Rouxel Jean - mardi 07 avril 2009
gauche, besancenot, otan
Le sommet de l’OTAN s’est achevé dimanche dernier à Strasbourg et, depuis, la capitale alsacienne panse ses plaies.
Quoi que l’on pense de la décision française de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN (et nous avons vu, dans nos colonnes, que la droite française n’était pas unanime sur ce sujet), il est au moins un sujet sur lequel nous serons tous d’accord : la condamnation claire et ferme des actes de guérilla urbaine et d’émeute dont Strasbourg a été le théâtre.
Bien sûr, la gauche s’est aussitôt empressée de se désolidariser : non, ces actes n’étaient pas le fait de militants politiques.
Jean-Luc Mélenchon a parlé d’actes de vandalisme sans « signification politique ». Doit-on comprendre que les assassinats des Brigades rouges dans les années 1970 ou d’Action directe dans les années 1980 qui, eux, avaient une signification politique, étaient parfaitement pardonnables ?
Certes, il est possible que ces actes d’émeute à Strasbourg n’aient effectivement aucune portée politique. Mais, même si cette violence n’était pas politique, l’extrême gauche en porte tout de même la plus lourde responsabilité.
En effet, depuis des semaines, la gauche radicale en France encourage la guérilla aux Antilles, en Corse et partout. Elle se félicite des « actions syndicales fortes », comme dit encore Mélenchon – c’est-à-dire des rapts, séquestrations et molestations de patrons. Qui pourra dire sérieusement que la gauche est profondément pacifiste ?
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, qui s’est souvent fait remarquer par ses prises de position provocatrices, est sans nul doute plus proche de la réalité quand il dit que le NPA de Besancenot est « la vitrine légale des casseurs ».
Le plus clair de l’histoire, c’est que l’extrême gauche joue la stratégie de la tension. Et la joue avec le soutien discret de l’Élysée qui ne cesse de valoriser Besancenot pour enfoncer le PS. Et qui prépare ainsi l’accession de Besancenot au pouvoir.
Cette accession n’est nullement un fantasme morbide d’éditorialiste « d’extrême droite ». Elle est maintenant parfaitement envisageable : une fraction de plus en plus importante d’électeurs socialistes n’hésiterait plus à voter Besancenot si un second tour opposait ce dernier à Sarkozy.
Il est de plus en plus urgent de condamner sans faiblesse les actes criminels, commis ou non sous étiquette politique ou syndicale. Sans faire l’éloge paradoxal du NPA !
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