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Sarkozy dans la tourmente |
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Lance Pierre - mercredi 01 octobre 2008
nicolas-sarkozy
Quelques lecteurs me reprochent de jouer dans ces pages le rôle de « défenseur de Nicolas Sarkozy ». Mais je suis seulement le défenseur de l’équité, qui fait grandement défaut à ceux qui font sans cesse au président des procès abusifs.
Si chacun a le droit de critiquer la politique de Nicolas Sarkozy (sur certains aspects de celle-ci, je ne me suis pas privé moi-même de le faire), il faut reconnaître loyalement que la conjoncture ne lui est pas favorable et qu’il se trouve souvent le dos au mur. J’aimerais voir comment s’en tireraient les donneurs de leçons s’ils étaient à sa place.
De vrais changements positifs sont pourtant survenus en France de son fait, ne serait-ce que dans la manière de faire de la politique.
Car enfin, souvenez-vous : sous tous les présidents de la cinquième république avant lui, au nom du concept de « solidarité gouvernementale », aucun ministre ne pouvait piper mot en dehors de ce qui était décidé en Conseil. L’unité du gouvernement devait apparaître sans faille et, si quelqu’un ne jouait pas le jeu, il était démissionné illico. Or, le Président Sarkozy a rompu avec cette pratique sclérosante et il a introduit dans l’aréopage ministériel une liberté de parole qui lui faisait défaut. Aujourd’hui, un ministre peut faire part publiquement de ses projets, de ses intentions, de sa vision des choses sans que sa position soit menacée. Si le Président et le Premier ministre considèrent que la situation nationale ou l’état de l’opinion publique ne permettent pas de mettre en pratique le projet du ministre, comme cela s’est produit avec Jean-Louis Borloo, ils le disent, voilà tout, mais nul ne se fâche.
Les journalistes parlent aussitôt de « cafouillage », parce qu’ils ne sont pas habitués à cette liberté d’expression dans un gouvernement. Quant à moi, je trouve que c’est là un progrès considérable.
Dans sa dernière chronique intitulée « Un camelot à l’Élysée », Philippe Randa écrit : « Nicolas Sarkozy continue de se présenter en homme nouveau […] et personne ne vient lui rappeler que si rien n’a été fait à temps […] il n’y est tout de même pas totalement étranger : ancien ministre et même ministre d’État […] qu’a-t-il jamais fait de concret en près d’un quart de siècle au service de l’État ? »
Or, cette critique est totalement injustifiée, car un ministre, fût-il d’État, n’est absolument pas en mesure d’influer sur la politique globale du gouvernement, décidée par le Président et orchestrée par le Premier ministre. Tout ce qu’il peut faire, c’est de diriger de son mieux le ministère dont il a la charge. Et s’il ronge son frein en considérant que la politique nationale n’est pas conduite comme il faudrait, il n’a d’autre ressource que de se porter lui-même candidat aux prochaines présidentielles afin de mettre en œuvre les réformes qui lui semblent nécessaires. C’est exactement ce qu’a fait Nicolas Sarkozy.
Malheureusement, il est arrivé au beau milieu de la flambée du pétrole, de la chute du dollar, de la crise des banques et il devrait sauter par-dessus tout cela les doigts dans le nez ? Allons, un peu de sérieux et d’honnêteté, messieurs les critiques patentés ! Le Président Sarkozy, à partir de Toulon, n’a pas caché aux Français la gravité de la crise, mais il a promis aux petits épargnants la garantie de l’État et réaffirmé sa volonté de poursuivre les réformes. Comme à New York, il fait face à la tempête américaine et il tient bon. Tout comme il a fait face à la tempête russe de Géorgie. Et ce ne sont sûrement pas les bourrasques franco-françaises qui le désarçonneront.
Au milieu de ses malchances, Nicolas Sarkozy a tout de même une très grande chance, c’est d’avoir Carla à ses côtés. Je dois dire que la première dame de France m’inspire une admiration croissante. Voici une jeune femme qui porte avec maestria deux casquettes que personne n’aurait jugées compatibles : chanteuse et femme de président. Et elle s’en tire merveilleusement bien. Vous l’avez vue dans les voyages officiels ? Toujours souriante et détendue, d’une élégance, d’une aisance et d’une discrétion exemplaires. Quelle classe ! Elle est PARFAITE !
Et dites-moi combien de Chefs d’État accepteraient que leur épouse poursuive sa carrière d’artiste ? J’y vois une preuve de plus que Nicolas Sarkozy est un homme qui aime et respecte la liberté et la place au-dessus de tous les conformismes.
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Télé
Durant le premier semestre, 45,8 millions de téléspectateurs de 4 ans et plus ont regardé la télévision chaque jour, pour une durée moyenne de 4 heures et 11 minutes.
Medias
Journal > L’audience moyenne du journal télévisé de TF1 s’est stabilisée autour de 34,3 % au début du mois de septembre, après une première semaine de Laurence Ferrari à 38,5 %, puis une deuxième à 36,1 %… Dans le même temps, le journal de TF1 a attiré les jeunes (50,4 % de l’audience sont désormais composés de moins de 50 ans, contre 46,9 % avec Patrick Poivre d’Arvor). Le journal télévisé de France 2, présenté par David Pujadas, a profité de cette baisse de régime de TF1 et son audience moyenne s’établit désormais autour de 20,8 %.
Orange > 50 000 personnes sont abonnées à Orange Foot, dont 80 % par ADSL et 20 % par satellite.
FR2 > L’émission de Julien Courbet « Service maximum », diffusée du lundi au jeudi sur France 2, juste avant 20 heures, n’a pas rempli ses objectifs. Sur les trois premières semaines, elle a attiré entre 12,4 % et 13 % d’audience.
TF1 > En 2007, la première chaîne a enregistré 4 500 spots publicitaires autour du journal télévisé de 20 heures, pour un montant de 205 millions d’euros bruts !
Sport > Alain Weill lance un quotidien sportif, pour briser le monopole que détient « L’Équipe » sur ce marché depuis 1988, en s’associant au plan éditorial à Michel Moulin, ancien conseiller sportif du PSG. Au plan capitalistique, Weill mettrait 35% du capital, via Next Radio TV (19 % du capital) et « La Tribune » (16 % du capital)… |
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