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Supériorité morale de l'Occident


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Milliere Guy - dimanche 06 mars 2005


qu'est-ce que l'occident philippe NemoPendant des années, la chape de plomb mise en place par le politiquement correct impliquait que l¹on pratique le relativisme généralisé, qu¹on dise que toutes les cultures se valent et qu¹aucune d¹elles n¹avait apporté à l¹humanité davantage que d¹autres.
Parler de « civilisation occidentale » pouvait vous valoir un regard soupçonneux : « Occident » dites-vous, cette source infecte dont sont sortis l¹esclavagisme, le colonialisme, l¹impérialisme, le capitalisme, la faim dans le monde et la destruction de la nature ? Ne prononcez plus ce mot que je ne veux entendre !
Je suis loin d¹être certain que la chape de plomb ait beaucoup bougé. Mais, quelques intellectuels lucides et courageux commencent à s¹insurger. Ils sont universitaires comme Jacques Garello, économistes comme Pascal Salin, philosophes comme Alain Laurent et André Glucksmann, géopolitologues comme Jean-François Revel, Yves Roucaute ou moi-même. Ils sont aussi historiens des idées comme Philippe Nemo, qui a publié, voici quelques semaines, un petit livre indispensable destiné à reposer la question, « Qu¹est-ce que l¹Occident ? », et à lui apporter des réponses précises.
L¹Occident, dit Nemo, cela peut se définir génériquement, par « l¹État de droit, la démocratie, la liberté intellectuelle, la rationalité critique, sciences, une économie de liberté fondé sur la propriété privée ».
Cela s¹enracine dans cinq événements essentiels :
1) le « miracle grec », qui voit émerger l¹espace public, l¹« homme abstrait égal à tous les autres devant la loi », du « gouvernement par la loi », de la « liberté individuelle » et de la science qui discerne l¹obéissance de tous les éléments à d¹« identiques lois naturelles anonymes » ;
2) « l¹apport romain » : le droit privé qui rend possible « la coopération pacifique et féconde entre les hommes en démêlant le tien du mien », et qui invente la « personne humaine individuelle » tout en permettant l¹humanisme, qui pose que « l¹humanité constitue une communauté unique partageant une identique nature humaine » ;

Naissance de la personne

3) « L¹éthique et l¹eschatologie bibliques », soit la « morale judéo-chrétienne », qui apporte un esprit de « rébellion contre l¹idée de la normalité du mal » et qui donne « le premier branle à la dynamique du progrès historique » ;
4) La « révolution papale » survenue entre les XIe et xiiie siècles : les hommes du parti papal pensèrent qu¹« il fallait d¹urgence christianiser le monde afin de rendre l¹humanité capable d¹atteindre ses fins éthiques et eschatologiques », une nouvelle théologie post-augustinienne s¹élabora expliquant que « l¹humanité est d¹ores et déjà sauvée », que « le péché originel a été racheté », et qu¹il ne reste plus alors à chaque homme qu¹à racheter les péchés actuels accomplis pendant sa propre vie et dont il est individuellement responsable ;
5) « L¹avènement des démocraties libérales », nées du libéralisme intellectuel, du passage de l¹idée de tolérance à celle de « pluralisme critique », d¹où découlent la démocratie représentative, la séparation des pouvoirs, les mécanismes de protection des droits de l¹homme, la liberté de la recherche scientifique, la liberté de la presse, la liberté d¹entreprendre et la liberté du travail, la protection de la propriété privée matérielle et immatérielle et le respect des contrats.
Tous ces apports, dit Nemo, ont permis un « saut révolutionnaire majeur dans les rapports que l¹espèce humaine entretient avec la nature ». Ce saut « exerce une pression de sélection sur l¹ensemble de l¹évolution culturelle de l¹espèce » : aucune société humaine ne pourra se dispenser des apports de l¹Occident, « sauf à accepter une situation d¹infériorité structurelle permanente ».
Sur ce fond, l¹Occident devrait s¹universaliser. Il a une matrice, où les « cinq événements » ont eu un plein impact, une périphérie et une extériorité. La matrice est euro-américaine, et l¹Occident devrait être uni pour que son message soit plus clairement entendu et disséminé.
En ces temps de mondialisation, tout ce qui renforcera l¹unité sera fécond, tout ce qui la brisera ou la restreindra sera stérile.

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En bref
CHÔMAGE
 «Expliquer que les Français doivent travailler plus dans un pays où le chômage s¹accroît, c¹est un peu fort !»
Henri Emmanuelli

Sic
CROISSANCE «On a besoin d¹argent pour faire de la croissance !»
Patrick Devedjian

UNION «En 1997, nous étions tous derrière Juppé et nous avons perdu ; en 1995, nous avions deux candidats et nous avons gagné» Nicolas Sarkozy

LAÏCITÉ «Il faut tordre le cou à tous ces bondieusards qui veulent détourner la loi. La laïcité a de plus en plus de mal à s¹imposer parce que l¹État pète de trouille. Il suffit de faire respecter les lois existantes, sans s¹occuper des pleurnicheries et des criailleries, qu¹elles viennent des musulmans ou de la presse !» Michel Charasse

ANTISÉMITISME «L¹antisémitisme ne veut plus rien dire. Rien que le terme est déjà une escroquerie. Mais, en France, il ne faut pas changer le mot, parce que le mot, il a toujours fait bingo !» Dieudonné M¹Bala M¹Bala

GRÈVE «Il n¹est pas question de décréter une pause sociale sous prétexte qu¹il y a un référendum.»
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT

RÉFÉRENDUM «On peut comprendre le désir de vote-sanction. Mais ça n¹aurait aucun effet. Quand on pense que le président de la République n¹a pas démissionné après la dissolution ratée de 1997, on voit mal pourquoi il démissionnerait après un référendum perdu !» Élisabeth Guigou

BUSH «George Bush est beaucoup mieux en privé qu¹à la télévision.» José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne




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