Cléret Pierre - samedi 22 mai 2004
M. Sarkozy vient de chausser les bottes du Keynésianisme le plus éhonté, cher à la gauche. C'est cette politique de la relance par la consommation, due à l'État aujourd'hui, ou au partage du temps de travail hier (la vision étant que la richesse était limitée), qui est remise à l'ordre du jour. - Relancer le crédit à la consommation dans un pays où beaucoup sont déjà surendettés, l'État en premier, pèsera de plus en plus sur les taux d'intérêts (que l'absorption des pays de l'Est ne va pas orienter à la baisse). - Fustiger les grandes surfaces accusées de pratiquer une politique de prix trop chers, alors qu'elles étaient accusées hier de dumping, peut dérouter les esprits les plus sains. La consommation serait soutenue si les patrimoines étaient préservés des prélèvements, sur les successions, de l'ISF et sur les plus-values ; si le montant des charges sociales était géré en partage par les travailleurs et leurs employeurs, et non donné aux syndicats pour qu'ils le gaspillent dans une politique sociale dont les choix ne passent pas par les urnes - comme notamment le soutien de familles polygames - via le monopole de la Sécurité sociale condamné par l'Europe depuis 1994… - Pressurer des gens déjà appauvris par les impôts et les charges pour qu'ils utilisent les derniers sous de leur épargne dans la consommation, après avoir fait partir tous les vrais riches, c'est à coup sûr condamner le pays à la misère. Je pense que la prochaine victime du keynésianisme ambiant sera l'assurance-vie ! On essayera de faire casser leur tirelire aux Français prudents qui ne croient pas au sauvetage du système par répartition parce qu'il est par définition condamné à la faillite parce que collectif, comme l'a démontré Von Mises. Et là, en s'attaquant à ce dernier bastion de liquidités disponibles pour l'investissement qui créerait la croissance, avec les circuits libres de l'Europe bancaire on fera fuir les derniers reliquats d’épargne qui restaient en France, puisque l'ultime tentative de la France pour stopper l'exil des capitaux a été écartée par Bruxelles, qui y voyait une discrimination à la liberté d'installation. Rendons vraiment leur argent aux Français et ils sauront l'utiliser de manière à redresser ce pays que les politiques n'ont pas épargné depuis trente ans. Laissez faire le marché, laissez les Français s'enrichir par leur travail, chassons la prévarication, l'interventionnisme, les parasites syndicaux, associatifs, coupons franchement dans les budgets de l'État, faisons cesser l'appel d'air qui déplace des populations pour venir chez nous profiter du RMI et de la CMU, d'autant que l'Europe ne manquera pas (maintenant qu'elle compte 75 millions de passeports européens en plus) d'entraîner une véritable concurrence migratoire vers la Sécurité sociale française ! Et pourquoi ne verrions-nous pas s'affronter les vautours de l'Est et les busards du Sud, autour des derniers euros arrachés à une économie moribonde.
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