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Trop de charges engendre une inflation « poussée » |
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Trémeau Bernard - mardi 13 mars 2007
economie, retraitres
Quand le gouvernement impose aux entreprises des contraintes économiques, il augmente automatiquement leurs prix de revient. C’est un des mécanismes de l’inflation poussée.
Or, les gouvernements français augmentent sans arrêt et le nombre et le poids de ces contraintes, que ces contraintes soient légales, réglementaires ou fiscales.
Le nombre des contraintes économiques augmente régulièrement en France.
- Les charges sociales datent de 1945. Mais la loi sur les 35 heures payées comme 39 date de 1998, de moins de 10 ans.
- Le nombre des taxes imposées aux entreprises augmente régulièrement. Il atteindrait, selon le MEDEF, la soixantaine aujourd’hui.
- Le nombre des pages du code du travail réglementant les rapports entre entreprises et salariés augmente tous les ans. Il atteindrait aujourd’hui plusieurs milliers de pages. Pratiquement, chaque page impose des contraintes aux entreprises et chacune de ces contraintes a un coût. La rupture d’un contrat de travail expose aujourd’hui une entreprise à un contentieux juridique qui peut durer des années, exige l’intervention de très coûteux spécialistes du droit et peut se terminer par une importante somme à verser, voire par une réembauche. 95 % des entreprises françaises n’ont pas les moyens humains et financiers de faire face à un tel problème.
- Chaque nouvelle contrainte sur une entreprise a, forcément, des effets pervers. Les gouvernements français ont pris pour habitude de ne pas supprimer une contrainte qui a de gros effet pervers. Mais de créer de nouvelles contraintes qui réduisent les effets pervers. On arrive ainsi à une complexité invraisemblable du droit du travail où les textes accumulés finissent par se contredire. Une décision prise légalement avec un texte devient illégale avec un autre.
Nous risquons tous de perdre notre emploi
Le poids des contraintes économiques pesant sur les entreprises ne cesse d’augmenter. Bien que de nombreux candidats annoncent régulièrement, avant les élections, qu’ils vont réduire les impôts, ceux des entreprises augmentent avec une régularité de métronome.
- Le Smic augmente pratiquement tous les 6 mois, ainsi que les bas salaires qui y sont rattachés.
- Les dépenses maladie augmentent régulièrement et il faut bien boucher le trou de la Sécu. Il y a 50 ans, le traitement des cancers n’était que chirurgical. On ne guérissait qu’un cancer sur 4. Aujourd’hui le traitement du cancer associe la chirurgie, la chimiothérapie et les radiations. On en guérit 3 sur 4. Les cancéreux vivent avec des soins très coûteux durant des années.
- Les dépenses de l’assurance retraite augmentent sans cesse, car les médecins français font vivre leurs patients trois mois de plus tous les ans.
En 1945, quand les retraites pour les salariés ont été instituées, l’âge de départ à la retraite était de 65 ans et la durée moyenne de vie était aussi de 65 ans. Aujourd’hui, l’âge de départ à la retraite est tombé à 60 ans, voire à 50 ans pour certains salariés très privilégiés, alors que la durée moyenne de vie est proche de 80 ans. Ceux qui croient et disent que les entreprises peuvent payer sont de doux rêveurs.
Surtout, toutes ces charges réduisent fortement les capacités financières des entreprises françaises. Celles qui n’ont pas encore délocalisé ont de moins en moins d’argent tiré de leurs bénéfices et comme leurs bénéfices sont faibles, les capitalistes ont de plus en plus peur de leur prêter de l’argent. Sans argent, pas d’investissements. Sans investissement, pas d’augmentation de la productivité, donc pas de baisse des prix. Cette troisième source d’inflation, conséquence directe de l’action des gouvernements français, fait que les coûts de production des produits français restent bien plus élevés qu’ils ne devraient être. Nous sommes tous beaucoup plus pauvres, et avec la mondialisation, nous risquons tous de perdre notre emploi.
Les candidats qui parlent d’augmenter les charges pesant sur les entreprises sont très nombreux et très dangereux…
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Agriculteurs
Selon un sondage Ifop-Fiducial, Sarkozy est le candidat dont les agriculteurs se sentent les plus proches (32 %), devant Bayrou (26 %), Le Pen (13 %), Royal (10 %), Bové (6 %), à égalité avec de Villiers. En cas de 2e tour Sarkozy-Royal, 73 % se sentent plus proches de lui, et 27 % d’elle.
Chiffres significatifs
Défections > Bernard Poignant, député européen proche de Jospin, dit que 5 à 6 % des électeurs traditionnellement socialistes sont tentés de voter Bayrou.
Antisémitisme > En 2006, les agressions physiques antisémites ont augmenté de 45 %, selon le Conseil représentatif des institutions juives.
Biocarburants > Convertir un hectare de jachère en céréales pour faire des biocarburants rapporte 200 à 300 euros d’aide, contre 45 euros si c’est pour l’alimentation.
Journalistes > Un Français sur deux n’a pas confiance dans les journalistes, selon un sondage TNS Sofres-La Croix.
Yémen > Le ministère de l’Intérieur yéménite reconnaît que le pays compte 60 millions d’armes à feu :
3 par habitant. Les Yéménites représentent le cinquième des djihadistes étrangers en Irak.
Défense > En 2007, la Chine va augmenter de 17,8 % son budget militaire, qui aura doublé en 5 ans. Il représente officiellement 7,5 % du budget national. En réalité, beaucoup plus.
États-Unis > L’économie américaine a créé 97 000 emplois en février : le niveau de créations d’emplois le plus faible depuis janvier 2005. |
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