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Sécession palestinienne : une chance pour Israël ? |
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Sadot Philippe - mardi 26 juin 2007
Jeudi 26 Janvier 2006, les Palestiniens avaient renvoyé dans l’opposition le parti d’Arafat, le Fatah, en offrant une majorité absolue - 76 sièges sur 132 - au Hamas ! Toutes les chancelleries occidentales, y compris celle d’Israël, s’interrogeaient sur l’avenir de la région. Créé par feu cheik Yassine en 1987 durant la première Intifada, le Hamas (Harakat al-Muqawama al-Islamiya, « Le mouvement de résistance islamique ») est une organisation armée palestinienne, agissant dans les territoires de Gaza, Samarie et Judée, et Israël. Mouvement catalogué terroriste par les États-Unis d’Amérique, l’Union Européenne et bien sûr Jérusalem, il est responsable de la mort de centaines de civils et militaires israéliens et accède donc désormais à la direction de l’Autorité palestinienne.
La première des réactions fut la crainte. Le Hamas s’oppose à la Chartre d’Oslo engageant les deux parties (palestinien et israélien) dans un processus de paix définitif, prône la destruction de l’État d’Israël, ne renonce pas à la lutte armée. Le nouveau gouvernement palestinien semblait donc s’engager dans une lutte sans merci contre son puissant voisin.
Autre motif de crainte : la signification de ce vote massif. Ce fut un vote contestataire contre la corruption du système politique érigé par le Fatah, l’incapacité des différents gouvernements à résoudre les nombreux problèmes que connaissent les 3,8 millions de Palestiniens (2,4 pour la Cisjordanie, 1,4 pour la Bande de Gaza). Mais, cela a pu signifier également un vote d’approbation aux thèses ultra-radicales du Hamas, qui a tissé un véritable réseau d’aide sociale dans Gaza, où les jeunes de moins de 14 ans représentent 46 % de la population. On ne pouvait que se préoccuper de l’endoctrinement subi par ces jeunes, potentielles bombes humaines ! Ces élections furent aussi révélatrices de la poursuite d’un Islam offensif, raciste dans la région ; après les élections iraniennes et égyptiennes de l’automne 2005, les radicaux du Croissant ont encore de beaux jours devant eux…
Or, l’offensive lancée depuis deux semaines contre le Fatah dans la Bande de Gaza a montré les vraies ambitions de ce mouvement terroriste : installer un régime islamique dans les territoires palestiniens à n’importe quel prix ! Cerné désormais par un ensemble islamiste - le Sud-Liban avec le Hezbollah pro-iranien qui ne cesse de se réarmer, la République islamique d’Iran dont le « Fou de Dieu » Mahmoud Ahmadinejad ne cesse de menacer l’État hébreu et maintenant la Bande de Gaza également noyautée par Téhéran - Jérusalem ne doit pas baisser la garde ! Mais paradoxalement, cet état de fait pourrait s’avérer un atout positif pour Israël. En effet, les dirigeants israéliens pourraient profiter de cette sécession (provisoire ?) pour s’appuyer sur le gouvernement du président Abbas et les États Arabes modérés de la région - Jordanie, Égypte - et créer un front anti-islamiste afin d’éradiquer cette gangrène !
Ainsi Jérusalem apparaîtrait comme un garant de l’intégrité d’un potentiel État palestinien et, corollairement, mettrait en porte-à-faux les États arabes et anti-sionistes comme la Syrie et l’Iran se revendiquant comme alliés de la cause palestinienne… ! Et en tirer des avantages diplomatiques sérieux : reconnaissance de Jérusalem comme capitale éternelle d’Israël et annexion du Golan…
Mais quelles que soient les options envisagées : offensives militaires du Fatha épaulées par le Mossad, embargo économique renforcé, pourrissement de la situation pour provoquer un sursaut des Palestiniens de Gaza…, la vigilance des Occidentaux doit être plus aiguë que jamais.
L’Histoire nous a montré que des régimes radicaux (Nazis, Khmers rouges, Iran islamique, Talibans,…), à qui on prédisait une existence éphémère, ont su, par le biais de leurs pouvoirs, de leurs alliances internationales, perdurer…
Or ces deux dangers ne sont pas de simples lubies : un contrôle policier totalitaire est envisageable pour faire plier les plus récalcitrants des Palestiniens ; des alliances avec des pays tiers sont plus que jamais d’actualité. Un Iran en quête de la nucléarisation, une Chine au potentiel économique en pleine croissance sont pour les Israéliens, Américains et Européens, des enjeux à plus ou moins long terme à envisager avec le plus grand sérieux…
Crainte ou satisfaction, la vigilance de notre part est la première des armes pour lutter contre ces ennemis d’Israël et donc de l’Occident…
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Refus
L’écrivain-académicien Erik Orsenna, ami de feu Mitterrand, a refusé le portefeuille de la Coopération, et l’ambassade de France à Dakar.
Divers faits
Algérie > Les Algériens interrogés dans l’émission « 66 minutes » de M6 diffusée le 10 juin dernier parlent ainsi des 40 000 Chinois travaillant en Algérie : « On se repose et les Chinois travaillent » […] La fin de leur mission, c’est le retour ».
Violences > Le 17 juin, jour du second tour des législatives, des bandes et la police se sont affrontées dans un climat de guérilla urbaine, à Cergy (Val d`Oise), en marge du Festival des cultures urbaines.
Irak > Les biens d’origine iranienne envahissent les marchés irakiens.
Persécutions > Le Hamas persécute les chrétiens de Gaza, attaquant leurs églises et leurs écoles. Ceux-ci ont lancé un appel à l’aide à la communauté internationale. Beaucoup d’entre eux se préparent à quitter Gaza.
Éthique > Certains journaux américains indiquent, au bas d’un article, si le journaliste qui en est l’auteur est lié, de façon financière, professionnelle ou autre, au sujet traité : c’est le « disclosure of interest » (révélation d’un intérêt).
Armements > La Russie livre à la Syrie cinq Mig-31E - très performants - et des Mig-29. Damas les a achetés pour le compte de Téhéran, conformément au traité de défense irano-syrien.
Guerre > Dans une interview au “Daily Telegraph”, John Bolton, ex-ambassadeur des États-Unis à l’OTAN, a déclaré qu’il faut attaquer l’Iran avant qu’il ne se dote de l’arme nucléaire. |
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