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Totalitarisme islamiste : une guerre planétaire |
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Milliere Guy - mercredi 12 décembre 2007
livres
Je vais faire paraître quatre livres en 2008. Trois seront publiés aux éditions du Rocher, dont un consacré à la mondialisation complexe. Un figurera dans la collection « Institut Turgot » qui démarrera bientôt avec la parution du livre de Daniel Pipes consacré à la bataille pour l’âme de l’islam.
J’ai eu le plus grand mal à trouver un éditeur en France pour Daniel Pipes, et c’est honteux pour l’édition française. Qu’après avoir publié chez un grand éditeur un livre qui a fait partie des meilleures ventes d’essais de l’année 2003 (Ce que veut Bush), j’aie été moi-même obligé à publier chez de petits éditeurs, est aussi tristement significatif. Pire : un éditeur m’a commandé, voici un peu plus de deux ans, un ouvrage sur le conflit du Proche-Orient.
Au moment de la parution, cet éditeur a reçu des menaces parfois graves. J’ai moi-même été menacé, de mort, par égorgement quelquefois.
J’ai pu, grâce à des correspondants se cachant sous divers pseudonymes, enrichir mes connaissances dans le domaine de l’antisémitisme islamique. L’éditeur a renoncé. Il a depuis fait faillite. Il est des sujets désormais tabous en France, qu’on ne peut plus aborder sauf à risquer l’ostracisme, la marginalisation, voire sa propre vie. Il existe en ce pays une forme de totalitarisme occulte qui pose des glissières à l’intérieur desquelles se situe la pensée acceptable et tolérable.
Ce qui a été graduellement considéré comme inacceptable et intolérable, ces dernières années, ce ne sont pas des idées telles que le racisme ou l’antisémitisme. Ce ne sont même pas les apologies du fanatisme, du meurtre ou du totalitarisme. On trouve aisément des ouvrages imprégnés de diverses formes de racisme, d’antisémitisme, de fanatisme, d’appel au meurtre ou d’incitation au totalitarisme.
Non, ce qui est inacceptable, c’est de ne pas participer à l’hystérie collective vis-à-vis des dirigeants démocratiquement élus de la plus puissante démocratie du monde, et de dire que ces dirigeants parlent et agissent en faveur des droits de la personne humaine. Ce qui est inacceptable, c’est d’expliquer, par exemple, que l’esclavage a été essentiellement un phénomène africain et islamique, et seulement de façon marginale un « crime » occidental.
Ce qui est inacceptable est de dire la vérité sur le Proche-Orient, sur l’Irak, sur Israël surtout. On me dit que cela va changer : j’attends de voir. En attendant, je n’accepte pas une censure consensuelle et qui ne dit pas son nom. Grâce au courage d’un éditeur américain, et parce que je n’ai pas voulu que le livre sur le Proche-Orient que j’avais rédigé reste dans un dossier de mon ordinateur, ce livre voit le jour aujourd’hui.
À la différence de mes autres livres, il est disponible seulement par le biais d’Internet et doit être commandé à l’éditeur. Cela limitera ses ventes, mais il existe. Mon travail intellectuel est orienté vers la défense de la liberté individuelle, et je reste plus que jamais attaché à ces valeurs. J’ai été confronté au front bas de la bêtise crasse voici trente ans, quand je défendais la liberté pour les peuples de l’ancienne Indochine et quand je m’insurgeais contre le communisme. J’ai été confronté ces dernières années à une bêtise au front bas plus diffuse où se sont retrouvés islamistes, gauchistes et nationalistes. Je défends toujours la liberté. Je défends la vérité et la vérifiabilité contre les dogmes.
J’ai appelé ce livre qui a failli ne pas paraître « Houdna »*, parce que c’est un mot arabe qui veut dire « trêve », et qu’il a été employé par les nationalistes arabes hier, et l’est par les islamistes aujourd’hui. Il y a des « trêves », mais il n’y a pas de paix. Nous sommes dans une guerre au sein des civilisations occidentales, et l’antisémitisme, comme l’antiaméricanisme sont, en cette guerre, des marqueurs indiquant où se trouvent les ennemis de la liberté. Nous sommes dans une guerre planétaire dont l’épicentre est au Proche-Orient. Ne pas se donner les moyens de savoir la vérité sur le conflit israélo-arabe, c’est déjà se situer sur le terrain des ennemis de la liberté, c’est croire illusoirement en une « trêve », et faire le lit de la victoire ultérieure et planétaire des nouveaux totalitaires.
Le combat pour la liberté en Europe implique de garder les yeux ouverts sur ce qui se joue à Bagdad, mais aussi à Jérusalem ou à Ramallah.
« Houdna » est disponible pour le prix de 11 e sur le site des éditions Underbahn : www.underbahn.net.
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