Courrier - samedi 06 août 2011
Le gouvernement norvégien se félicite que la société norvégienne demeure ouverte et tolérante et que les possibilités d'action de la police, en particulier, y soient extrêmement limitées.
C'est pourtant à ces limitations que l'on doit l'incompréhensible délai d'une heure et demie entre l'alerte sur le massacre commis dans l'île d'Utoyea et l'arrivée des premières forces de police, alors qu'il n'avait fallu qu'une heure à l'auteur du massacre, pourtant lourdement chargé d'armes et de munitions, pour faire le même trajet par ses propres moyens et que l'unique policier présent sur l'île, non armé, avait été l'une des premières victimes. Pourtant, s'il avait été armé, il aurait peut-être pu arrêter le massacre dès son début.
Reste à savoir si les Norvégiens préféreront longtemps cette forme d'ouverture et de tolérance à leur sécurité
Anne Lys
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