Lance Pierre - dimanche 30 janvier 2005
Le Conseil de l’Europe ayant décidé impérialement d’ouvrir le 3 octobre 2005 les négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, il nous reste donc moins de neuf mois pour organiser la résistance à cette folie. Neuf mois, c’est le temps de faire un enfant. C’est aujourd’hui aussi, semble-t-il, le temps de défaire un continent. Nous n’avons pas un jour à perdre ! Organiser cette résistance ne sera pas facile, puisque les dirigeants européens traîtres et relaps disposent de tous les moyens qu’ils dérobent aux contribuables, ceux-ci n’ayant plus que des miettes pour s’élever contre les abus de pouvoir de leurs élus. Cependant, quelques associations de combat se sont déjà formées, comme le Comité français de Lépante (BP 17, 94 221 Charenton cedex), qui organise des manifestations (signalées dans nos colonnes) et qui exige un référendum dans toute l’Union européenne. En outre, des pétitions sont organisées sur Internet, notamment sur ces deux sites : www.nonalaturquie.com etwww.islamovigilance.com.
J’ai une préférence personnelle pour le premier, parce qu’il est spécifique quant au problème posé et qu’il fait montre de neutralité politique et philosophique, ce qui me paraît très important pour rassembler les Français de toutes les familles de pensée dans une résistance qui doit transcender les clivages habituels, notamment religieux. Le site « islamovigilance », quant à lui, a été mis en place par l’association Occidentalis (BP 05, 64 270 Caresse), qui se donne pour objectif « d’assurer la défense et la promotion des valeurs occidentales judéo-chrétiennes, telles que la tolérance, la démocratie, la liberté d’expression ou de croyance, l’égalité des individus quelle que soit leur origine ou leur sexe. » Il faut vraiment beaucoup d’imagination et de candeur pour voir dans le judéo-christianisme l’origine de la tolérance, de la démocratie, de la liberté d’expression ou de croyance (donc d’incroyance) et de l’égalité entre les sexes, toutes valeurs qui sont issues des idéaux de la Révolution française, et même si ces derniers furent malheureusement noyés dans le sang durant quelque temps par Robespierre et ses acolytes. Mais après tout, si de braves gens défendent sincèrement ces valeurs tout en affectant de les croire « judéo-chrétiennes », pourquoi pas ? C’est une tendance bien humaine de ramener « dans son camp » tout ce que l’on juge bel et bon. Ainsi en est-il d’ailleurs des musulmans modérés qui nous affirment, de bonne foi sans doute, que le Coran véhicule un message d’amour et de tolérance, ce qui est complètement faux (il suffit de le lire pour en être sûr), et qui ne se rendent pas compte qu’ils puisent en réalité dans l’humanisme français l’essentiel de leurs valeurs.
Internet : arme de la démocratie
Mais je voudrais insister aujourd’hui, sans vouloir irriter personne, sur une grave erreur à la fois philosophique et stratégique commise par tous ceux qui, comme Occidentalis, s’imaginent qu’ils résisteront à l’islamisation de l’Europe en s’efforçant de requinquer le christianisme, qui est chez nous pratiquement moribond. Qu’ils demeurent chrétiens tant qu’ils veulent à titre privé, c’est leur droit et c’est leur destin. Mais si leur but est vraiment de sauvegarder l’identité de la civilisation européenne, il leur faut prendre conscience que les trois religions monothéistes sont nées hors d’Europe, dans le même berceau moyen-oriental et qu’elles sont cousines. Ils ne doivent pas oublier que Mahomet fut éduqué par un moine chrétien et que c’est sous son influence qu’il renonça au paganisme. C’est en s’inspirant de l’enseignement judéo-chrétien que le prophète de l’Islam rédigea les premières sourates du Coran, dans le but, non pas de créer une nouvelle religion, mais au contraire de réunir en une seule tous les monothéistes. Ce projet était d’ailleurs chimérique, car en adaptant son message à la mentalité arabe, il s’éloignait de ses modèles et il exagérait encore l’aliénation de la femme et sa réduction à l’état d’objet et de matrice, aliénation déjà fortement présente chez les Juifs et les Chrétiens de la romanité. Elle y est demeurée fort longtemps et ne fut atténuée en Europe que par les Celtes, puis par les républicains français, dignes descendants des premiers. Accorder la citoyenneté européenne à 70 millions de Turcs musulmans sonnerait donc le glas de la civilisation occidentale, déjà gravement fissurée par l’immigration intarissable qui nous investit.
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