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Sécurité : la prévention ne suffit pas |
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Sauvain Michel - mercredi 12 août 2009
deliquance
La liberté sans la sécurité n’est qu’une coquille vide. Hier, les autorités compétentes et autres voix « autorisées » nous expliquaient que l’insécurité n’était qu’un sentiment développé par des citoyens intolérants, xénophobes, racistes… Les faits sont là pour nous rappeler que cette coupable inquiétude s’est muée en une dangereuse réalité.
Que faire aujourd’hui pour que les quartiers, les transports en commun, mais aussi certaines campagnes retrouvent la quiétude à laquelle les habitants ont droit ?
Ne nous berçons pas d’illusions. La lutte efficace contre la délinquance et la criminalité est une entreprise de longue haleine qui requiert des décisions politiques courageuses.
Les débats lénifiants sur la prévention et la police de proximité sont dépassés. L’heure n’est plus à l’évaluation de l’action des « grands frères » et autres substituts à l’autorité de l’État. La situation exige de prendre en compte les réalités du terrain, que les statistiques – autre sujet de polémique stérile – éclairent imparfaitement.
Les faits appellent aujourd’hui un bras de fer entre le pouvoir légitime, les mauvais garçons et les délinquants notoires. Ces derniers se sont organisés en groupes de dissuasion avec l’objectif de dénier aux forces de sécurité le droit de remplir leurs missions, mêmes les plus élémentaires.
La présence de la police n’est plus tolérée en de nombreux endroits du territoire national. Un simple contrôle d’identité tourne à l’émeute… La délinquance organisée a compris l’avantage qu’elle pouvait tirer de la médiatisation de tels événements. Insidieusement, la mise en cause des interventions policières est donc systématiquement recherchée. Les affrontements directs avec la police sont délibérément provoqués.
Dans un tel contexte de suspicion, la peur de la bavure est de nature à émousser les meilleures volontés. Mais il y a plus dommageable. Ce climat « anti-flic » qui tend à se développer entame dangereusement le lien Police-Nation, affaiblissant de facto la légitimité du pouvoir. Changer de ministre et « mettre la pression » sur les préfets ne suffit pas. Il conviendrait d’adapter nos lois et les missions de sécurité aux menaces qui pèsent sur l’ordre républicain, donc sur la paix civile.
La culture de l’excuse dans laquelle baigne notre système pénal, le scandale des peines jamais exécutées, autant de signaux de faiblesse parfaitement perçus et exploités par la délinquance. C’est ainsi que s’est développé un destructeur sentiment d’impunité, favorisant les passages à l’acte.
Prévention et peur du gendarme
La société française a, depuis quarante ans, subi de profondes transformations. La faiblesse de l’éducation morale et civique, l’échec scolaire, l’émergence du communautarisme – corollaire d’une immigration mal intégrée –, la drogue, le délitement du tissu familial – creuset indispensable à la socialisation des enfants –, ont rendu peu opérantes les dispendieuses politiques de prévention de la délinquance. Enfin, la récente crise économique et ses conséquences au plan social complètent ce tableau peu réjouissant.
Que faire ? Le rétablissement de la sécurité, partout et pour tous, est un chantier immense, complexe et politiquement délicat. Pourquoi ce qui a été réussi dans le cadre de la lutte contre la violence routière ne serait-il pas réalisable pour la sécurité publique ?
Hier, certains automobilistes volontiers frondeurs (le mot est faible) affirmaient qu’ils ne se plieraient pas aux contraintes de la loi ! Le bilan est édifiant : moins de morts, moins de drames… La méthode est simple : volonté, prévention et peur du gendarme. À quoi sert-il d’aménager les routes, la signalisation, de proposer des véhicules hautement sécurisés si les utilisateurs ne respectent pas les règles élémentaires du code de la route ?
Faut-il le rappeler, l’acceptation naturelle des lois et règlements ne va pas de soi, pas plus qu’elle ne se décrète. L’enfant, ce citoyen en devenir, a besoin d’une phase d’éducation initiale, de repères qui lui permettront de se socialiser pour évoluer harmonieusement au sein de la société. Ces principes jugés surannés ont été relégués de longue date. Au nom de la modernité, on a instauré l’autogestion et l’autodiscipline…
Et, au prétexte de la diversité, on nous impose aujourd’hui un multiculturalisme qui porte en lui les germes d’une société d’affrontements.
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PIB
Au premier trimestre 2009, le PIB mondial s’est contracté de 1,3 %, après une précédente chute de 1,6 % au dernier trimestre de 2008.
Chiffres significatifs
Préservatif > Chaque année, quelque 4 milliards de préservatifs sont vendus dans le monde. Le leader, Durex, représente 26 % des parts de marché.
Aveugle > Les étudiants de l’université américaine Virginia Tech ont mis au point, pour permettre aux aveugles de se déplacer, une voiture capable de se conduire « toute seule » : un laser calcule les distances et un logiciel dicte au conducteur comment tourner son volant…
Dette > La dette publique française devrait représenter 79,7 % du PIB en 2009 (68 % « seulement » en 2008). C’est nettement plus que la moyenne des 27 pays de l’Union européenne (72,6 %), mais moins que la moyenne des pays de l’OCDE (82,8 %). Il faut dire que les chiffres de l’OCDE sont « plombés » par ceux du Japon, où la dette publique devrait atteindre 174,1 % du PIB cette année !
Dubaï > La plus haute tour du monde, le Burj Dubaï, va être prochainement inaugurée à Dubaï : elle atteint 818 mètres de haut et compte 162 étages. Sa superficie habitable est de 517 240 m2 (dont 300 000 m2 pour un centre commercial luxueux, le Dubaï Mall, dans les premiers étages de la tour).
Chine > Pour la première fois dans l’histoire, les futurs parents chinois déclarent majoritairement souhaiter une fille (15 %), plutôt qu’un garçon (12 %). Depuis la mise en œuvre de la politique de l’enfant unique, on compte 32 millions d’hommes de plus que de femmes, dans l’empire du milieu. |
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