré).
Pour François Hollande, Premier secrétaire du Parti Socialiste, Jean-Pierre Raffarin « est déjà parti »…

v ARAFAT
« L’autorité palestinienne a reçu cinq milliards de dollars d’aide internationale qui se sont évaporés. Nous ne savons pas où cet argent est passé » (Mohammed Dahlan, ancien ministre à la sécurité de Yasser Arafat).

v ISRAEL
La politique dite « d’ambiguité stratégique » consiste, pour le gouvernement israélien, à « ne jamais démentir ni confirmer » l’existence , sur son territoire, d’armes nucléaires.

v INNOVATION
« 80 % des produits qui seront sur le marché de l’agro-alimentaire dans cinq ou dix ans n’existent pas aujourd’hui ». (Nicolas Forissier, secrétaire d’État à l’agriculture).




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