Douplitzky Serge - vendredi 16 décembre 2011
retraites
Dans leur naïveté démagogique, les politiciens laissent penser, sans vérification, que tout se règle « avec plus de sous », tant il est facile de se faire valoir auprès des électeurs en dépensant allègrement l’argent si péniblement gagné par les autres.
Selon eux, par exemple, donnons plus d’argent à la recherche … et nos innovations prolifèreront ! Et pourtant Google, Microsoft, Facebook, pour ne citer que quelques uns des plus grands succès récents de la Recherche, sont l’œuvre de petits groupes d’hommes très motivés qui ne disposaient à l’origine que de très maigres ressources. Plus de chercheurs, plus d’enseignants, plus de fonctionnaires ne changeront rien à la donne si le système demeure ce qu’il est, même s’il est vrai que l’argent demeure le plus souvent le nerf de la guerre.
Alors comment sortir du chaos qui nous guette ? En se protégeant de ces coups du sort qui apparaissent aussi brusquement qu’un tsunami et causent des dégâts gigantesques imprévus de presque tout le monde : « les cygnes noirs » dont parle Nicholas Taleb dans ses livres. Un examen attentif de la manière dont la nature guide le monde (qui n’a rien à voir avec l’idéologie des verts) ouvre la voie à une stratégie nouvelle. Celle-ci :
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Aime les redondances qui peuvent paraître du gaspillage mais donnent plus de chances de survie aux organismes. Elle se défie de ce qui est trop grand. Or avec nos optimisations à tout va, nous voulons tout centraliser de manière totalitaire (les Nations Unies, l’Europe, le gouvernement, l’Education, la Recherche, les Banques …) en donnant à ceux qui ont pour mission de dépenser (et jamais de gagner) des pouvoirs exorbitants qu’ils utilisent visiblement très mal sous l’influence des divers groupes de pression.
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Agit de manière souterraine et rusée, nous cachant l’avenir sous un voile de complexité inextricable. Il n’existe aucune manière fiable de calculer les petites probabilités qui se situent aux extrémités des courbes et engendrent les pires catastrophes. Cela implique que nous devons éviter de nous exposer à ces petites probabilités qui risquent de provoquer d’énormes catastrophes. Par exemple, nous devons éviter de nous laisser entraîner dans des guerres, dans des révolutions (sociales ou communautaires…), dans des faillites financières (en bannissant, entre autres, les produits financiers trop complexes auxquels personne ne comprend plus rien …), ne laisser rien devenir trop grand pour faire faillite mais de plus en plus coûteux pour la collectivité.
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N’a aucune tendresse pour la fragilité et détruit impitoyablement ce qui est voué à l’échec. La conséquence est qu’il faut se méfier des systèmes de mutualisation trop socialisants, qui sont par essence cancérigènes et en particulier des « pyramides de Ponzi » du style « sécurité sociale », « systèmes de retraites », fonds de placements trop généreux…
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A horreur des sots et des arrogants, qui nous saoulent d’assertions arbitraires plus ou moins idéologiques. Elle se plait vite à les confronter à « l’effet Serendip », qui se joue des hommes et de leurs certitudes. Il est donc sage de ne plus renouveler sa confiance à tous ces pseudo-experts qui nous ont mis dans le pétrin et de trouver pour nous guider des gens intelligents qui ont les mains propres.
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