Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Un climat économique Incertain


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
10 VOTES
1254 LECTURES

Rouxel Jean - lundi 09 août 2010


Alors que, voici à peine quelques semaines, la cri­se ouverte par les finances publiques grecques menaçait de contagion l’ensemble de la zone euro et peut-être même toute l’Union européenne, nous entendons ces derniers jours des commentaires discrètement triomphalistes, si j’ose dire.
Il faut dire que l’économie américaine est dans une bien mauvaise passe. Et il faut dire aussi que les plans européens pour « sauver l’euro » ont fonctionné… pour le moment !

En tout cas, le triomphalisme me semble bien prématuré. À plus forte raison s’il vise la comparaison avec les États-Unis.
La réalité, c’est que toutes les économies « développées » sont au bord du gouffre et qu’il faut les traiter avec un luxe de précautions – y compris journalistiques.

Car on oublie trop facilement deux choses, apparemment contradictoires : 1) Les faits sont têtus ; 2) Les prévisions économiques sont largement « auto-réalisatrices ».

Les faits sont têtus et un euro ou un dollar consacré à la « relance » seront toujours un euro ou un dollar de dette, qu’il faudra bien rembourser. Et sera aussi un euro ou un dollar que l’on aura choisi – plus ou moins arbitrairement – d’investir dans tel domaine plutôt que dans tel autre.

Or, il n’est pas certain que les administrations soient les meil­leurs investisseurs, c’est le moins que l’on puisse en dire. Ceci étant, il est clair qu’il vaut mieux axer la relance sur les secteurs productifs et sur les investissements d’avenir, comme la recherche, plutôt que sur les dépenses de fonctionnement comme il en avait été naguère question.
Ce choix est plutôt à mettre au crédit de Nicolas Sarkozy. Il est d’ail­leurs possible que l’une des difficultés de l’économie américaine tienne au fait que la relance d’Obama a été massivement dirigée vers des secteurs improductifs…

Mais, à côté de ces faits que les « élites » politico-médiatiques semblent décidées à ignorer le plus longtemps possible, il faut noter aussi que les prévisions économiques étant, à certains égards, « auto-réalisatrices », il se pourrait que le « bluff » de la relance fonctionne véritablement. À force de crier que la reprise est proche, on peut donner espoir (un espoir irraisonné et même un espoir déraisonnable, mais un espoir tout de même) aux investisseurs.

C’est manifestement la raison pour laquelle les timides signes positifs sont aussi massivement signalés par la « grosse presse ». Même si j’ai beaucoup de mal à y croire, je serais ravi que ce triomphalisme prématuré ait raison des faits !

2 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site