actualité france, politique, journal de droite. Les 4 vérités Hebdo img, caricatures actualité, dessins L'actualité Française
vue de droite libérale

Offre gratuite !

La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici

Sarkozy ne diffère pas de Chirac


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
32 VOTES
1045 LECTURES

Milliere Guy - mercredi 05 décembre 2007

sarkozy
J’espère encore me tromper, mais plus le temps passe, et plus je me demande si Nicolas Sarkozy va être très différent de Jacques Chirac. Sur un plan intérieur, la cause semble entendue. Replâtrages, effets cosmétiques en tout genre sont au nouveau programme. La façon de faire semble éprouvée. On fait voter une loi. On dit qu’on restera ferme à l’attention du grand public. Et puis, on négocie avec les syndicats de façon à rendre d’une main ce qu’on a fait mine de prendre de l’autre. Ceux qui croient qu’avec cette façon de faire, le pays va retrouver une croissance forte et le plein-emploi tout en s’adaptant à l’économie de la connaissance, découvriront assez vite qu’ils s’égarent.

Humainement, Sarkozy est sympathique. Je lui fais même crédit d’être de bonne volonté, mais la sympathie et la bonne volonté ne suffisent pas. S’il demandait à l’Institut Turgot une étude sur l’économie du futur, j’aurais deux ou trois choses à lui expliquer. Je pourrais lui fournir des spécialistes d’une autre clairvoyance que les socialistes usagés et de seconde ou de troisième main dont il s’entoure : Lang, Védrine, Attali. S’ils sont encore cotés, ce n’est pas à l’argus de la clairvoyance planétaire. Il semblerait parfois que pour être un commentateur ou un expert en ce pays, il faut préalablement avoir montré qu’on s’est toujours trompé sur tout.

Ce qui vaut pour la politique intérieure semble déteindre sur la politique étrangère. L’incursion en Libye destinée à obtenir la libération des infirmières bulgares aurait pu sembler n’être qu’un incident de parcours et peser de peu de poids face au changement radical de discours de la diplomatie française concernant l’Iran, l’Irak, Israël et les États-Unis. L’attitude de Nicolas Sarkozy face à Vladimir Poutine avait été, elle aussi, tout à fait respectable.
Mais fallait-il recevoir Hugo Chavez ? Un homme qui embrasse Ahmadinejad et fait glisser son pays vers un système néo-communiste est-il fréquentable ? Surtout lorsqu’on sait que cet homme organise dans toute l’Amérique latine une « internationale bolivarienne » qui tente de déstabiliser le continent entier et de le faire régresser vers les pires impasses de son passé ? Ne serait-il pas plus intelligent et plus conforme à l’éthique de recevoir Alvaro Uribe, Président de Colombie qui, malgré l’activité persistante des narco-terroristes des FARC (amis de Chavez), et les campagnes d’enlèvements, de racket et de déstabilisation, est, lui, en train de redresser son pays ?

Ceux qui parleront d’Ingrid Betancourt devraient se souvenir que celle-ci fait partie des milliers d’otages pris par des gens qu’il faut qualifier de totalitaires sans scrupules, qu’elle s’est elle-même jetée dans la gueule du loup parce qu’elle est imprégnée d’un esprit gauchiste pacifiste et que, quelle que soit la compassion qu’on puisse éprouver pour ses enfants, ce qui est en jeu est bien plus vaste que le comportement d’une femme irresponsable. Un État démocratique, ce devrait être une règle, ne doit jamais traiter avec des totalitaires, et doit seulement les combattre.

La réception de Chavez par Nicolas Sarkozy a précédé de peu une visite officielle en Chine où il s’est agi surtout de vendre des avions et des installations nucléaires en accordant des transferts de technologie dont les conséquences pourraient être lourdes dans le moyen terme. Pour que la vente s’opère dans de « bonnes conditions », les discours tenus ont fait peu de cas de la situation au Tibet, des condamnations à mort innombrables pour délit d’opinion, et surtout du statut de Taïwan. Sans aller jusqu’à affirmer le droit du peuple taïwanais à disposer de lui-même, le Président français aurait pu s’abstenir de dire que la France reconnaît « une seule Chine » de la façon lapidaire et expéditive dont il l’a fait.

Je sais que le contexte français est très difficile, que Chavez compte en France davantage d’admirateurs que de critiques, et que les informations sur la situation réelle en Amérique latine sont édulcorées. Je sais aussi que la Chine fascine, au point que fort peu de gens veulent entendre parler des multiples cauchemars qui gisent derrière le « rêve chinois ». Un retour à la dignité et à la droiture en politique étrangère ne devrait néanmoins pas souffrir trop de dérogations à la règle sinon, ce sont les dérogations et les exceptions qui pourraient sembler devenir la règle.

Recommander cet article sur les sites de syndication d'information :


10 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Villers-le-Bel
«Les Français payent ici la politique folle de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration et le sentiment d’impunité qu’il a laissé s’installer lors des émeutes de 2005, quand il était ministre de l’Intérieur.»
Marine Le Pen

SIC
Rivalités «Georges-Marc Benamou aimerait bien voir ma tête plantée sur un piquet et promenée dans tout Paris !»
Christine Albanel

Municipales «Mener cette bataille pour finir maire d’arrondissement, ça ne m’intéresse pas.»
Jean-Marie Cavada

Doublé «J’en ai marre qu’on ne me tienne jamais informé !»
Bernard Kouchner

Chirac «Le Conseil constitutionnel ne peut se permettre de laisser siéger des mecs poursuivis par la justice.»
Nicolas Sarkozy

Inconscience «Valérie Pécresse a trop tendance à dire que tout va s’arranger et ne comprend pas que lorsque les lycéens et les étudiants sont dans la rue, tout peut arriver, y compris le pire.»
François Fillon

Riposte «90 % des Français qui travaillent ne participent à aucune vie syndicale.
Qu’ils n’hésitent pas à s’engager pour infléchir les stratégies.»
Mgr André Vingt-trois,

Calamité «Il y a cinq ans, j’aurais considéré l’hypothèse de la disparition des abeilles comme totalement futuriste. Aujourd’hui, je la prends très au sérieux car le déclin se mesure désormais à l’échelle mondiale. 80 % des espèces cultivées dépendent de la pollinisation par les abeilles.»
Bernard Vaissière, Inra




Plan du site