Lance Pierre - dimanche 11 septembre 2005
Deux immeubles vétustes occupés par des Africains, venus en France pour la plupart clandestinement, ont été détruits par des incendies qui ont fait de nombreuses victimes, dont beaucoup d’enfants. Que de jeunes enfants périssent dans les flammes est une tragédie qui ne peut laisser personne indifférent. Mais vouloir tirer de ce drame une nouvelle offensive de culpabilisation des Français et de leur gouvernement est une agression psychologique parfaitement insupportable car cyniquement injuste. Des associations chrétiennes ou socialistes (c’est la même chose), subventionnées par l’État qu’elles accusent, et mordant sans vergogne la main qui les nourrit, exigent que les contribuables français se saignent pour construire des logements afin d’accueillir un peu plus d’envahisseurs étrangers qui feront un peu plus d’enfants. On a déjà osé diminuer l’intérêt du livret A des Caisses d’Epargne afin de permettre aux sociétés de HLM d’emprunter à bon compte pour faire du “logement social”, euphémisme par lequel on désigne pudiquement le logement immigrationniste. Et le gouvernement qui fait cela n’est pas marxiste, au contraire : il est bourré de catholiques pur jus. Eh bien je conseille à ce gouvernement de reloger au plus vite les Africains qui viennent d’être expulsés d’autres “squats” jugés dangereux. Je lui suggère de reloger les Maliens au Mali, les Ivoiriens en Côte-d’Ivoire et les Sénégalais au Sénégal. Je suis sûr qu’on peut leur trouver là-bas d’agréables cases à des prix défiant toute concurrence, dans lesquelles ils ne risqueront pas de courts-circuits électriques et où leurs enfants ne seront pas victimes du saturnisme car ils n’auront pas de vieilles peintures à sucer, mais où ils pourront s’épanouir au soleil et en liberté au pays de leurs ancêtres, au lieu de venir s’entasser dans nos taudis insalubres, mal aérés et mal chauffés. Et si ces gens sont menacés de misère, il faudra qu’ils apprennent à limiter leur progéniture, et à ne plus écouter les discours criminels des religieux de toutes obédiences qui condamnent la contraception et l’avortement, trop stupides qu’ils sont pour comprendre qu’ils vouent ainsi toute l’humanité à la famine, à la haine et à la guerre sans fin.
Au cours des siècles précédents, les envahisseurs franchissaient les frontières l’arme au poing, soumettant pays et peuples en invoquant le seul droit du plus fort. Mais la mode a changé. Les envahisseurs traversent désormais les frontières sans armes et sans papiers et prétendent être partout chez eux par le droit du plus faible, du plus pauvre, du plus malheureux. Certes, le droit du plus fort est exécrable. Mais en quoi le droit du plus faible lui serait-il supérieur? Dans l’un ou l’autre cas, il ne s’agit aucunement de droits. Ce ne sont que des abus. Les uns abusent de leur force et les autres de leur faiblesse, les uns comme les autres comptant sur notre lâcheté.
Le droit du plus fort avait au moins l’excuse de jaillir de la nature, qui n’en a jamais connu d’autre. Or, la civilisation consiste précisément à tenter d’adoucir les cruautés de la nature, y compris celles de la nature humaine, et loin s’en faut qu’elle y parvienne autant qu’il le faudrait. Mais il semble qu’elle soit en passe de tomber dans un autre excès, sous l’influence délétère de vingt siècles de christianisme puis de socialisme. Elle paraît aujourd’hui s’abandonner trop souvent à la loi du plus faible, ce qui la conduit directement à la décadence. Car une civilisation juste et forte, une société équitable et solide, c’est celle qui est capable de résister à la fois à la loi du plus fort et à la loi du plus faible, et la décadence se caractérise par l’incapacité de résister à l’une comme à l’autre.
Les “sans papiers” et leurs affidés brandissent volontiers les droits de l’homme. Mais les droits de l’homme, si essentiels soient-ils, ne sauraient effacer les droits DES hommes, c’est-à-dire les droits fondamentaux des peuples et des patries. Et le plus essentiel de ces droits peut s’énoncer ainsi: “Tous les hommes ont le droit de se constituer en nations, autour d’une langue et d’une culture communes, sur le territoire de leurs ancêtres érigé en État, dans les limites duquel ils peuvent accueillir seulement qui bon leur semble, et se défendre contre toute intrusion qui n’aurait pas leur agrément.” Ce droit n’a jamais été écrit, parce que jusqu’ici il tombait sous le sens. Mais le bon sens, hélas, a foutu le camp loin de chez nous. N
Un spécimen de la revue de Pierre Lance, "L’Ère nouvelle" (25e année), peut vous être adressé contre 3 timbres. L’Ère nouvelle, BP 171, 06407 Cannes cedex.) – Site Internet : http://assoc.wanadoo.fr/lerenouvelle/pub
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