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Turgot, Jacques Garello et la mouvance libérale


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Milliere Guy - mercredi 27 septembre 2006


Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Ce qui grandit l’être humain, ce n’est pas la facilité, c’est au contraire l’épreuve et l’aptitude à la surmonter. C’est parce que j’aime cette phrase et sa signification profonde que j’ai accepté, voici quelques mois, de reprendre la direction de l’Institut Turgot. C’est parce que l’Institut Turgot va de l’avant et qu’il est productif que j’écris cet article. Je connais les libéraux français. Ils sont ma famille spirituelle. Je connais les qualités, les défauts, les traits de caractère de chacun d’entre eux.

Parce que l’individualisme est au cœur du libéralisme, parce que l’être humain est faillible, certains ont choisi des voies plus solitaires ou sont parfois entrés dans des querelles. Je ne me suis, moi, jamais querellé avec personne : je réserve cela à nos ennemis. Il y a tellement d’ennemis et si peu de libéraux qu’il faut, je pense, procéder ainsi pour que la flamme ne s’éteigne pas. Au temps de la revue « Libéralia », j’étais prêt à publier tous ceux qui défendaient des idées de liberté, de Raymond Aron à Murray Rothbard, d’Alain Laurent ou Henri Lepage à Pascal Salin, qui a publié, depuis, un maître livre, Libéralisme, dont j’ai parlé amplement. L’Institut Turgot avancera dans cet esprit au cours des mois et, j’espère, des années à venir. Nous nous concevons comme un maillon dans un réseau bien plus vaste. Nous savons que les idées libérales ne seraient rien sans le travail opiniâtre et généreux de l’Aleps et de Jacques Garello. Nous savons le travail accompli par l’Ifrap, grâce à Bernard Zimmern. Nous voyons l’action fructueuse de Liberté Chérie. Nous savons ce qu’a fait pour nos idées, Alain Madelin, ce qui se fait encore dans les Cercles libéraux et dans Euro 92.

Nous pensons que plus il y aura d’initiatives et plus, en ces temps où la pensée libérale est en situation de quasi-dissidence en France, nous pourrons proposer des repères à ceux que la situation désespère. J’ai participé, avec des membres de toute la mouvance libérale française, à l’élaboration et à la rédaction, sous l’égide de Jacques Garello, d’un remarquable Guide du candidat (libres.org) que je recommande chaleureusement à tous les lecteurs de cet hebdomadaire : ils y découvriront ce qui devrait être proposé, de toute urgence, à un candidat à l’élection présidentielle qui voudrait tirer la France de l’ornière. Bien que sans a priori, Jacques Garello, moi-même et les autres signataires, doutons qu’un candidat réponde à nos attentes, mais au moins aurons-nous fait un diagnostic d’ensemble et énoncé des propositions. J’étais, avec Jacques Garello et d’autres contributeurs à l’Université d’été de la Nouvelle Économie à Aix en Provence à la fin du mois d’août, et comme chaque année depuis bientôt trente ans, l’Université d’été a été un événement extraordinaire et fécond, consacré cette année à l’Europe et à la concurrence. J’y ai parlé de ce qui sera au cœur de mon prochain ouvrage : la globalisation, l’ère post-capitaliste, la révolution virtuelle et l’incapacité des institutions européennes (et a fortiori françaises) de prendre en compte ce qui survient. Je reparlerai cet automne, dans une conférence organisée par Turgot, de ce sujet crucial. Turgot accueillera aussi d’autres conférences, dont une donnée par Jean Baechler concernant le sujet, crucial mais passé sous silence, de la situation démographique de l’Europe, une autre, donnée par Jacques Marseille concernant l’échec absolu de l’étatisme français, exemples concrets à l’appui. Nous organiserons des colloques aussi. L’un consacré à la nécessaire transformation de l’assurance santé, un autre, à la nécessité de refonder l’état de Droit et de redonner sens à la présomption d’innocence en France, un troisième, enfin, dont nous attendons beaucoup, concernera un dossier brûlant, et omniprésent dans les esprits : la compatibilité de l’islam et des valeurs de droit et de liberté. Y participeront quelques-uns des plus grands spécialistes mondiaux, dont Daniel Pipes et Walid Phares. Norman Podhoretz, membre d’honneur de Turgot, sera associé à l’événement. Je reviendrai sur tout cela en temps utile. Je donne, par avance, rendez-vous à tous ceux qui en ont assez de la pensée unique soviétoïde et qui veulent un tant soit peu voir clair (<turgot.org>). La mouvance libérale existe, et Turgot entend contribuer à la lumière. Sans exclusives.


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«Est-ce être de droite de penser, comme tous les socialistes européens, qu’on doit aujourd’hui travailler plus que 35 heures ? »
Bernard Kouchner

SIC

Présidentielle «La politique étrangère sera déterminante dans la campagne présidentielle.»
Dominique de Villepin

Violence «L’agression des deux CRS est révélatrice de la situation explosive dans nos banlieues, et qu’aucune leçon n’a été tirée des violences de l’automne 2005.»
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Juges «Quel est mon juge ? Les Français ! »
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Patriotisme «Soit la France met en déroute les puissances hostiles qui la menacent, soit elle abandonne, par un simple vote, son histoire et son âme aux armées ennemies du libéralisme mondialisé, du communautarisme, de l’immigration sauvage, de la régression.»
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Fermeté «Doit-il s’excuser ? Je pense que non. Il est paradoxal qu’une partie de ceux qui demandent des excuses au Pape sont ceux qui, par ailleurs, menacent et trouvent légitime, au nom de la violence, d’utiliser l’islam. On n’a pas de raison de s’excuser devant ces gens-là, même s’il faut éviter de froisser les musulmans.»
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