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Sénat : la « gauche de ­gouvernement » au travail


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Rouxel Jean - mercredi 16 novembre 2011

parti-socialiste
Lorsque la gauche a conquis le sénat, en septembre dernier, tous ont compris que le Palais du Luxembourg serait un laboratoire pour montrer que la gauche « de gouvernement » pouvait être « crédible »…

À présent, il vaudrait mieux pour François Hollande que les médias ne regardent pas trop dans cette direction.
La première chose que l’on a pu constater, c’est le sectarisme de cette gauche prétendument consensuelle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne sommes pas en présence de la fameuse « gouvernance partagée » !

Le plus visible, en matière de sectarisme, tient à la gestion de l’ordre du jour. Ainsi, pour pouvoir « détricoter » tranquillement la réforme des collectivités territoriales (qui a, au moins, le mérite de rationaliser la décentralisation et d’économiser les deniers publics), par une proposition de loi Sueur, la gauche s’est arrogé 11 heures de discussion, au lieu des 4 prévues initialement. Naturellement, sans de­mander son avis à la nouvelle opposition sénatoriale.

La deuxième chose qui frappe les observateurs, c’est la bruyante augmentation des dépenses. Alors que la gauche s’était engagée à réduire les dépenses, tous les nouveaux « dignitaires » ont réclamé leur chauffeur…
Et on envisage toujours (malgré de très fortes oppositions) de créer deux nouvelles commissions. Ce qui coûtera autour de 3 millions d’euros par an…

Sans parler, naturellement, des taxes que les socialo-écolo-communistes proposent systématiquement d’augmenter dans la discussion du budget et du budget de la Sécu. La droite peine à trouver des économies, à mettre en regard des augmentations d’impôt. La gauche ne s’embarrasse pas tant : elle ne cherche aucune économie !

Enfin, la troisième chose qui frappe dans le comportement de la nouvelle majorité sénatoriale, prélude à la prétendue « gauche de gouvernement », c’est l’amateurisme.

Juste un exemple, caricatural : au cours de la discussion sur le budget de la Sécu, la gauche a rejeté le dépistage néonatal de la surdité. Motif : toutes les associations ne sont pas d’accord. On voit mal sur quel sujet « toutes » les associations pourraient être d’accord. Mais, en l’occurrence, la principale association à avoir manifesté des réserves apprend le langage des signes à ceux dont on n’a pas repéré assez tôt la surdité. C’est un peu comme si on renonçait aux limitations de vitesse pour ne pas priver le Samu de travail !
C’est cela la « gauche de gouvernement », aujourd’hui…

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