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Selon Besancenot, les patrons sont des chiens


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Trémeau Bernard - mercredi 20 mai 2009

besancenot
Olivier Besancenot, vient de dire haut et fort : « Les patrons sont des chiens ». Et il ne regrette absolument pas de l’avoir dit. Il y a donc en France plus d’un million d’individus qui ont perdu le statut humain pour prendre le statut animal. Et Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, l’entreprise qui donne à la France un niveau international, ne serait qu’une « chienne » ? La Société Protectrice des Animaux va avoir un énorme travail supplémentaire…

Olivier Besancenot justifie sa position en disant : le patron qui licencie un salarié lui fait perdre son emploi. Dans le mauvais état actuel de la France, il condamne ainsi un être humain au chômage et devient responsable d’une grande violence vis-à-vis de son employé. Il est donc « normal » que le salarié licencié s’oppose à la violence du patron par sa propre violence. Le salarié licencié occupe donc l’usine, défile dans la rue en incendiant quelques voitures au passage, ou au besoin enferme le patron pour l’obliger à « négocier ». Si l’on suit jusqu’au bout la logique de M. Besancenot, il faudrait enfermer les patrons dans une niche, où on leur fournirait des aliments pour chien.

Comme Olivier Besancenot a un très grand cœur, il soutient dans leurs violences les salariés licenciés. Pour le faire, il vient de créer le Nouveau Parti Anticapitaliste (le NPA).

Olivier Besancenot est de toute évidence un fidèle disciple de Karl Marx, génial penseur qui écrivait au temps des diligences et des machines à vapeur. Il croit encore fermement à l’exploitation de l’homme par l’homme et à la lutte des classes. Il veut transformer la France en Corée du Nord.
Olivier Besancenot met au programme du NPA une augmentation de 30 % des salaires. Il le fait, car il affirme qu’en mai 1968, les salariés ont obtenu une semblable augmentation des salaires.

C’est une grave erreur : les événements de mai 68 n’ont obtenu qu’une augmentation de 22 % du SMIG et de 12 % environ des autres salaires. Soit Olivier Besancenot ignore la réalité de ces chiffres connus de tous, soit il la modifie volontairement.

Une deuxième remarque est encore plus nécessaire. Avant mai 1968, la France connaissait le plein-emploi. On était même obligé d’importer de la main-d’œuvre étrangère. Notre pouvoir d’achat augmentait de plus de 5 % par an. Après mai 1968, le chômage s’est installé en France. À cause d’un nouveau comportement inflationniste des gouvernements et des syndicats français.

Il nous semble nécessaire de poser quelques questions à M. Besancenot.

De quel nom d’animal faut-il traiter les chefs d’État français qui augmentent régulièrement les contraintes économiques pesant sur les entreprises françaises, tout en créant le marché commun européen, donc en supprimant les droits de douane ?

Ils obligent ainsi les patrons français qui ne veulent pas déposer leur bilan, soit à délocaliser leur entreprise en Pologne, soit à faire fabriquer une partie de leur production en Slovaquie.
De quel nom d’animal faut-il traiter les chefs d’État français qui imposent lourdement les « riches », au nom du principe d’égalité. Ils font ainsi fuir de France les capitaux, privant par conséquent nos entreprises de l’argent dont elles ont besoin pour investir et innover, donc pour nous enrichir.
De quel nom d’animal faut-il traiter les responsables politiques européens qui suppriment les droits de douane protégeant l’Europe, donc laissent envahir l’Europe et la France, par les chemises chinoises ou les voitures indiennes ?

De quel nom d’animal enfin faut-il traiter les consommateurs français qui achètent une chemise chinoise ou une voiture allemande car, à qualité égale, elles valent bien moins cher ?
Pour conserver leurs clients, les chiens de patron sont obligés de quitter la France.
Finalement, nous sommes tous des chiens. Mais qui est le plus chien ? Le responsable politique ? Le patron ? Le consommateur ? Ou M. Besancenot qui vit dans un autre siècle ?

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